ic launcheric launcheric launcheric launcheric launcher   facebook twitter rou 32

Logo Stop-tabac

Bouton pour aller vers les pages en Langue FrancaiseBouton pour aller vers les pages en Langue AllemandeBouton pour aller vers les pages en Langue ItalienneBouton pour aller vers les pages en Langue Anglaise  Bouton pour aller vers facebook Bouton pour aller vers  twitter

logo

Aides et conseils pour arrêter de fumer

Témoignages

Les 5 derniers témoignages
Les témoignages les plus marquants
Déposer votre propre témoignage
 
Ex-Fumeurs
Ex-Fumeurs (745)
Motivations/Bénéfices de l'arrêt (202)
 
Ex-Fumeurs
Fumeurs(176)
Tentative d'arrêt (155)
Fumeurs Malade (81)
 
Entourage
Famille/Ami (84)
Non fumeurs (12)
Fumée passive (22)
 
Jeunes
Jeunes de moins de 18 ans (51)
 
Dépendance / manque
Dépendance/Manque (60)
Rechute/Echec (56)
Symptômes de sevrage (33)
Dépression/Anxiété (29)
Insomnies (8)
 
Méthodes d’arrêt
Méthodes diverses (136)
Substituts nicotiniques (108)
Livre Allen Carr (42)
Aide psychologique/soutien/solidarité (58)
appli Stop-Tabac (8)
E-cigarette / vapotage (47)
 
Maladies
Risques et maladie diverses (102)
Cancers (48)
Maladies cardio-vasculaires/infarctus (36)
Problèmes respiratoires (49)
Impuissance sexuelle (11)
 
Santé / bien-être
Problème de poids (35)
Pillule contraceptive (4)
Beauté/Grossesse/Enfants (64)
Sport (30)
 
Industrie du tabac / société
Politique et industrie du tabac (20)
Additifs (1)
Joint et Tabac (19)
Autres drogues (2)
site Stop-Tabac (110)
 
Accéder par mots clés
 
Autres types de témoignages
Témoignages audios
Témoignages vidéos
Témoignages de célébrités
    Témoignages de célébrités
Les témoignages les plus marquants
Nicolas (26 ans) - Nationalité Francaise - 19 juin 2006
"Douze ans. Douze ans que ma cigarette et moi vivons ensembles. J'ai commencé de fumer à l'âge de 14 ans. Mal dans ma peau de jeune ado, cherchant des repères, voulant braver l'interdit.... bref toutes sortes d'excuses plus ou moins valables servant à me déculpabiliser. Le résultat est là. Douze années de tabagisme. Une cigarette par mois...."je m'arrête quand je veux", une cigarette par semaine..."je m'arrête quand je veux", une cigarette par jour..."je m'arrête quand je veux...mais ça sera plus dur...",puis deux, trois, quatre, "il m'en faut de plus en plus", un paquet? Pourquoi pas deux? Puis viennent les associations détonantes: Café-clope Alcool-clope Night club-clope Fin de repas-clope....... Et toutes ces petites habitudes qui petit à petit s'inscrivent dans des rituels bien définis, bien huilés. Pourquoi arrêter? On est si bien avec sa clope. On a même une marque préférée ! sa marque fétiche sans qui rien ne peut arriver. Compagnon idéal de toutes les bonnes soirées, de tous les coups durs, des moments de stress comme de plaisir. Pour ne pas manquer il devient impératif de s'acheter la cartouche, dix paquets à la fois !!! Puis (parce que cela n'en fini jamais) surviennent insidieusement des petits problèmes. Une petite toux par-ci, une allergie par-là, tiens, du jour au lendemain on arrête le sport, plus de souffle, plus de jambes, migraines, fatigue, tout un tas de petites choses sans importances, bien souvent mises sur le dos d'une petite fatigue passagère, d'un rhume des foins (un grand classique au printemps). Au passage, on notera une ou deux réflexions des proches "vas te laver les dents, ton haleine est infecte", "tu devrai arrêter avant qu'il ne soit trop tard", "si tu fumais moins tu....". Mais enfin, pourquoi on nous embête avec notre chère cigarette ? On ne fait de mal à personne ? Et puis on est parfaitement au courant des risques ! Oui....., parfaitement......, sauf que le jour ou cela vous tombe dessus, vous mesurer la vraie ampleur des dégâts. Les petites toux se transforment peu à peu en grosses toux, puis en crachats de sang, vient ensuite la radio des poumons et le pronostic, bien plus fiable que le loto : "Monsieur, vous avez cancer des poumons, nous devons vous opérer d'urgence d'un lobe" ....opération.... chimio....opération...chimio..."monsieur, nous sommes désolé vous avez atteint le stade terminal, tout le monde descend....à la morgue".....pleurs, cris, larmes, puis plus rien. Voilà, cela est ma dramatique histoire. J'ai 26 ans, mon meilleur ami en avait 27. Nous avions commencé à fumer ensemble nos premières cigarettes. Il est mort il y a quatre jours devant moi. Cela n'arrive pas qu'aux personnes âgées, cela n'arrive pas qu'aux autres. Pensez à Franck lorsque vous allumerez la prochaine cigarette, surtout vous les jeunes. "

thierry (37 ans) - Nationalité française - 15 juin 2006
"Une simple histoire... Je tiens à faire ce témoignage pour exprimer ma colère sur le papier vu que je dois jouer un rôle dans ma vraie vie .En effet , je reviens de l institut Curie où j y ai visité mon père...35 agrafes lui tenaient une gorge ouverte en deux du fait qu on venait de lui retirer le larynx...un tuyau au milieu lui servant désormais à respirer et toute une rééducation à faire afin de reparler( en aura-t-il le temps)...35 kg en moins et j avais devant moi un père que je reconnaissais à peine..... en moi des larmes coulaient mais je ne pouvais pas les lui montrer , lui qui restait toujours fier en essayant de nous faire croire que tout allait en souriant et déambulant dans les couloirs afin de nous rassurer ...mais du coin de l il je voyait toute sa souffrance...la souffrance d un père ne pouvant plus parler à ses proches, faisant détourner les regards, faisant pitié...lui qui a connu et survécu à 30- 45 , à la guerre d' Algérie , se voit terrassé par un autres ennemi dénommé CANCER et ayant pour général la CIGARETTE..... Je ne sais pas comment vous décrire sa déchéance progressive et rapide (6mois)...perdre 35 kg voir tous les jours ses forces le quitter,des rayons qui n ont eu que pour seul résultat la destruction des glandes salivaires...imaginez vous sans salive...vous serez obliger de boire sans répit, jour et nuit , en essayant d éliminer une colle qui vous pourrie la bouche...enfin le voir prendre conscience qu il va bientôt quitter ce monde et essayer d arrêter le temps en donnant tout ce qu il peut à sa femme, ses enfants et ses petits enfants....tiens il est passé au numérique (veut il laisser une trace à ceux qu il aime ?...) , puis le verdict ... ablation du larynx.... Effectivement, en ce jour, mon père est encore vivant, mais pour combien de temps ? Je te remercierais jamais assez papa pour ce que tu as fais pour nous et l éducation que tu nous as donner, je la souhaite à tous les enfants et essayerais de la transmettre aux miens... Je regretterais une seule chose celle de ne pas t avoir dit assez tôt : arrête toi de fumer ... PAPA... "

ajantà (34 ans) - Nationalité Suisse - 15 avril 2015
"Après presque 18 ans de vie commune, aujourd'hui j'ai décidé de te quitter. Nous deux, ensemble, ça n'est plus possible. Tu m'as fait du mal physiquement et psychologiquement durant toutes ces années et là je dit STOP! J'en ai marre de ne rien pouvoir faire sans toi, de devoir te prendre partout avec moi et de penser sans cesse à toi. Ces derniers temps, notre relation à dégénéré à une vitesse folle. Et tu vois, là j'en peux plus. Toute cette histoire entre nous ça m'épuise et je suis certaine que ma vie sera bien mieux sans toi. Je suis consciente que, malgré tout ces moments passés avec toi, tu me manqueras au début. Mais ces derniers mois j'ai commencé à tellement te détester, et je continuerai à te haïr aussi longtemps qu'il le faudra. Je m'en veux tellement de n'avoir pas réagi plus tôt, d'avoir eut cette force pour rompre avec toi. Alors s'il te plait, n'essaie pas de revenir dans ma vie et de hanter mes pensées. A ce stade, je n'ai plus le choix, tu me dégoûtes, va-t-en, loin de moi. Oui, mes mots sont très durs à entendre, mais en cet instant je suis fière d'annoncer notre rupture et de commencer une toute nouvelle vie en temps que CÉLIBATAIRE... de la clope. le 28 février 2015"

