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L'Institut de Santé Globale de l'Université de Genève, cherche des fumeurs pour participer à une étude visant à tester l'efficacité de l'application Stop-tabac pour smartphones.
Les participants s'engagent à utiliser régulièrement l'application et à répondre à 3 questionnaires de suivi, après 1 semaine, 1 mois et 6 mois.

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"instants" (11)

Agnes (30 ans) - Nationalité Française - 15 février 2005
"Je suis là Face à moi même Face à la réalité Face à ma stupidité. Je suis là, et je ne me comprends pas. Le pire composant contenu dans la cigarette est la DEPENDANCE... celle là même qui enlève la volonté, la détermination et une partie de la personnalité, incinérée sournoisement par ses soi-disant bouffées de plaisir ! La cigarette est une soeur de tout les instants, toujours présente, bien encrée dans nos poumons quand la vie nous déprime, quand le stress nous gagne, quand l'ennui nous prend, quand les sens s'ennivrent, quand la peur nous envahit, quand le manque est intolèrable, quand l'habitude est insurmontable... Cette soeur fidèle pourrai être là jusqu'à nos derniers instants, le souffle court sur notre lit de MORT. Ce membre de la famille, cette compagne enfume notre ésprit critique au point de ne pouvoir plus rien faire sans elle, d'avoir PEUR de vivre SANS elle et non AVEC elle, d'intoxiquer notre intimité d'une équerante odeur d'esclavagisme. Je suis là, Face à moi même Face à la réalité angoissée mais pleine d'éspoir et je dis NON à cette maudite fraternité."
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Chris (32 ans) - Nationalité Suisse - 06 septembre 2000
"12 ans de fumée, avec pour consommation une moyenne de 120000 cigarettes sur ces 12 années. En commençant par quelques cigarettes par jour, tout à rapidement dégénéré, pour me retrouver face à un "besoin" de 2 paquets et demi par jour. Elles étaient devenues pour moi ma première pensée du matin, ma première envie aussi.Je les détestaient et les réclamaient. Elles étaient devenues mes meilleures amies lorsque les événements ce bousculaient autour de moi, mais aussi dans les instants les plus magiques. Quels instants pathétique lorsque voyant mes dernières cartouches se consummer et craignant le moment angoissant du paquet vide, je me précipitait au kiosque pour me délivrer de cette obsession et de m'assurer en plus de l'achat d'un paquet de secours. ( Ben oui! on n'est jamais assez prudent ) Mais qui sont elles ? qu'ont- elles de si extraordinaire pour nous faire perdre toute lucidité face à la triste réalité de ce qu'elles provoquent ? Ont-elles réellement autant de pouvoir sur nous pour nous en dicter jusqu'à notre conduite ? Quel est le point commun entre cette cigarette, la drogue ou l'alcool ? Il me semble que le mot " Dépendance" nous va tous à merveille et ce quel que soit la forme qu'elle prend en nous !!! Cela fait 3 mois que j'ai arrêté, et le plus paradoxal dans tout cela, est que je pensais que cela serait beaucoup plus difficile. Quand je pense le nombre de fois que j'ai reporté cette décision... par peur du manque ! Je ne dis pas que c'est facile... mais que ce n'est pas si difficile que cela du moment que l'on a " Décidé de le faire ". J'avais décidé d'arrêter en deux temps, d'abord la cigarette en elle même, mais avec un support en nicotine sous forme de patch, au bout du 3 ème jour, il se trouve que celui-ci avait décidé d'écourter sa séance de ( bienfait ). Je l'avais perdu ! et ainsi passé une bonne partie de la journée à me dire que " mon patch est là , TOUT VA BIEN " alors qu'il n'y était pour rien. Vive le placebo ! Voilà pour moi c'est fini est trop content qu'il en soit ainsi et je vous en souhaite de même. BYE "
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Olivier (55 ans) - Nationalité Francaise - 01 juin 2019
"Par ou commencer..... 40 ans de cigarettes et de "bien être"..... Est ce vraiment ça ???? 1992 ou 1993, je ne sais plus....j'accompagne le mari de la nourrice de ma fille dans ses derniers instants.... Cancer du poumon..... Rideau.... Mais je continue de fumer..... 1997 mon beau père déclare un cancer du poumon...... Malgré son courage en 2003 il décide de mettre fin à ses jours.... (45 kgs)..... Malgré l'expérience j'ai continué a fumé.....Aujourd'hui la peur m'a rejoint Pourquoi ??? je vais être grand père...Mais n'ai je pas trop abusé ?????? je ne suis pas en super forme.... 3 paquets de clopes c'est énorme......"