Anonyme (69 ans) - Nationalité française - 14 janvier 2020
"J’ai 69 ans, j’ai fumé depuis l’âge de mes 18 ans, au début c’était du tabac brun ensuite du tabac blond, au cours de mon existence je suis passée tantôt d’un paquet jusqu’à trois par jour, j’ai fait quelques tentatives d’arrêt qui avaient échoué dans des moments de stress intense, puis au cours de l’année 2019 à la suite d’une succession de contrariétés familiales intenses j’ai senti que ça n’allait pas et je m’entends encore dire tout haut « cette année toutes ces contrariétés vont me donner le cancer, je ne finirai pas l’année » et dans un sursaut de colère j’ai dit « ça suffit, j’arrête de fumer » c’était le 29 juillet 2019. L’arrêt fut difficile mais je tenais bon, je suis partie 15 jours à Annecy pour accompagner l’une de mes filles, j’étais fatiguée et la moindre marche ou petite randonnée était éprouvante, je me suis dis dès que je rentre je vais voir le médecin pour des examens. Fin août 2019 on me prescrivait un scanner abdominal parce que je me plaignais d’une douleur costale et de l’abdomen. Quelques jours plus tard je me rendais à l’hôpital pour l’examen et le radiologue voulut me voir pour me dire qu’il ne s’était pas contenté de faire l’abdomen, mais les poumons et le pelvien et qu’il avait remarqué des taches très suspectes au niveau des poumons et que c’était sérieux. Là j’ai tout de suite compris que c’était grave, il me dirigea immédiatement auprès d’un pneumologue du même hôpital, et lorsque j’ai demandé de manière assez directe auprès de ce dernier si c’était un cancer, la réponse fut sans équivoque : « pour moi oui c’est un cancer mais il faut s’en assurer par des examens complémentaires et biopsie » j’aurai la confirmation effectivement environ deux semaines plus tard, j’avais un cancer bronchique carcinome à petites cellules T4 N3 MO, en clair un cancer des plus agressifs pas opérable, seule la chimiothérapie et immunothérapie étaient le protocole, la radiothérapie n’étant pas possible vu la grosseur de la masse tumorale, il fallait qu’elle diminue de volume pour être entreprise. Même si je n’étais pas complètement surprise de l’annonce, ce fut un horrible choc et j’ai beaucoup de mal encore à l’encaisser car j’ai un « intrus » un moi qui me dévore et que je n’accepte pas. Pour autant et en dépit d’avoir entendu des absurdités telles que « c’était trop tard d’avoir arrêté la cigarette et qu’il aurait fallu que j’arrête il y a trente ans et que maintenant ça n’avait plus aucun intérêt » ou « tu l’as quand même bien cherché, tu devais quand même bien t’en douter que ça t’arriverait », j’ai tenu bon même si c’est très difficile de résister, je me rappelle des petits trucs de mes précédentes tentatives d’arrêt : un jour j’ai soufflé dans un appareil pour mesurer le monoxyde de carbone j’avais 22, au bout de 5 jours sans fumer lorsque j’ai resoufflé dans l’appareil je n’avais plus que 5. Donc je sais que ça c’est déjà gagné contre cette pourriture. Maintenant j’ai appris qu’au bout de 3 mois les cils bronchiques repoussent, alors là je ne sais pas vu que j’ai perdu mes cheveux et des cils, donc j’imagine que pour des cils bronchiques ce doit être pareil mais quand même j’ai de l’espoir parce qu’à l’endroit où mes cheveux sont tombés subsistent de minuscules repousses, pourquoi pas pour les cils bronchiques ? Et puis je parle à mes petits soldats qui se battent en ce moment, je leur dis « c’est bon vous pouvez aller cogner sur le crabe vous n’avez pas à vous soucier d’un autre intrus car je ne fume plus pour vous aider à être plus forts, je vais faire tout ce que je peux pour me nourrir pour que vous soyez plus résistants encore, et puis y a la chimio qui vient avec sa batterie et aussi l’immuno qui vient vous renforcer, allez je compte sur vous mes petits soldats ne vous en faites pas la radiothérapie d’ici peu apportera l’estocade » ça peut paraître dingue de m’imaginer ces petits scénario mais ça m’aide, curieusement j’ai repris cinq kilos. Je sais que ce cancer n’est pas guérissable et qu’il est fortement métastasique, peut-être que je n’en ai plus pour longtemps personne ne peut le dire, quoi qu’il en soit je ne céderai pas aux tentations auxquelles ce monstre de cancer souhaiterait me voir succomber, je ne refumerai pas, je mourrai peut-être avant mes 70 ans mais je me serai assainie avant et pour moi ce sera ma victoire. Fin janvier 2020 cela fera six mois que je ne fume plus et je suis fière de moi et de ma bataille."

Anonyme (59 ans) - Nationalité française - 19 janvier 2020
"Bonsoir tout le monde, Je reviens après plus de 5 ans d'absence sur ce site. Tout d'abord je voulais vous dire qu'en février 2020 ça fera 6 ans que j'ai arrêté la cigarette et franchement je n'ai aucune envie de recommencer ni d'en fumer ne serait ce qu'une taffe... Je suis atteinte d'un emphysème pulmonaire grave et l'arrêt de la tueuse était primordial pour continuer à respirer à peu près normalement... Et si j'ai réussi à stopper du jour au lendemain c'est en grosse partie grâce à "STOP TABAC"... En effet, certains témoignages m'ont bouleversée, d'autres m'ont encouragée, d'autres encore m'on fait connaitre des sites, des aides... Et puis au début je suivais quelques personnes et je venais chaque jour dans le "train"... Je ne voulais pas en décevoir certains, ou tout simplement moi-même... Etre fier de soi fait partie de la guérison!... Alors si je suis là ce soir c'est pour dire à ceux qui essaient d'arrêter, ceux qui ont arrêté, ceux qui peinent à commencer d'arrêter... A vous tous je dis "NE LÂCHEZ RIEN SURTOUT" Ne laissez plus cette fausse amie vous tuer à petit feu, cessez d'engraisser la SEITA.... Croyez moi c'est possible! Et si vous n'avez aucune maladie due au tabac, alors FONCEZ car il est délicieux de retrouver la liberté, l'odorat, le goût, le souffle... le teint clair, la bonne haleine, et pouvoir se payer des petits cadeaux avec l'argent économisé!! Moi j'ai un regret c'est de ne pas l'avoir fait avant ma maladie car la capacité respiratoire que j'ai perdue je ne la retrouverai jamais! Je vous souhaite de monter dans le train de la liberté et BON VOYAGE! Cathje de Nice"

Anonyme (31 ans) - Nationalité Française - 26 février 2019
"On est jeune, on est tranquillement assis face au soleil, par un mois d'août chaud, avec des amis. On boit une bière, on rigole, on se laisse tenter par une cigarette. On se dit qu'on peut toujours contrôler. Puis un jour, on va acheter un paquet de cigarettes pour ne plus avoir à quémander aux amis, on se dit qu'on peut toujours contrôler. On commence par fumer entre quatre et six cigarettes. On se dit qu'on peut contrôler. On fume de temps en temps un paquet par soirée, on se dit qu'il faut profiter. Puis, jour après jour, année après année la consommation continue d'augmenter, passant de quatre à dix puis de dix à quinze cigarettes... ou plus. Mais on se croit toujours en capacité de contrôler. Avant, on n'était jamais malade, solide face à l'hiver et au froid, maintenant on attrape des rhumes, des grippes, on tousse, on a le nez qui coule et j'en passe, et ce chaque année. On se dit que vieillir ce n'est pas toujours cool. On se voile la face. Puis un jour on prend conscience que l'amie cigarette ne nous veut que notre mort, on essaie de s'en séparer. Ce n'est pas évident, le lavage de cerveau est pugnace, cette cigarette qu'on assimile sans sourciller à la prestance, la confiance de soi, le côté rebelle face à la vie. La vie, pourtant on y tient, mais on se la détruit et cette amie cigarette nous l'enlève petit à petit. On veut lui dire au revoir mais elle revient souvent nous voir. Jusqu'au jour où on commence à tousser plus que d'habitude, où une maladie se prolonge. On commence à lever le voile de notre visage et à peser la portée de notre acte fumeur . On se regarde sous notre vraie face : le teint grisé, les dents jaunis, les cernes gonflées, la peau fripée, l'haleine chargée... On se dit que finalement que côté prestance et confiance de soi il y a sans doute mieux qu'avoir du goudron dans les poumons. Depuis quelques jours j'ai arrêté de fumer, avec pour la première fois dans mes tentatives une certitude. Celle d'avoir ouvert les yeux sur ce que j'étais devenu à cause de cette amie . Ne fumez jamais, profitez plutôt de la vie dans son aspect le plus simple. Un verre au soleil, avec des amis, sans cigarette. "

Anonyme - 08 février 2020
"Ma mère était une femme extraordinaire avec une santé de fer, pédaler, nager, escalader, danser, sauter à la corde, canoë, accrobranche... Jusqu'à 80 ans ! Un jour d'été elle remontait à vélo de la piscine où elle venait de faire des longueurs et le lendemain ce n'était plus la même. Elle ne pouvait plus respirer, elle étouffait, recroquevillée sur son lit dans un angle du mur. Elle ne pouvait plus bouger et parlait tout doucement. Je ne l'avais jamais vue ainsi. Tout s'enchaîne très vite, hélico, hôpital, soins et c'est fini, en 3 mois j'ai perdu ma mère. Elle était en vacances et en pleine forme MAIS elle est morte. Elle a fumé 40 ans, cela faisait 10 ans qu'elle avait arrêté, toute seule, après une bronchite. Mais son passé de fumeuse avait laissé des traces dans son corps. Les médecins ont ponctionné l'eau qui entourait le cœur, c'est ce qui l'empêchait de respirer parce que le cœur ne faisait plus son travail de pompe. Analyse de l'eau, métastases qui venaient des poumons puis appareil digestif, cerveau. Le pire c'est que tout s'est fait SANS BRUIT. Quelques mois plus tard mon conjoint de 45 ans, fumeur occasionnel, meurt subitement en revenant de son travail à vélo d'un infarctus massif du myocarde dû au tabac. Ma fille disait tout le temps à son papa d'arrêter de fumer mais il n'y arrivait pas. "

Anonyme (59 ans) - Nationalité Suisse - 07 janvier 2020
"Je m'étais fixé un but, acheter une guitare électrique. Chaque jour j'ai mis 10.- dans une boite. Lorsque j'étais près à craquer.. je comptais mes sous (je sais c'est pas beau!!) mais au 4ème mois j'ai acheté LA guitare, au 6ème mois un super ampli et maintenant.. à 60 ans j'ai appris et je fais de la musique tous les jours!. En conclusion je vais mieux, j'ai un nouveau loisir passionnant.. et des nouveaux amis musiciens ! "

Carine (35 ans) - Nationalité France - 05 octobre 2001
"Je m'appelle Carine, j'ai 35 ans, je suis divorcée et j'ai une fille de 9 ans qui est tout pour moi. Je fume depuis mes 14 ans et je vais mourir dans les 6 mois d'un cancer du poumon (découvert il y a 1 ans) ... C'est horrible, je pleure sans arrêt et je m'en veux de ma bétise. Je n'ai jamais voulu arrêter de fumer, je disais qu'il fallait bien mourir de quelque chose, mais je n'ai jamais pensé que je mourrais si tôt. C'étais presque un défis pour moi de tenir tête à mes amies qui tentaient de me faire arrêter (J'ai même arrêter de voir certaine d'entre elle pour ne plus les entendre, quelle idiote j'ai été). Je me suis disputée avec ma fille quand elle me demandait d'essayer d'arrêter. Ma fille est là, à coté de moi pendant que j'écris, ... et elle pleure ... et moi aussi. ... Ma fille, (elle s'appelle Julie), veux que je continue à écrire. Elle pense que mon témoignage sauvera peut- être quelqu'un, j'espère qu'elle à raison. Je vous en supplie, NE COMMENCER PAS A FUMER, et si vous fumez, tentez d'arrêter le plus tôt possible. C'est une DROGUE, c'est une maladie. Sauvez- vous et si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour ceux que vous aimez et pour ceux qui vous aiment. Ne fermer pas les yeux, parce que la réalité est encore pire que le pire des cauchemars. J'ai perdu mon emploi quand j'ai été trop malade que pour continuer. Je n'ose plus me regarder dans une glace à cause des traitements. Je vais tenter de passer le peu de temps qu'il me reste avec ma fille. Je me rend compte maintenant que j'ai été très égoiste et idiote. La cigarette TUE vraiment, aujourd'hui je me rend compte que le message est clair, partout, et je regrette tellement de ne pas l'avoir vu. Il est trop tard pour moi, SAUVEZ- VOUS ! "

Marion (32 ans) - Nationalité francaise - 13 février 2005
"Bonjour,je m'appele Marion,j'ai 32 ans et il ne me reste moin d'un an a vivre.Il y a un an on a découvert un cancer du poumon.Chaque jours qui se leve,me fait peur je ne sais pas quand mon heure sonnera.J'ai deux enfants,une fille âgée de 9ans et un garcon de 2ans et demi.Mes enfants represente tout pour moi et j'ai horriblement peur de les perdre...Que vont-ils devenir?Je prend des traitements tres tres lourd et j'arrive a peine a sortir du lit.Je ne me reconnais plus.Je ne sais même pas comment vous dire de ne pas fumer.On ne se rend pas compte mais lorsque l'on a nos jours comptés,que l'on a des enfants on a plus assez de forces pour crier,hurler nos souffrances.Comment vais-je expliqué à Léo mon fils de 2ans et demi que sa maman va partir tres tres loin?Et a Chloé?Sil vous plait ne fumez pas...Pensez a vos enfants a ceux qui vous aime et ne restez pas égoistes...Pour moi il est trop tard mais pour vous tout est encore jouable alors levez la tete et foncez,arretez cette drogue et vivez votre vie sainement...Si vous n'avez aucunes raison de le faire alors faites le pour les gens qui vont mourrir(comme moi)et les enfants qui vont subir..."

Magali (35 ans) - Nationalité Française - 07 avril 2004
"Bonjour, je suis née le 13 mars 2004. Je pèse 760 grammes Je suis née par césarienne, étant trop faible pour survivre à un accouchement naturel. Ma maman prends conscience en me voyant en soins intensif entre la vie et la mort que les cigarettes qu'elle a fumées pendant 9 mois m'ont fait beaucoup de mal. Aujourd'hui je respire artificiellement, j'ai de graves problèmes cérébrales et respiratoires. L'obstétricien qui a pratiqué la césarienne a dit à ma maman que le placenta était collé à son estomac et que suite à des examens des substances dûes au tabagisme ont été trouvé dans le placenta. J'ai été nourri pendant 9 mois au tabac. Mes parents savent que je vais avoir une croissance très difficile si je survis. Je porte le doux prénom de Mélodie. Oui je parle au nom de ma fille ma vie ma chair que j'aime plus que tout, non je ne pensais pas que cela m'arriverait! non ! Aux autres mais pas à moi ! pas à mon bébé. Aujourd'hui Mélodie est entre la vie et la mort et si elle arrive à s'en sortir, elle devra avoir de l'oxygène pour l'aider à respirer, elle restera petite le tabac diminuant la croissance. Alors vous future maman ne fumez pas jamais, vous tuez vous même votre enfant. Pour moi c'est la phrase exacte j'ai voulu donner la vie, j'ai donné une maladie, un handicap à ma petite fille chérie. Je suis a ses côtés toute la journée, quelle torture ce petit bout perfusée partout même en haut de sa tête. J'entends des mots que je ne comprends pas et le corps médical m'explique . Je n'ose pas les regarder en face non !Je sais que beaucoup de future maman fume en se disant à part le poids de mon bébé il n'y aura rien d'autre, je le pensais aussi, c'est faux archi faux . Fumer c'est tuer . J'espère que vous écouterez mon témoignage . Ne fumez pas . Depuis le 13 mars 2004 je n'ai pas fumé c'est trop tard. Je ne sauverais pas ma petite Mélodie . "

Hélène (39 ans) - Nationalité suisse - 03 octobre 2005
"voilà 6 mois que j'ai cessé de fumer, grâce aux patches durant les 2 premiers mois, le temps de m'offrir de nouvelles habitudes sans souffrif du manque. Et puis j'ai arrêté les patches également et, mise à part un peu de nervosité à gérer, tout s'est formidablement bien passé. En fait, mes dernières années de fumée furent complètement dépourvues de plaisir et pleines de culpabilité ET JE ME RENDS COMPTE AUJOURD'HUI QU'IL M'ETAIT PLUS DIFFICILE DE FUMER QU'IL M'A ETE D'ARRETER !!! Arrêtons de dire qu'il est si difficile de cesser de fumer... ça ne sert qu'à effrayer les fumeurs et à les décourager définitivement... J'ai arrêté de fumer sans volonté exceptionnelle, sans prendre plus de 2 kg, et sans souffrir le martyr.Le désir de fumer est comme une bête au fond de notre ventre qui réclame sa substance... Elle ne fait pas partie de nous, elle y a été introduite et peut sans aller. Plus vite on lui coupe les vivres et plus vite elle disparaîtra. Diminuer la cigarette ne fait que maintenir la bête en vie. J'aimerais que mon témoignage rassure les futurs ex- fumeurs quant à la difficulté d'arrêter. Moi, je vis beaucoup mieux depuis que je ne fume plus. Je n'ai plus à gérer cette culpabilité face à mes enfants, à ma santé et à mon porte- monnaie. Je suis enfin en accord avec moi-même. Ca vaut vraiment le coup de s'y mettre sérieusement. Oubliez tout ce qu'on a pu vous dire à ce sujet, faites-vous votre propre expérience. Vous verrez, c'est beaucoup plus simple que prévu!"