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Pascal (54 ans) - Nationalité CH - 17 février 2016
"Bonjour, j'ai 54 ans. J'ai fumé 2 paquets par jour durant 35 ans. A l'aube de mes 50 printemps, à fin janvier 2012, j'ai uriné du sang. Pris de panique, je suis allé aux urgences. Ce fameux jeudi après-midi, on m'a fait simplement une échographie m'annonçant un polype ou je ne sais quoi dans la vessie. Le lendemain, lors du scanner, on m'annonce un peu le même diagnostic, mais on me demande de venir le lundi suivant pour une cystoscopie. Par trop alarmé, je me présente et après cette douloureuse expérience, l'urologue me prie de m'asseoir. Il me dit calmement : vous avez une tumeur dans la vessie. Je le regarde et lui dit : Tumeur ? Cancer ? Il ne pouvait me dire que la vérité et il m'a confirmé que c'était bel et bien un petit crabe Il m'annonce que le jeudi de la même semaine, je rentrerai à l'hôpital. Je suis resté de marbre, comme un homme fort, très fort. Mais quelques instants plus tard, en sortant du cabinet, je me suis cogné la tête et la main droite dans la porte, car je n'ai pas pris la poignée pour l'ouvrir. Je me suis ensuite perdu dans les couloirs de l'hôpital, ne sachant ni qui j'étais, ni où j'allais. A l'extérieur, je n'étais plus capable de traverser la route et encore moins de reprendre le volant. Je suis donc retourné à mon bureau et j'ai explosé en sanglots. Oui, je suis un mec et oui, un mec ça pleure aussi. C'était le dernier chapitre de ma vie, j'ai pu lire dans les ténèbres de mes yeux le récit de mon parcours. Je me suis vu à l'âge de 4 ans, jouant aux Légos dans ma chambre, puis lorsque j'avais 12 ans, sur les plongeoirs de la piscine municipale, puis avec ma chérie, devenue quelques années plus tard mon épouse. J'ai vu notre mariage, le bercail de notre fille, notre maison, mes changements professionnels. Après cet épisode, je me suis ressaisi et j'ai annoncé cette nouvelle à ma femme, je ne pouvais pas parler, tant ma gorge était serrée. Elle a su m'apaiser et dédramatiser cette mauvaise nouvelle. Je suis rentré et on a discuté longuement et j'ai dit à ma femme que ce crabe ne me boufferait pas et que j'allais me battre. Etant persuadé que je ne vivrai pas jusqu'à mes 50 ans en avril 2012, j'ai voulu rencontré une chanteuse dont j'étais fan depuis plus de 5 ans. Comme la chance ne tombe pas du ciel, je l'ai donc provoquée, c'est ainsi qu'un mois avant les 50 ans, j'ai rencontré mon artiste préférée à Bruxelles. Celle-ci m'a donné des ailes, depuis ce jour, je l'ai vue depuis 32 fois en concert et c'est encore à ce jour, ma meilleure thérapie. Après l'opération, complètement convaincu que ma vie arrivait à terme, j'ai continué à fumer un an et au début 2013, ayant tous les symptômes du BPCO, j'ai appelé ma tabacologue en lui exprimant mon sévère désir de stopper de poison. J'ai donc arrêté cette saloperie le 3 janvier 2013. Depuis cette date, j'ai commencé à marcher en montagne, faisant même en 2014, pour nos 30 ans de mariage, une randonnée de trois jours en montagne avec mon épouse. En écrivant ce témoignage, si long est-il, mes larmes se sont mises à couler. C'est bizarre de faire une rétrospective de ces mauvais moments, mais j'aimerais tellement sensibiliser les gens qui ont pris le temps de me lire. A 20 ans, on est jeune et à 50 ans, quand on vous annonce que vous allez crever, je vous jure que l'on est AUSSI jeune Sur les paquets de cigarette, on voit des nouveaux logos, des nouveaux slogans, plus honteux les uns que les autres. Moi, oui, moi, j'ai aussi un nouveau slogan : JE SUIS VIVANT, MERCI LA VIE "
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Anonyme - 16 2015