Sébastien (29 ans) - Nationalité Francaise - 08 novembre 2005
"Fumer tue !! Ce texte s'adresse aux fumeurs, je ne souhaite pas entrer dans un débat avec toi, je ne souhaite pas jouer les moralisateurs, je souhaite simplement te raconter mon histoire, j'aurais aimé qu'on la lui raconte il y a quelques années. Le tabac tue, c'est désormais marqué sur les paquets de cigarette, fumer tue , fumer provoque des maladies graves . Et pourtant tu fumes Tu t'es certainement dit qu'il fallait que tu arrêtes, et pourtant tu ne trouves pas le courage, la volonté, et l'envie de jeter tes cigarettes. Il y a toujours une bonne raison pour temporiser un peu, attendre le bon moment, patienter que toutes les conditions soient réunies pour arrêter. Prends le temps de respirer, car je vais te raconter mon histoire, ce que j'ai vécu en tant que fils. Aujourd'hui, ces inspirations longues et profondes qui te semblent si banales, si faciles, pourraient un jour devenir plus difficiles de par la maladie à laquelle tu t'exposes chaque jour un peu plus, chaque cigarette que tu allumes augmente ton risque de voir ce que j'ai vu, de souffrir comme j'ai vu souffrir. Tu veux avoir une idée de ce que tu risques, c'est très simple, ralentis ta respiration, et ne prends que de petites inspirations puis de moins en moins souvent. Fais l'effort de le faire, juste pour voir, pour comprendre ce que je te raconte. Laisse moi une chance de te convaincre. Lorsque tu manqueras d'air, force toi à essayer de retrouver ton souffle sans de grandes inspirations, essaye de garder ton calme, d'affronter ce à quoi tu t'exposes. Lorsque tu auras vraiment trop de mal à respirer, alors pense à toi, à ta santé à tes poumons. Si tu m'as laissé une chance de te convaincre, tu as ressentie l'angoisse de ne plus pouvoir respirer, et tu as certainement terminé par prendre une longue et grande inspiration. N'était elle pas un vrai bonheur ? Cette inspiration est l'essence de la vie, nous inspirons et expirons un nombre incalculable de fois par jour, ce geste si naturel, nous permet de vivre. Lorsque ce geste commence à devenir difficile, la vie séteint doucement en toi. J'ai vu, ce que chaque fumeur devrait voir avant d'allumer une cigarette, un homme de 54 ans, en parfaite santé, se dégrader jour après jour. Tout a commencé par une toux qui ne voulait pas guérir, puis cette toux s'est faite de plus en plus forte, de plus en plus gênante. Il fut soigné dans un premier temps pour une bronchite, mais là où les médicaments auraient dû le guérir, ils furent inefficaces, trois semaines plus tard, cet homme toussait toujours, et les analyses décelèrent un cancer des poumons. Il fut tout d'abord admis en hôpital de jour où il effectua une multitude d'examens pour trouver une solution, comment le guérir, comment rendre sa souffrance supportable. Chaque matin pendant deux semaines, il fit le même chemin pour aller à cet hôpital et plus les jours passaient, plus il avait du mal à monter les quelques marches et à traverser le grand hall de l'hôpital pour rejoindre le service de pneumologie, jusqu'au jour où il fut admis à l'hôpital en soins intensifs. Lorsqu'il entra en soin intensif, il eu cet espoir qu'il pourrait guérir, et il du se jurer de ne plus jamais fumer, je me souviens l'avoir eu au téléphone et l'entendre tousser, je lui demandais naïvement, sil n'avait jamais envie d'en griller une petite, s'il ne ressentait pas le manque de la nicotine, je comprends aujourd'hui sa réponse, Non là j'ai vraiment plus envie , un silence, puis il répéta plus envie du tout . Je comprends aujourd'hui ce qu'il a du se dire Il éprouvait de plus en plus de difficulté à parler, car les longues conversations déclenchaient de violentes toux, et reprendre sa respiration devenait difficile, alors sa parole s'éteignit petit à petit. Son état se dégradait, et il ne se levait plus de son fauteuil. Ce fauteuil, il y passa ses derniers jours, il ne pouvait plus dormir qu'assis, chaque geste lui demandait de terribles efforts. Cet homme, assis dans ce fauteuil, perdant l'appétit, par manque de souffle, par manque de force, randonnait sur des sentiers pédestres deux mois auparavant sur l'île de beauté. Je nai pas assisté à la dégradation fulgurante de son état général, mais quasiment chaque jour je l'ai eu au téléphone et je pouvais constater, de la diminution inconcevable de son état, jusqu'au jour, où une autre personne décrocha le téléphone car lui ne pouvait plus parler, son corps ne pouvant plus assumer cette fonction si basique. Ne pouvant plus lui parler, je me suis rendu sur place, et tout en étant préparé à trouver une personne affaiblie, je fus profondément choqué, terrorisé, par son visage marqué de souffrance, il avait perdu énormément de poids, et avait vieilli de plusieurs années en quelques semaines. Ses respirations étaient très courtes, il avait beaucoup de mal à respirer. Te rappelles tu ce que je t'ai demandé de faire au début ? Lui, il vivait ce manque de souffle au quotidien, et ne pouvait plus arrêter l'expérience en prenant cette bonne respiration que tu as dégustée. Son corps semblait déjà sans vie, on pouvait lire la souffrance dans ses yeux, pendant ces deux jours, ces deux derniers jours, je n'ai que peu croisé son regard pour deux raisons. La première est qu'il navait que très rarement la tête relevée, la deuxième est que, je pense qu'on connaissait tous les deux l'issue, et tant de choses passent dans un regard Le peu que nous avons échangé, est gravé en moi pour longtemps, je crois même que ce sont ces regards qui me poussent à écrire. A chaque paquet de cigarettes que je vois, à chaque bout de cigarette incandescente que je vois rougir, je repense aux yeux de cet homme, à son regard terrifié, à son corps détruit, mais je me tais car je crois au libre arbitre. Cette personne c'était mon père, il est parti bien trop tôt. J'aimerais revenir en arrière, des années en arrière et lui donner ce texte, mais la machine à remonter le temps n'existe pas encore, alors peut-être, qu'en lisant ma révolte, cela évitera à tes enfants, à tes proches, d'écrire à leur tour leurs révoltes le jour où le tabac t'aura détruit comme c'est écrit sur les paquets, fumer tue . Sébastien (argonfox@hotmail.com), fils de Jean- Paul, décédé le 26 Septembre 2005, des suites dun cancer des poumons. "

Benjamin (26 ans) - Nationalité Française - 14 avril 2006
"J'ai commencé très tôt les inhalations sous toutes formes.. A l'âge de 8 ans, à des fins de découverte, je "volais" déjà des cigarettes dans les paquets d'amis de mes parents pour les fumer en cachette au fond du jardin. Vers 12 ans, je fumais régulièrement des cigarettes chipées à droite ou à gauche. A 14 ans, j'ai commencé un tabagisme important avec inhalation de la fumée.. A l'époque je trouvais le geste sympathique, peut être synonyme de maturité, et je ne pensais jamais avoir un jour des difficultés à arreter cela ni à développer des maladies cardio-pulmonaires. Le pas de l'inhalation était franchi et l'arrivée du canabis dans ma vie n'allait pas l'arrêter de si tôt... A 15 ans j'ai commencé à fumer des joints, d'abord très peu (un par semaine), puis beaucoup plus régulièrement pour arriver à 10-15 par jour sans oublier ceux des soirées prolongées.. Peu satisfait par l'effet du joint, que je trouvais trop léger, j'ai opté très vite pour les "bangs" (pipes à eau) dans lesquels on pouvait mettre quasiment une cigarette et une quantité de hashish très importante..; Et j'ai donc pendant 10 ans ajouté à une consommation d'un paquet de cigarettes par jour, d'alcool régulier, une consommation de bangs pouvant aller jusqu'à 15 par jour en toute insouciance. En effet, adolescent, je me pensais invincible et immortel, et l'alcool, les joints me paraissaient signes de virilité et de passage obligé.. Pour de multiples raisons dont professionnlles, je me suis définitivement séparé du cannabis à l'age de 22 ans. En revanche alcool régulier et tabac n'ont fait que progresser depuis: je buvais jusqu'à peu un litre de bière par jour et avalaient une vingtaine de cigarettes par jour de semaine (le double le weekend).. J'ai aujourd'hui 26 ans et mon état de santé est devenu très préoccupant: Ma capacité pulmonaire au niveau des petites bronches est de 66% ( contre 95% il y a 10 ans) Je souffre de bronchite chronique. J'ai des maux de tête récurrents et des points de lumière apparaissent dès que j'effectue un mouvement de tête un peu appuyé. Je transpire au moindre effort. Pire j'ai une hernie hiatale (agrandissement de l'ouverture de l'estomac) importante due au mélange alcool-tabac-bouffe grasse qui occasionne chez moi un reflux gastro-oesophagien important et des douleurs importantes dans la poitrine. Je ne peux plus pratiquer d'activités sportives de manière trop intense car mon coeur à un rythme irrégulier. Le plus grave étant des problèmes de plus en plus fréquents de maintien d'érection et de capacité à avoir un orgasme...(génial à 26 ans!!!!!!!) Avouez qu'à 26 ans je suis déjà un peu "usé"..... Alors ne commencez pas à fumer: ca ne rend pas plus fort, plus viril ou plus cool, c'est un signe évident de manque de confiance en soi qui vous amène progressivement à un état général de fatigue, de culpabilité et de carence physique.. Aujourd'hui et malgré mon état de santé jugé préoccupant par mon médecin, j'ai de grosses difficultés à me passer de cigarettes alors..... à quoi bon commencer? Je ne viens pas d'un milieu social défavorisé, je mène une vie professionnelle intéressante (je suis avocat) mais je me suis détruit une grande partie de moi même à cause d'un mode de vie que je pensais être qualifié de "bon vivant". De bon vivant je suis arrivé à vivant en mauvaise santé et j'angoisse pour mon avenir...A quoi bon avoir fait des études brillantes pour se détruire physiquement de manière toute aussi brillante... Ce témoignage est dédié à tous les adolescents ou jeunes adultes qui ressentent un jour ce besoin de se dégrader gratuitement et en toute impunité, avec la sensation que ce n'est pas grave et que la maladie n'arrive qu'aux autres.... Vous ne méritez pas de vous infliger une torture à petit feu, faites vous aider car la cause de ces addictions repose bel et bien dans un manque de confiance en soi, manque qui peut avoir de multiples origines. Merci à ce site de participer activement et de manière très pédagogique à l'éradication de ce fléau qu'est le tabac!"

Katell (32 ans) - Nationalité Francaise - 19 octobre 2007
"Arrêter de fumer c'est comme déménager dans sa propre vie. Il faut s'y prendre un moment à l'avance pour prendre le temps d'imaginer le genre d'endroit où on va aller vivre: plus propre, plus grand , plus lumineux, plus frais... Puis il faut décider de la date. Elle ne doit pas être trop proche pour avoir le temps de préparer les cartons (s'informer, préparer le "kit du jeune ex-fumeur" à savoir chewings gums, pommes, balle anti stress, LA bouteille d'eau fétiche que l'on emmène partout avec soi etc.), revisiter chaque pause en imaginant comment on fera "dans le nouveau logement". Ca permet aussi de ne pas se traumatiser par un changement trop brusque. Pour se faciliter la vie, un peu avant l'échéance, contacter un déménageur compétent (en l'occurrence un médecin) qui est souvent de bon conseil sur l'organisation de la manoeuvre (patch de nicotine? Zyban? Champix?) et on rameute les amis les plus barraqués (les plus encourageants). Les premiers jours sont difficiles: on ne retrouve plus rien, on a l'impression que c'est le bazar partout, on est fatigué, on s'énerve pour un rien... Là il faut juste respirer un grand coup et laisser le temps passer car il travaille pour nous (s'autoriser la "cure" de cinéma, de TV ou de sieste la première semaine). Petit à petit, les choses se mettent en place. Un par un, les cartons sont déballés: les gestes quotidiens sont réinventés: le café devient vaisselle ou fruit, l'arrêt de bus devient salon de lecture et les potes sont ravis de recevoir de nombreux sms... Le nouvel appartement semble immense et pour cause: on s'est débarrassé de quelques 250 gestes quotidiens, 140 minutes chaque jour, 16 heures et presque 50 CHF chaque semaine... Ca fait beaucoup de place! Au départ on est perdu dans tout cet espace et on ne vit que dans la pièce principale, timidement, "comme avant". Puis petit à petit on explore... Hummm... Les goûts reviennent... Tiens, si j'apprenais à cuisiner... les kilos arrivent, bof, bof... Bon, ben je vais prendre les escaliers, et puis...je pourrais rentrer du travail à pied le vendredi soir... Et puis tiens, si je me mettais au sport? Hé mais finalement je ne suis pas aussi nulle que je le croyais... Tiens, les kilos sont repartis... Il y a des expériences étonnantes où l'on s'étonne soi-même: Apéro chez des amis? Hum... Pas envie d'alcool mais d'un jus de fruits bien frais (Moi qui ne crachais pas dans mon verre). Deux autres personnes disent "moi aussi" (ultra tendance donc...) Le réveil ? Me voilà en train de le regarder s'allumer... (Wow! J'avais pas vu ça depuis des années!) J'ai même réussi à intervenir dans une conversation sur aussi abstraite pour moi que l'actualité politique! (Normalement je n'y connais rien mais depuis que je lis les journaux en attendant les gens, je suis mieux informée). Parfois il y a des vieux réflexes qui reviennent, comme si on cherchait la table de nuit à l'endroit où elle se trouvait dans l'ancien appartement: on se demande si on a assez de monnaie... pour quoi faire au juste? On se retourne pour "ne pas oublier" le fameux paquet doré sur la table... Ah ben non, c'est pas le mien. On trouve son sac à main étrangement vide (ben non, il est juste trop grand maintenant) Ca fait deux mois que j'ai déménagé et pour le moment je suis ravie. Tout n'est pas encore bien en place, les luminaires ne sont pas tout à fait fixés, il manque quelques meubles... Ca vient. J'ai bien plus de projets de déco que de regrets concernant mon ancien appartement. J'y pense plus trop d'ailleurs. Si vous êtes dans le même appart' depuis votre adolescence, c'est bon maintenant, vous méritez bien mieux: plus grand, moins cher... Mieux. "

Georges (60 ans) - Nationalité Française - 06 octobre 2006
"J'ai 60 ans. J'ai fumé... Hélas, mais jamais je ne me suis considéré comme un grand fumeur. De la première "Gauloise" sur les bords du Léman où je me suis à moitié étouffé par suffocation, jusqu'aux 2 paquets par jours durant le service militaire, ponctuées par des arrets et des reprises. je reprenais à fumer car je croyais que la cigarette ne me manquait pas et que je pouvais cesser quand je voulais. archi faux. La cigarette me minait lentement, souffle court, plus de sport, ce gout de tabac qui transpire de la peau, qui colle aux vetements, ces bouts de doigts jaunis... conscient, j'ai décidé d'arreter en février 1991 tout net, sans rien d'autre que ma volonté. Et cela a suffit, lentement la vie a repris, après que les toux grasses du matin se furent estompées (2 ans), que petit à petit j'ai pu recommencer à sentir le parfum des fleurs et le gout des aliments, une nouvelle vie s'est insuflée à l'intérieur de mon corps. Je n'ai jamais plus touché à une cigarette. Un jour de mai 2004, ressentant une légère douleur à la mixion, j'ai subi une cytoscopie et là le verdict est tombé tragique, tumeur de grade 3 à la vessie, du au tabac, pronostic de vie 3 mois. J'ai été mis devant un choix drastique ou une ablation de la vessie ou une chimiothérapie sans garantie du résultat. J'ai opté pour une opération immédiate (chirurgie lourde, plus de 7 heures d'intervention, 3 jours de réanimation). Le miracle s'est produit grace à un chirurgien hors pair qui m'a sauvé. Parfaitement opéré il m'a aidé à me battre et à reprendre à vivre avec ce handicap très lourd. Deux ans après l'intervention, mutilante tant sur le plan physique que moral, je vous laisse imaginer les sequelles, j'ai un pronostic de survie de 85%, je me bat toujours, j'ai repris le sport et l'entrainement physique intensif, j'essaye de vivre normalement. Au fond de moi tout de même je ne peux m'empécher de me reprocher d'avoir touché à ces cigarettes, le cancer de la vessie est actuellement en rès nette augmentation, et le corps médical affirme qu'il est en étroite liaison avec la consommation de tabac. Imaginez mes jeunes amis mâles, ce que peut ressentir un homme, privé en pleine force de l'age, d'avoir des rapports spontanés avec une personne chère, de s'interdire toute rencontre, tout cela pour quelques cigarettes. Mais enfin il me reste la vie et je l'apprécie à chaque seconde."

Roger (36 ans) - Nationalité Suisse - 29 juin 2005
"La plus grande prise d'otage de tous les temps !! Près d'un milliard et demi d'otages dans tous les pays du monde ! Un otage exécuté toutes les 5 secondes ! A chaque seconde un nouvel otage est capturé, au moment même où il allume sa première clope ! Une rançon phénoménale, versée par petite dose à l'achat de chaque paquet ! Une prise d'otage qui perdure depuis plus d'un siècle ! Le preneur d'otage: les compagnies de tabac ! Leur arme favorite: la cigarette ! Et surtout leur technique: l'intoxication psychologique !! Eh oui, c'est incroyable les inepties que ces compagnies ont réussi - et réussissent encore - à faire gober à près d'un tiers de l'humanité, sous le regard laxiste (complice?) des ces messieurs qui nous gouvernent, bien trop soucieux de ne pas tuer la poule aux volutes d'or. La plus belle illusion du monde, soigneusement maquillée avec ces jolis paquets colorés, avec ces briquets "fantaisie", avec cette Formule- 1 qui gagne course sur course, avec ce cow-boy posant fièrement sous un ciel crépusculaire, avec la vision de ce chameau immortalisé dans le firmament, avec ce héros romantique dans ton film préféré, avec ces points de répères que sont la pause-café, le repas, l'apéro, etc, avec ce sentiment rassurant de trouver son paquet fétiche n'importe quand et n'importe où sur terre, avec les opinions si rassurantes des autres fumeurs si "heureux" de fumer. Quel magistral tour de force que d'arriver à faire passer la dépendance à une drogue dure, addictive, meurtrière, comme un besoin aussi vital que de manger, dormir, boire ou respirer ! Et bien évidemment à faire passer le soulagement du manque pour le plus grand plaisir de l'existence ! Du PLAISIR ? Achèteriez-vous un marteau- piqueur uniquement pour le faire marcher et ressentir le PLAISIR quand le bruit s'arrête ? Ou bien achèteriez-vous des chaussures trop petites, les porter toute la journée juste pour ressentir le PLAISIR de les enlever le soir ? Attraperiez-vous une bronchite chaque semaine juste pour ressentir le PLAISIR lorqu'elle est finie ? Iriez-vous vous taper la tête contre un mur pour ressentir le PLAISIR quand ça s'arrête ? Et enfin allumeriez-vous cette clope providentielle pour ressentir le PLAISIR de mettre fin au manque qui torture votre esprit ? Mais oui, bien sûr ! Les dirigeants des compagnies de tabac ont réussi à intoxiquer notre subconscient, en nous faisant gober l'idée que nous avons besoin de fumer. Donc, le moyen le plus efficace pour couper l'herbe sous les pieds de ces fumiers, c'est...de ne plus fumer ! Faut-il rappeler qu'UN SEUL fumeur qui arrête de fumer, c'est pour les prochaines années des milliers de francs que l'industrie, mais aussi l'état, n'encaisseront jamais! Fumeurs, révoltez-vous contre la dictature que vous infligent les cigarettiers...en devenant des non-fumeurs ! "

Isabelle (46 ans) - Nationalité française - 26 juillet 2006
"J'ai allumé ma première cigarette à 11 ou 12 ans en colonie de vacances. Mais je considère n'être rentrée dans le clan des fumeurs qu'à 15 ans, époque où j'ai véritablement avalé une bonne vingtaine de "clopes" par jour. Ca faisait bien et surtout nous étions bien moins sensibilisés aux méfaits du tabac. Mon père est mort à 59 ans en raison de problèmes cardio-vasculaires dus en grande partie aux cigarettes. Ma mère s'est alors arrêtée de fumer ce qui ne l'a pas empêchée d'être rattrappée par le "crabe" : cancer des cordes vocales et, 15 ans après, cancer du larynx. Et moi, j'ai continué à consommer mon paquet par jour minimum. Il n'était pas question que je m'arrête, pour preuve, je n'ai jamais tenté quoi que ce soit pendant près de 30ans (sauf lors de mes grossesses où j'ai eu la chance d'être dégoutée par les odeurs de tabac). Pourtant, il y a deux étés, nous sommes partis en famille en Ecosse, au milieu de rien si ce n'est un troupeau de moutons et là, assis face à cet espace de nature, nous avons décidé, mon mari et moi-même, de fumer la dernière cigarette un peu comme on se jette un défi. Le fait de changer totalement de vie pendant trois semaines a été souverain. Il m'est arrivé dans les tous premiers jours de tourner en rond comme un ours en cage, surtout le soir, à l'heure où, quelques jours plus tôt, les cigarettes étaient les meilleures. Mais j'ai tenu bon. J'allais marcher sur les routes désertes ou crier dans les champs et je rentrais calmée. Le plus difficile a été le retour à la maison avec son lot de petites habitudes qui rejaillissent subitement. J'ai trouvé un "truc" qui m'a aidé à tenir : au lieu de m'installer confortablement, la journée terminée, dans le canapé, je sautais dans mon lit avec un bon bouquin. La chambre étant un endroit où je n'ai jamais fumé, l'appel de la cigarette était moins fort. Il n'y a plus guère que sur la route, dans les embouteillages ou lorsque je suis contrariée par les incivilités de certains automobilistes que j'y pense ; la voiture, lieu auquel je ne peux hélas pas échapper, est un endroit où j'allumais un nombre vertigineux de cigarettes. Deux choses pourtant me tiennent éloignée des marchands de tabac : le souvenir de cette dépendance et de la panique que j'éprouvais lorsque je découvrais mon paquet presque vide. Il fallait alors que je saute dans ma voiture, quelle que soit l'heure, pour trouver un détaillant ouvert. Le dimanche était un jour terrible pour ça... Quand je vois le soir ou les jours fériés toutes ces personnes qui font la queue devant le seul buraliste ouvert du coin, je me dis que j'en suis sortie. Enfin, le deuxième facteur qui joue pour moi c'est cette odeur que véhiculent tous les fumeurs et l'image qu'ils renvoient. J'ai fait partie de ces personnes qui manoeuvrent leur véhicule la cigarette au bec, j'ai appartenu à cette communauté de gens qui ne peuvent s'empêcher d'allumer leur "clope" dans la rue, j'ai été imprégnée de cette odeur de tabac froid malgré tous les efforts pour l'éviter. Je trouve désormais très môche les gens avec leur mégot en bouche et désagréable ces effluves de tabac qui me sautent aux narines lorsqu'un fumeur vient me dire bonjour, même lorsqu'il a écrasé sa cigarette. Tout n'est pas rose dans cette aventure. Si je pense être en grande partie guérie, j'ai beaucoup grossi en "compensant", notamment au volant (paquet de bonbons, petits arrêts dans les boulangeries...). Je commence à voir la fin du tunnel de ce côté-là mais il aura fallu deux ans (le 6 aout) pour que j'arrive à me stabiliser et ammorcer un retour vers la normale. Les enfants m'aident à tenir, je crois qu'ils m'en voudraient et seraient surtout très déçus s'ils me surprenaient entrain de fumer à nouveau. Une aide extérieure m'aurait peut-être permis d'éviter de prendre mes dix kilos mais quelle que soit la façon de procéder, le jeu en vaut la chandelle."