"Après 42 ans de tabagisme, entrecoupés de deux tentatives infructueuses pour cesser de fumer, j'ai arrêté tout net la cigarette quand un de mes proches amis, lui aussi fumeur, contracta un cancer des poumons. Il fallait voir la souffrance effroyable qu'il endurait à cause des détresses respiratoires qui l'obligeaient à se connecter aux bouteilles d'oxygène. Il étouffait tout le temps. Son corps a fondu comme neige et lors de ses derniers instants ; il crachait carrément des morceaux de ses poumons tout gluants de sang. Sans trop épiloguer, que dirait qu'en face de cette " horreur", l'homme arrête de fumer qu'elle que soit cette dépendance au tabac; Autrement dit, l'instinct de survie reprend le dessus. Je n'ai plus rien à rajouter. "
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jean-philippe (49 ans) - Nationalité francaise - 30 juin 2012
"3eme tentatives en 30 ans et j'espère le bonne !! j'y crois car pas du toutt le meme etat d'esprit... a savoir que les fumeurs ne me font pas envie cette fois !! je n'idéalise plus cette putain de cigarette ; je la vois telle qu'elle est : une drogue surpuissante, qui était omniprésente dans tous les instants de ma vie. Qui accompagnait et flouait toutes mes émotions. Par contre ce qui est très dur pour moi ce sont ces moments de dépression intense que je vis par moment comme ...ce matin !!! ça ne fait que 12 jours alors je tiens bon mais que c'est due de vivre une telle tristesse, un tel vide..... Mais je me sens tellement costaud qu'il est hors de question de remplir ce vide par de la nicotine !! je vais aller me balader un peu mécaniquement en attendant que "ca" revienne... bon courage a tous ! c'est vrai qu'il en faut un max mais ça vaut tellement le coup.... Je le sens...j'ai retrouvé l'odorat !"
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Amandine (29 ans) - Nationalité FR - 05 février 2007
"J+8.... Cela parait énorme et en même temps si peu... Comment en suis je arrivée là ? a écrire un message sur un forum pour dire " ça y est! j'ai arrêté !". Comment peut on arriver à ce point, ce point où cette dépendance devient un vrai combat... Comment peut on être aussi accrocher à cette fumée, ce cône au gout amer... Quant on y pense c'est tout de même une abération. Comme vous tous, ou du moins beaucoup d'entre vous j'ai commencé à l'adolescence ( en me forçant pour faire comme tout le monde!)comme vous tous, je suis tombée dans ce piège diabolique, comme vous tous j'ai associé des évenements de ma vie à cette " saloperie", comme vous tous j'aime ces associations, comme vous tous je pensais passer à travers les gouttes des maladies, comme certains d'entre vous les naissances ne m'ont pas fait arrêter cette machiavelique habitude... Et puis soudain, une lumière, un déclic, un je ne sais quoi d'illumination ! Non, pas la peur de la maladie, non pas le coût, pas le parfum ni les dires de chacuns... Soudain la rage, la rage de dire : " je suis plus forte que ça !"... Ce combat c'est le mien, il n'appartient qu'à moi et moi seule, il est un vrai défi surement un des plus beau que j'ai pu mener jusqu'à lors, le defi pour la liberté, la délivrance, le bien être,pour être plus en phase avec moi, il est de tous les instants pour le moment mais je vais l'apaiser, bientôt il sera plus doux et un jour il ne sera qu'un vieux souvenir, celui de l'époque où je mettais ma vie en danger... Cette époque est révolue, ce combat c'est sûrement le votre aujourd"hui alors courage... et on dit que parfois la victoire est amère, je me plais à croire que pour le coup ça sera tout l'inverse... "
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Geneviève (43 ans) - Nationalité Suisse - 30 avril 2006