Mary-José - 23 janvier 2001
"Nous étions une de ces jolies familles modernes qui fait envie, nous formions un couple uni et mes enfants travaillaient bien et étaient très joyeux. Nous approchions de Noël, il me restait quelques jours à travailler à l'hôpital puis j'avais une semaine de congé pour terminer d'acheter mes derniers cadeaux. Je préparais les vacances oû nous voulions aller skier tous les quatre. Mon mari réglait comme à l'habitude les mille et un problèmes dûs aux responsabilités qu'il avait dans ses jardins. De plus il avait commencé en janvier une école très intéressante mais exigeante de spécialiste en environnement. Il était enthousiaste et sérieux, gai et plein d'humour. Il aimait sa femme et ses enfants par dessus tout. Il avait un défaut, il fumait constamment d'horrible et puantes cigarettes. Le 11 décembre au matin nos vies se sont brisées, son coeur a dit stop, il s'est arrêté. "

MARIE (47 ans) - Nationalité FRANCAISE - 01 mars 2004
"RUPTURE Ca y est, c'est décidé, je la quitte ; pas facile, après trente deux ans de vie commune ! Je me souviens de la première fois, j'avais quinze ans, ce n'était pas si bon que cela, finalement, je me souviens de la gifle de mon père, après. Et je me souviendrai aussi de la dernière fois, c'était hier, dans la cour de l'hôpital, la nuit, j'ai quarante sept ans. Ni l'une, ni l'autre n'étaient préméditées ! Que de temps perdu avec elle ! Je l'ai longtemps crue mon amie, ma compagne de tous les états d'âme, presque ma force ! Quelle illusion ! Je lui ai donné toutes ces années, et que m'a-t-elle apporté, elle, en échange ? Sournoisement, insidieusement, elle n'a fait qu'accentuer mes premières rides, ternir mon teint, diminuer mon souffle, usurper les goûts et les odeurs, et tant d'autres sévices cachés, perfides. C'est elle qui ma pris mon père, trop tôt ! Et je suis restée avec elle quand même, encore, n'écoutant personne, pas même moi-même. Cela fait déjà quelques années qu'elle me pèse, mais difficile pour un vieux couple, de se séparer, difficile de dire voilà, cest fini . Alors, on traîne, on se trouve des excuses à cette lâcheté en se disant que de toute façon, c'est peut-être trop tard, on hésite et puis un jour, on fait le pas, le vrai, le bon ! Je lui dis Adieu, je reprends mes droits sur l'odeur des jonquilles, je reprends un peu du temps qu'elle m'a volé, je reprends ma liberté. ADIEU, la clope ! Je ne taime plus ! "

Agnès (64 ans) - Nationalité française - 30 septembre 2004
"à 17 ans je fumais ma première cigarette et j'ai fumé la dernière le 14 avril 2003 après 46 ans dont 18 mois d'interruption à l'âge de 30 ans. Toute une vie de tabac, la plus ancienne compagne de ma vie....très vite j'ai fumé un paquet par jour et à la fin de ma vie de fumeuse j'étais à plus de 2 paquets 1/2, voire 3 paquets Lorsque j'ai cessé de fumer à l'âge de 30 ans çà a été plus difficile que maintenant, étrangement. A l'époque j'avais fait un pari avec moi-même:" tu vas t'arreter; tu vas leur montrer que tu es capable de le faire"; un an et demi après je rechutais: normal, j'avais gagné mon pari, je m'etais arrétée et l'odeur de la cigarette qu'un ami allumait devant moi était tellement troublante........ Cette fois j'ai décidé de m'arreter et j'ai mis un an et demi à prendre la décision, à me conditionner, à me convaincre que j'allais me passer de tabac, aussi dur que cela pourrait être. et puis un jour, en naviguant sur le web j'ai trouvé par hasard Stop tabac.ch et je ne l'ai plus quitté. ma décision était prise, il faisait passer à l'acte et c'est stop tabac qui m'a aidé et tous les membres de la tribu qui m'ont aidée patiemment, sereinement et m'ont remonté le moral les jours gris ou noirs. Pourtant si je voulais cesser le tabac, je ne voulais que les autres puissent en souffrir dans mon entourage et par ailleurs je ne voulais pas prendre de poids. J'ai donc utilisé le zyban selon la manière préconisée par stop-tabac et dans les mois qui ont suivi j'ai pris du Prozac pour pouvoir passer les moments difficiles et ne pas remettre en cause ma décision.pour contrôler mon poids, j'ai bu de l'eau pétillante à chaque fois que le manque de "quelque chose aux lèvres" se faisait sentir, je buvais au goulot, comme un biberon j'arrivais à boire 3 litres par jour Voilà maintenant j'ai 64 ans et je découvre des gouts et des parfums comme j'en connaissais dans mon enfance et que j'avais perdus; j'ai retrouvé aussi un souffle perdu, je cours, je marche, je nage, je vis. et les fumeurs à côté de moi ne me gênent même plus. Quand je vois quelqu'un fumer, les femmes surtout, je trouve cela très moche, très laid. je sais et je sens tellement que c'est une drogue que j'ai envie de leur dire:" arreter de vous détruire" mais nul ne peut faire le bonheur des gens malgré eux aujour'hui je suis heureuse d'etre une ex fumeuse et je resterai une exfumeuse jusqu'au bout"

Geneviève (43 ans) - Nationalité Suisse - 30 avril 2006
"Nous arrivons au mois de mai... Joli mois de mai... L'an dernier, je me disais " je vais m'arrêter"... "je m'arrête quand je veux, de toute façon, alors je vais m'arrêter"... 2 paquets par jour, l'odeur, la fumée, le smog, je l'appelais..., la toux du matin, la voix qui déraille, et souvent la peur ...d'en claquer, d'une quinte de toux qui mettrait mon poumon à la porte !Image répétée d'un humour internaute... et puis le mois de mai avec ses jours de concours (en Suisse) et son 31 sans fumée... Et que je me suis dit, pourquoi pas...Des "Chiche t'oses pas" et "de toute façon tu tiendras pas 3 jours" ont fusé autour de moi... J'ai des collègues adorables, heureusement d'ailleurs, car je partage plus de temps avec eux qu'avec ma famille dans une journée...mais ils sont un peu "blonds" comme on dit... Ce manque de confiance m'a vexée.. Oui je peux avouer: je me suis arrêtée de fumer pour leur clouer le bec et les laisser radotter sans fondement sur mon dos ! C'était le 16 mai 2005... Douze mois plus tard, on a cessé de m'en offrir le matin, avec un sourire sorcier,le petit clan parieur m'en félicite aujourd'hui, un membre du clan m'a même rejointe.... de ce bon côté de la barrière... Et on en rit encore... C'est la première fois que j'essayais de stopper la clope... j'avais 42 ans, et je fumais depuis l'âge de 16 ans... Faites le compte... Au début, je faisais la forte, l'odeur ne me dérangeait pas, je n'avais pas d'envie en sentant une taf me passer sous le nez... Et puis j'ai décider d'arrêter de me mentir ! Ca pue, je supporte plus ceux qui toraillent sous mon nez, et brisent la saveur de mes instants... Donc je suis devenue un peu intolérente... Chez moi c'est dehors... Au resto, j'y vais plus, c'est pas le pied de croquer avec le cigare du voisin... (mais ça va changer, chouette) et dans les obligations obligatoires, je fais le point dans ma poche et vire au pouf à linge tous mes habits sitôt rentrée.... A part ce petit côté maniaque, l'arrêt du tabac m'a apporté un merveilleux voyage à Londres: j'avais honnêtement mis le prix de 2 paquets de clopes dans un cochon rose... soit 11,60 francs chaque jour... Lecochon est mort en février, le voyage a eu lieu et je n'ai pas dépensé la totalité de l'épargne !!! Et en meilleure close, ne plus fumer m'a rendu le goût de mes repas, l'odeur des fleurs, le souffle de mes longues ballades à pieds... mes chiens me remercient chaque jour... Je n'ai pas pris un gramme, parce que je n'ai pas remplacé ma clope par de la bouffe.... *Je suis déjà ronde, alors là-dessus j'avais du être très sévère avec moi-même :o)* Je ne peux qu'encourager ceux ou celles qui me liront de se lancer, sans entendre les railleries des amis qui diront "t'es pas cap"... Il disent ça parce que EUX ne sont pas cap.... Personne y croyait, le 16 mai dernier, personne ! (même pas moi, tellement ça me paraissait insurmontable !!!) Je suis fière aujourd'hui... et je remercie tous les gens de Stop-Tabac, où j'ai pris tout ce qui pouvait me servir pour garder le tracé de la victoire.... Je ne serai jamais plus une non fumeuse, je resterai une ex fumeuse, un peu comme les alcoolique abstinents. Sortir d'une drogue est continuer à vivre, et c'est merveilleux ! "

Anonyme - 12 novembre 2003
"Je n'ai pas fumé depuis trois jours. Vous noterez que je ne dis pas "j'ai arrêté de fumer il y a trois jours". J'ai en effet enterré ma belle-mère la semaine dernière, elle est morte d'un cancer de la langue. C'est le genre de situation qui vaut toutes les campagnes de prévention ! Pour tout dire ce n'est pas la peur de mourir qui donne le courage de ne pas allumer de cigarette. On sait tous, en allumant une cigarette que ce n'est pas bon pour la santé, que ça coûte cher, qu'on a les doigts qui sentent et l'haleine d'un cachalot, qu'on risque le cancer du poumon, de la gorge, de la langue, ou des problèmes cardiaques... Mais on pèse le pour et le contre (rapidement, superficiellement, c'est vrai) et on allume cette satanée clope ! Non, ce qui me donne aujourd'hui la force de ne pas allumer de cigarette c'est l'image de la femme que j'aime, en larme, marchant derrière une boîte ou repose le corps blanc et froid de sa mère... Je ne veux pas lui imposer un jour la peine de marcher derrière une boîte où je serais à cause de mon insouciance. Je suis prêt à jouer avec ma vie pour une cigarette, pas à faire de la peine à ceux que j'aime. De même que l'on est plus enclin à faire un petit excès de vitesse si l'on est seul dans son véhicule que si l'on transporte ses enfants, on ne pense pas qu'en allumant une cigarette on prend le risque non pas seulement de mourir mais aussi de peiner sa famille et ceux qui nous aiment. Je ne me considère pas comme un non- fumeur, ni comme un futur non-fumeur. Toute ma vie je serais un fumeur. J'espère juste être assez fort pour être un fumeur qui ne fume pas."

Daniel (59 ans) - Nationalité Française - 20 septembre 2006
"Bonjour, je pense maintenant être parmis les ex-fumeurs. J'ai arrêté le 4 avril 2006, grace à votre site découvert par hasard... J'ai vu les témoignages d'autres personnes, j'ai ouvert moi-même mon blog et j'ai reçu des témoignages d'autres personnes qui comme moi voulaient arrêter... J'ai consulté le site régulièrement, j'ai encouragé moi aussi d'autres personnes... En fait c'est un pari avec soi-même, si d'autres y arrivent pourquoi pas moi, c'est le défi que je me suis donné et jusqu'à présent je tiens...45 ans de tabagisme cela suffit...C'est vrai que cela n'est pas facile, mais au dur et à mesure que les jours passent on se sent mieux et surtout fier, heureux, j'ai récupéré du souffle je me sens mieux et je fais des économies...En 45 ans j'ai éssayé au moins 50 fois d'arrêter sans succés...Le jour ou je suis tombé sur le site Stop Tabac, cela à été pour moi le déclic, les articles, les témoignages tout est fait pour vous aider et je trouve cela génial... J'étais alcoolique, je suis maintenant abstinent depuis 19 ans et je m'occupe d'une association d'aide et d'accompagnement aux malades alcooliques, vous voyez tout est possible... Pourtant j'ai des problèmes comme tout le monde, mais je n'ai plus besoin d'un verre ou d'une clope pour les régler... Dans la joie comme dans la peine ce n'est ni l'alcool, ni le tabac qui nous aident, c'est un LEURRE...Une impression de bien être qui est très passagère, mais insidieuse car il faut augmenter les doses régulièrement et l'orsque l'on ce rend compte du problème, généralement il est déjà trop tard, nous sommes dépendants, et la pas facile, j'arrête! mais demain! Je pourrais vous écrire des pages, mais je veux juste vous dire pour ceux qui le veulent : OUI C'EST POSSIBLE... Bien amicalement, merci encore à vous. Daniel LEFEBVRE "

Nathanaelle (24 ans) - Nationalité Francaise - 20 février 2005
"Ca y est, j'ai arrêté. Aprés 8 ans de tabagisme actif à 15 cigarettes par jour, me voilà en pleine révolution personnelle. C'est fou. A peine croyable. Moi qui souffrais rien qu'à l'idée de ne plus fumer...la clope de l'aprés repas, celle du début de soirée, celle qui met à l'aise dans les rencontres et puis les milliers d'autres. Comment s'en passer? Comment remplir le vide sans cigarettes? Je n'avais jamais réussi à ne pas fumer pendant une journée entière. En 8 ans ! 8 ans de ma vie à fumer TOUS LES JOURS...Et voilà que ca fait une semaine sans la moindre cigarettes, et, me croirez vous...tout va bien! Oui, un petit peu de manque les 2,3 premiers jours, le cerveau qui se sent bizarre, qui se sent tout court, si ca se trouve....Mais rien de terrible. Je me sens portée par tout le bien que je me fais, ou tout le mal que je ne me fais plus. Je respire à plein poumons, je ferme les yeux et j'essaie d'imaginer l'intérieur de mon corps. Qui mettra probablement des années à redevenir vraiment sain, mais que déjà je ressens mieux. Comme une dispute de 8 ans entre lui et moi qui vient de prendre fin. Je lui parle à nouveau. Lui, il n'a jamais cessé de me parler (mal aux poumons, au coeur, peau et dents degueus, haleine de cendrier...) mais je ne l'écoutais pas. Me voilà donc de nouveau son ami, et le plus beau, c'est qu'il a pas l'air rancunier pour un sou. Mon copain dit qu'il ne m'a jamais trouvé aussi belle, et moi, je ne me suis jamais senti aussi bien...Allez, c'est facile! Pour l'amour de vous!"

Cathy (33 ans) - Nationalité française - 24 septembre 2005
"Bonjour ou bonsoir à tous! Je voudrais apporter mon témoignage plein d'espoir pour tous ceux qui ont encore du mal à stopper définitivement la cigarette. Cela fait 5 mois que je n'ai pas touché à une seule cigarette. Mon arrêt n'a pas été facile! Durant environ un mois, j'ai beaucoup lutté contre mes angoisses et envies obsessionnelles. Puis... au bout du deuxième mois tout s'est bien arrangé! Plus de besoin impérieux de fumer, juste une petite envie (plutôt une "pensée") de temps en temps. J'ai moi-même beaucoup de mal à y croire et pourtant... Depuis un mois, ma vie est en train de changer. Je sens bien que je ne suis plus tout à fait la même. Je craignais un changement dans ma personnalité: je pensais qu'arrêter de fumer allait me rendre moins "intéressante" et plus timide, que j'allais moins "déconner"... Eh bien... à ma grande surprise c'est l'inverse!! Je suis beaucoup plus ouverte aux autres, moins stressée, très confiante en l'avenir et en moi... En plus des classiques bénéfices physiques de l'arrêt, depuis quelques semaines j'éprouve un besoin impérieux de tout ranger dans ma vie!! J'ai compris et je sais maintenant que je suis une personne forte, motivée et pleine de vie. C'est comme si je devais apprécier chacune des secondes de ma nouvelles vie et je me mets à relativiser tous les soucis... Après avoir supporté ma mauvaise humeur, mon entourage apprécie mon enthousiasme et ma bonne humeur!!! Vive les non-fumeurs!!!!"

paula (35 ans) - Nationalité Française - 08 août 2007
"Je fume (fumais) depuis l'âge de 18 ans, j'en ai 35. Un paquet par jour. J'ai commencé pour faire comme les autres. Me sentir grande, mature, libre, dans le coup. Puis j'ai continué. Fumer ne m'a jamais posé de pb, je n'ai jamais eu envie d'arrêter, pensant que j'arrêterai "plus tard". Je me suis sentie très coupable lors de ma première grossesse où je n'ai réussi qu'à réduire à 5/7 cigarettes par jour. Puis j'ai arrêté quand j'ai accouché, lorsque j'étais à la clinique. Je n'avais pas envie de fumer, je n'avais pas envie de laisser mon bébé pour aller fumer. Puis, un mois plus tard, lors d'une soirée... j'ai fumé une cigarette, comme ça sans raison, sans en avoir vraiment envie. Elle m'a fait replonger aussi sec! Sept ans sont passé. Ma mère tombe malade. Cancer du poumon. Elle avait énormément fumé dans sa jeunesse, puis avait arrêté depuis l'âge de 35 ans. Elle en avait 58. On ne trouve pas de cellules malignes à la biopsie. On l'opère pour lui enlever la tumeur et on lui parle d'une chimiothérapie préventive après sa convalescence. On est très confiants, les medecins optimistes. Mais sa convalescence a été de courte durée. D'une "simple" tumeur elle est passé à un cancer généralisé foudroyant. On a eu 1 mois pour se dire adieu, pour pleurer, et rire aussi, de remercier, se dire qu'on avait eu de la chance d'être venues sur terre pour être mere et fille. Mes frères et soeurs aussi, nos enfants aussi. ça a été un mois très dur, pour elle, pour son mari pour ses efnats, pour ses petits enfants qui l'adoraient. On l'aimait tellement. Elle nous aimait tant. Pour moi, c'est une des choses les plus difficiles qui me soient arrivé: perdre ma maman, si belle si douce, si gaie, si joyeuse, si aimante. La perdre si vite... Sur son lit de mort je lui ai promis d'arrêter de fumer. Je n'y suis pas arrivée. C'était l'été dernier. Je me sentais si coupable de ne pas tenir ma promesse!! Puis je me retrouve enceinte. Et je n'arrive toujour pas à arrêter!! J'essaye l'hypnose, les patch, l'homéopathie, l'acupuncture, allen carr, le manuel de défume etc. Rien n'y fait. Je me sens comme une moins que rien. Vraiment. J'accouche. je suis à la clinique. J'ai envie de fumer, mais je n'ai pas envie de laisser mon bébé. Je me rappelle de la première fois où j'ai arrêté sans difficulté quand j'ai accouché. Je décide de "recommencer", de ressaisir cette chance. Et ça fait plus d'un mois que je n'ai pas touché une cigarette. J'ai envie, mais ce n'ai pas l'horreur. Je ne m'arrache pas les cheveux, je n'ai mal nulle part. Je sais que je ne vais pas mourir du manque. J'apprend à chaque nouvelle situation (verre avec des amis, une soirée, restaurant, diner, café le matin, pause entre deux activités, nervosité, stress...) à me passer de cigarette. Je me rend compte qu'effectivement le plus grand frain est LA PEUR. Le peur de devenir fou si on fume pas, le peur de mourir du manque; Mais non, on ne meurt pas de ne pas fumer. je le vérifie chaque jour depuis un mois et demi. Et ma vie n'est pas devenue morne et triste, sans saveur. Je commence à être fière de moi. Et j'espère que je vais continuer comme ça. Je me considère comme un alcoolique qui ne dois plus jamais reprendre un verre d'alcool de sa vie. moi, je ne dois plus jamais toucher une cigarette. Je regrette tant d'avoir commencé, je regrette tant d'avoir perdu ma mère! Mais je me dis: heureusement qu'elle avait arrêté depuis l'age de 35 ans! sinon elle serait morte bien avant. on a pu profiter d'elle un peu plus longtemps! J'espère que mes enfants pourront profiter de moi. Qu'ils n'auront pas à vivre ce que j'ai vécu. Tant de douleur! tant de tristesse! Et tout ça pour que des multinationales s'enrichissent et s'en mettent plein les poches! ils doivent quand même bien se marrer du fond de leur fauteuil en cuir ces riches messieurs, pdg de l'industrie du tabac!!!"