"Nous arrivons au mois de mai... Joli mois de mai... L'an dernier, je me disais " je vais m'arrêter"... "je m'arrête quand je veux, de toute façon, alors je vais m'arrêter"... 2 paquets par jour, l'odeur, la fumée, le smog, je l'appelais..., la toux du matin, la voix qui déraille, et souvent la peur ...d'en claquer, d'une quinte de toux qui mettrait mon poumon à la porte !Image répétée d'un humour internaute... et puis le mois de mai avec ses jours de concours (en Suisse) et son 31 sans fumée... Et que je me suis dit, pourquoi pas...Des "Chiche t'oses pas" et "de toute façon tu tiendras pas 3 jours" ont fusé autour de moi... J'ai des collègues adorables, heureusement d'ailleurs, car je partage plus de temps avec eux qu'avec ma famille dans une journée...mais ils sont un peu "blonds" comme on dit... Ce manque de confiance m'a vexée.. Oui je peux avouer: je me suis arrêtée de fumer pour leur clouer le bec et les laisser radotter sans fondement sur mon dos ! C'était le 16 mai 2005... Douze mois plus tard, on a cessé de m'en offrir le matin, avec un sourire sorcier,le petit clan parieur m'en félicite aujourd'hui, un membre du clan m'a même rejointe.... de ce bon côté de la barrière... Et on en rit encore... C'est la première fois que j'essayais de stopper la clope... j'avais 42 ans, et je fumais depuis l'âge de 16 ans... Faites le compte... Au début, je faisais la forte, l'odeur ne me dérangeait pas, je n'avais pas d'envie en sentant une taf me passer sous le nez... Et puis j'ai décider d'arrêter de me mentir ! Ca pue, je supporte plus ceux qui toraillent sous mon nez, et brisent la saveur de mes instants... Donc je suis devenue un peu intolérente... Chez moi c'est dehors... Au resto, j'y vais plus, c'est pas le pied de croquer avec le cigare du voisin... (mais ça va changer, chouette) et dans les obligations obligatoires, je fais le point dans ma poche et vire au pouf à linge tous mes habits sitôt rentrée.... A part ce petit côté maniaque, l'arrêt du tabac m'a apporté un merveilleux voyage à Londres: j'avais honnêtement mis le prix de 2 paquets de clopes dans un cochon rose... soit 11,60 francs chaque jour... Lecochon est mort en février, le voyage a eu lieu et je n'ai pas dépensé la totalité de l'épargne !!! Et en meilleure close, ne plus fumer m'a rendu le goût de mes repas, l'odeur des fleurs, le souffle de mes longues ballades à pieds... mes chiens me remercient chaque jour... Je n'ai pas pris un gramme, parce que je n'ai pas remplacé ma clope par de la bouffe.... *Je suis déjà ronde, alors là-dessus j'avais du être très sévère avec moi-même :o)* Je ne peux qu'encourager ceux ou celles qui me liront de se lancer, sans entendre les railleries des amis qui diront "t'es pas cap"... Il disent ça parce que EUX ne sont pas cap.... Personne y croyait, le 16 mai dernier, personne ! (même pas moi, tellement ça me paraissait insurmontable !!!) Je suis fière aujourd'hui... et je remercie tous les gens de Stop-Tabac, où j'ai pris tout ce qui pouvait me servir pour garder le tracé de la victoire.... Je ne serai jamais plus une non fumeuse, je resterai une ex fumeuse, un peu comme les alcoolique abstinents. Sortir d'une drogue est continuer à vivre, et c'est merveilleux ! "
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Geneviève (43 ans) - Nationalité Suisse - 30 avril 2006
"Nous arrivons au mois de mai... Joli mois de mai... L'an dernier, je me disais " je vais m'arrêter"... "je m'arrête quand je veux, de toute façon, alors je vais m'arrêter"... 2 paquets par jour, l'odeur, la fumée, le smog, je l'appelais..., la toux du matin, la voix qui déraille, et souvent la peur ...d'en claquer, d'une quinte de toux qui mettrait mon poumon à la porte !Image répétée d'un humour internaute... et puis le mois de mai avec ses jours de concours (en Suisse) et son 31 sans fumée... Et que je me suis dit, pourquoi pas...Des "Chiche t'oses pas" et "de toute façon tu tiendras pas 3 jours" ont fusé autour de moi... J'ai des collègues adorables, heureusement d'ailleurs, car je partage plus de temps avec eux qu'avec ma famille dans une journée...mais ils sont un peu "blonds" comme on dit... Ce manque de confiance m'a vexée.. Oui je peux avouer: je me suis arrêtée de fumer pour leur clouer le bec et les laisser radotter sans fondement sur mon dos ! C'était le 16 mai 2005... Douze mois plus tard, on a cessé de m'en offrir le matin, avec un sourire sorcier,le petit clan parieur m'en félicite aujourd'hui, un membre du clan m'a même rejointe.... de ce bon côté de la barrière... Et on en rit encore... C'est la première fois que j'essayais de stopper la clope... j'avais 42 ans, et je fumais depuis l'âge de 16 ans... Faites le compte... Au début, je faisais la forte, l'odeur ne me dérangeait pas, je n'avais pas d'envie en sentant une taf me passer sous le nez... Et puis j'ai décider d'arrêter de me mentir ! Ca pue, je supporte plus ceux qui toraillent sous mon nez, et brisent la saveur de mes instants... Donc je suis devenue un peu intolérente... Chez moi c'est dehors... Au resto, j'y vais plus, c'est pas le pied de croquer avec le cigare du voisin... (mais ça va changer, chouette) et dans les obligations obligatoires, je fais le point dans ma poche et vire au pouf à linge tous mes habits sitôt rentrée.... A part ce petit côté maniaque, l'arrêt du tabac m'a apporté un merveilleux voyage à Londres: j'avais honnêtement mis le prix de 2 paquets de clopes dans un cochon rose... soit 11,60 francs chaque jour... Lecochon est mort en février, le voyage a eu lieu et je n'ai pas dépensé la totalité de l'épargne !!! Et en meilleure close, ne plus fumer m'a rendu le goût de mes repas, l'odeur des fleurs, le souffle de mes longues ballades à pieds... mes chiens me remercient chaque jour... Je n'ai pas pris un gramme, parce que je n'ai pas remplacé ma clope par de la bouffe.... *Je suis déjà ronde, alors là-dessus j'avais du être très sévère avec moi-même :o)* Je ne peux qu'encourager ceux ou celles qui me liront de se lancer, sans entendre les railleries des amis qui diront "t'es pas cap"... Il disent ça parce que EUX ne sont pas cap.... Personne y croyait, le 16 mai dernier, personne ! (même pas moi, tellement ça me paraissait insurmontable !!!) Je suis fière aujourd'hui... et je remercie tous les gens de Stop-Tabac, où j'ai pris tout ce qui pouvait me servir pour garder le tracé de la victoire.... Je ne serai jamais plus une non fumeuse, je resterai une ex fumeuse, un peu comme les alcoolique abstinents. Sortir d'une drogue est continuer à vivre, et c'est merveilleux ! "
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o_coroll (41 ans) - 20 septembre 2005
"BILAN UN AN (j'y suis j'y reste !) Pour la 1ère fois je n'ai pas guetté fébrilement cet anniversaire. j'ai cessé de fumer le 26 aout 2004 et suis sure que je ne faiblirais plus jamais ! j'avais vécu plusieurs tentatives infructueuses (1 heure ! 1 jour ! un mois !...) mais depuis que l'idée avait germé dans mon esprit et malgré ces échecs, j'étais de plus en plus persuadée que cela était possible... moralité : il faut apprendre à défumer, adopter de nouveaux automatismes, inventer d'autres pauses- plaisirs, s'accepter sans leurre et sans le rideau de fumée !... toute sortes de "substituts" et "autres" m'ont beaucoup aidée : - patchs pendant 2 mois environ, - pastilles à sucer pendant plusieurs semaines, - essence de menthe forte en inhalation, - homéopathie et surtout - la compréhension des mécanismes de la fume grace au livre "la fume, smoking" du professeur molimard, - une grande entr'aide sur le web, principalement sur le forum "Atoute", merci Doc Dupagne. Certes, une année s'est écoulée "sans" mais finalement elle est vite passée et avec le recul les difficultés semblent s'effacer pour faire place à une relative impression de facilité. Cette défume à présent ne laisse plus ce désagréable vide en soi : "Bien au contraire !" suis-je tentée de dire, lorsque la magique et fière liberté nourrit mon égo... C'est comme si l'étincelle de mes vieux mégots brillait dorénavant uniquement pour mon coeur. Alors merci..........................Avant toute chose "Merci". Merci à mes proches qui ont supporté (et supportent encore) mes humeurs et mes contradictions. Merci Atoute, Docteur Dupagne, Merci à vous, fidèles, présents, compréhensifs, actifs, humbles...de vrais amis quoi ! Merci aux tabacologues, pharmaciens et autres membres du corps médical dont les judicieux conseils, le soutien et la confiance ont entretenu ma détermination en me tirant vers le haut. Spécial dédicace au Professeur Molimard : son livre "La fume, Smoking." m'a véritablement aidée en me faisant comprendre les mécanismes de notre addiction ; grâce à lui aussi, le "déclic" arriva plus vite je crois. Et, Hommage à ma plus précieuse alliée : Merci ma plume qui me permit (jour après jour, envie après envie) d'exorciser les maux, les peurs et les doutes défumés. Depuis le 26 août 2004 je n'ai jamais ô grand jamais inhalé ce poison, bref fumé ! Je crois que le "secret" de la réussite est là : rayer la goudronneuse de la carte, ne pas y retoucher une seule fois, continuer, évoluer et vivre "sans". A présent je vais bien après avoir découvert il y a quelques mois une incommensurable sensation de liberté. Elle grandit au rythme du décrassage de mes artères et décuple quand mon souffle se fluidifie en me remerciant ! C'est pourquoi l'optimisme m'habite... alors je n'ai pas envie de compulser mes précédents bilans pour rabacher ici les mille difficultés rencontrées et les pulsions de fumer, récurrentes, vicieuses, tenaces... Sachez simplement qu'heureusement elles s'effacent peu à peu pour devenir, au bout de tous ces mois difficiles, le fantôme de l'envie, le courant d'air du leurre enfumé ! (Il est presque impossible de dire au bout de combien de temps, 3 mois peut-être ? Je crois que c'est différent pour chacun d'entre nous.) Alors surgit parfois juste une petite nostalgie ou un spleen passager mais ils sont vite encerclés dans les nouveaux repères de ma nouvelle vie... En un an j'ai vécu presque toutes les situations "à risque" et sait même reconnaître celles qui pourraient réveiller le vieil automate reptilien de l'accoutumance ! (Jamais on ne devient non-fumeur...) Je souhaite préciser ceci pour confirmer que même après le premier anniversaire il faut malgré tout garder à l'esprit une forme de vigilance. Et pour conclure, je confirme aussi que tout va bien sans fumer. La béquille est vaine et fragile : elle ne donnait (ou n'ôtait ?) que quelques minutes en parenthèse à tel ou tel instant, heureux ou malheureux, laid ou beau, actif ou fatigué, joyeux ou triste, etc... Donc tout ça perdure et me nourrit mais sans être ponctué d'inutiles blanches volutes ; la seule différence étant "sans s'intoxiquer" et sans ce stupide esclavage. Oui le mot est volontairement fort car c'est vraiment ce que je ressens en voyant à présent la dépendance des fumeurs. (mon unique regret étant d'avoir découvert aussi l'intolérance...) Dans ces instants là, comme face à un miroir, je perçois d'autant mieux ma propre liberté et me vois briser les chaînes du joug qui m'entravait. Cela fait un an que j'ai fui cette géôle pour mieux Déguster, Apprécier, Sentir, Célébrer et regarder......... La vie. (Mon fils de 17 ans ne fume toujours pas. Mon mari commence à parler très sérieusement d'arrêter.) j'ai aussi écrit ceci, si ça peut aider... " En humant les nuages." Libre en résilience pour refaire surface Où l'aube s'élance sans laisser de traces. Imagine un nageur privé d'oxygène, Visualise l'instant, quand ses lèvres ramènent L'unique particule : premier matin du monde Qui déchire le bâillon d'une geôle blonde : L'immondice et la honte du poumon s'évaporent Ondoyantes s'enfuient sans peine ni remords, Et le souffle qu'entravait quelque étrange esclavage Se désaltère de paix en humant les nuages...""
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