Claudine (46 ans) - Nationalité Francaise - 04 janvier 2002
"Il y a 16 mois ma cigarette et moi vivions bien. Des soirées autour d'une table ou nous buvions tranquille et bien sûr ma cigarette était là avec d'autres, plusieurs générations, nous chantions, d'autres jouaient des instruments, ou on se faisait des blagues,nous étions heureux. Et puis un mois d'août où fatiguée, j'urine rouge, passe une echographie de la vessie, il y a quelque chose; on opère; 15 jours passe toujours très fatiguée. Le résultat "tumeur maligne" sur le moment, vous ne réalisez pas et puis on va vous soigner. Je rencontre l'urologue à l'hopital; "voilà vous arrêtez de fumer ou vous vous suicidez en continuant". Je comprend pas ce que vient faire la cigarette là. On m'explique elle contribue au cancer de la vessie; A l'hopital, je rencontre des personnes qui ont comme moi le cancer plus ou moins avancé. J'ai mal en moi, le plaisir de fumer... je dois plus y toucher , j'ai mal de voir des personnes qui ne peuvent pas arrêter et leurs maladies empirent on enlève la vessie et puis... je ne veux pas savoir. Je pleure des journées entières, car le traitement est dur, la fatigue++++, les enfants. Tout d'un coup vous vous sentez inutile, vous savez que la cigarette vous détruit et vous n'arrivez pas à arrêter. Rencontre d'un tabacologue à l'hopital, il m'explique comment je dois procéder avec les timbres. Il me parle d'un site "stop-tabac "; j'ai le moral a zéro et puis je ne suis plus sûr de rien (...)une cigarette ,c'est une drogue qui vous tue un jour ou l'autre moi je suis pas sortie d'affaire, faut attendre. Si on m'avait dit au départ un jour la cigarette va te détruire et tu vas souffrir par les traitements et moralement jamais je pense que j'aurais touché à cette drogue. Je remercie mes amis du forum et les 2 docs qui me suivent pour m'aider sur la route du stop tabac. "

Marcel (74 ans) - Nationalité canadienne - 03 décembre 2002
"Il y a quelques années au cours d'une journée Portes ouvertes à l'Institut de Cardiologie de Montréal, le public était invité à mesurer le taux de monoxyde de carbone dans l'air expiré. J'ai eu la surprise de trouver deux enfants, 9 et 10 ans, avec des taux de 10 ppm. Ils arrivaient après un trajet de 60 kms en voiture avec leurs parents qui avaient fumé dans la voiture. On était en novembre et les glace de la voiture étaient remontées. Si on parle du syndrome de l'enfant battu pour l'enfant physiquement abusé, on devrait ici parler d'abus chimique sur les enfants. "

Amadéa (40 ans) - 12 octobre 2007
"Bonjour, Voilà, il est temps pour moi d'écrire quelques mots sur mon expérience. J'ai commencé à fumer à l'âge de 14 ans. Mon père était fumeur (à 60 ans il a arrêté suite à un triple pontage !!!). A 14 ans j'ai commencé avec les copains, pour faire comme tout le monde, pour me montrer rebelle et branchée. Le problème c'est que je suis devenue dépendante rapidement et je pense que j'ai fumé d'abord une dizaine de cigarettes par jour et vers 17 ans, je fumais le paquet !!! Oui, quand je prends du recul, je me dis que c'est horrible. La suite l'est aussi... J'ai fumé pendant les 26 ans qui ont suivi...J'ai eu 3 enfants, j'ai fumé pendant toutes mes grossesses, j'ai fumé pendant l'allaitement, j'ai aussi perdu 2 bébés et fait deux fausses couches tardives (la cigarette a certainement contribué au fait que je perde mes bébés...) Bref, j'avais l'impression que la cigarette était plus forte que moi. J'ai fait plusieurs tentatives d'arrêt, avant les grossesses, pendant, après....6 tentatives exactement. Je travaille à 100 % (je suis psychologue) et un jour j'ai reçu dans mon bureau un patient qui avait besoin de parler. Il était en fin de vie avec un cancer des poumons, inopérable. Il avait 42 ans, il en paraissait 60. Tout à coup, j'ai pensé à mes enfants, les petits, la grande. J'ai pensé au fait que je pouvais tout perdre et que je ne serais pas là pour voir leurs fins d'école, leurs amoureux, leurs mariages, leurs joies, leurs peines...et que j'étais en train de ne pas prendre mes responsabilités. J'ai eu la trouille de ma vie. Je toussais déjà depuis 3 mois, toux du fumeur, et je me disais : tu vois, tu peux aller chez le médecin et tout à coup, il te dit, cancer des poumons et ta vie s'arrête là ..." Quant mon patient est sorti. J'ai pris une cigarette, je l'ai fumée jusqu'au bout et je me suis dise que c'était la dernière. Il était 11 heures du matin. Je n'ai rien pris,ni substitut nicotinique, ni trucs à mâcher...rien, en plus j'allaitais encore mon petit dernier et je ne pouvais rien prendre (sinon certainement j'aurais mis un patch ). Cela fait 7 mois que je n'ai plus touché une seule cigarette, j'ai toussé et nettoyé mes poumons pendant 5 mois, nuit et jour j'ai toussé. Maintenant c'est fini. Je ne souffre plus d'obsession à la cigarette, j'en ai parfois envie mais je me retiens car une seule bouffée et je suis foutue... Merci à ce site qui a soutenu toutes mes tentatives, les ratées et j'espère celle-ci qui sera réussie. Bon courage.. Maintenant je pense que je verrai grandir mes enfants....merci"

Jean-François (45 ans) - Nationalité Belge - 01 mars 2004
"Bonjour. Mon nom est Jean-François, j'ai 45 ans. Il y a un peu plus d'un an j'ai arrêté de fumer à la suite d'un emphysème déjà pas mal avancé, malheureusement le mal a continué à progresser, il a atteint plus de la moitié presque les 2/3 du poumon gauche et presque la moitier du poumon droit, ce qui maintenant m'empéche de faire mon métier depuis 6 mois. (indépendant en couverture-zinguerie et charpente, "maintenant j'arrive à monter un escalier avec peine"). J'avais commencé une revalidation respiratoire depuis quatres semaines ce qui aurait dû arrêter la progression du mal et consolider voir développer les alvéoles valides à défaut de quoi le pneumologue envisage une réduction pulmonaire, malheureusement lundi dernier j'ai fait un pneumothorax au poumon droit, ce qui me laisse chez moi sans pouvoir plus rien faire, et pour combien de temps? Il vaut mieux arrêter de fumer, avant de s'apercevoir que l'on est atteint d'un mal comme l'emphysème, parce qu'on en guérit pas , il est irréversible et quand ont le ressent les dégâts sont déja importants, la seule chose que les médecins puissent faire c'est de le ralentir au maximum et de vous soulager avec des médicaments, une revalitation ensuite une réduction pulmonaire, et puis après!!!???... Etre très limité dans toutes activités, ne plus savoir faire grand chose, devoir reprendre son souffle après le moindre effort est souvent avec difficulté et pas toujours sans douleur, tous cela est très éprouvant et stressant,on a beau me dire de vivre maintenant au jour le jour, tu verras bien plus tard!!! Je ne peux vous dire qu'une chose ARRÊTER AVANT L'IRREPARABLE, ça n'arrive pas qu'aux autres."

Anonyme (47 ans) - Nationalité Française - 20 septembre 2007
"Recette pour réussir son infarctus - Devenez accroc du boulot, de préférence dans une activité bien sédentaire : jamais en dessous de 12 heures par jour ; - Persuadez-vous que le sport ca ne sert à rien et que vous n'avez pas le temps d'en faire - Faites en sorte d'être stressé pour tout et pour rien ; - Prenez votre petit-déjeuner à la va vite - Pour le repas de midi : plats cuisinés, sandwich ou resto avec les clients ou mieux, sautez le repas ; - Et bien sur, c'est une évidence, choisissez bien votre "carburant" : une dizaine de café et 2 paquets de cigarettes par jour pour se redonner un coup de boost ; - Si vous le pouvez, ajoutez-y l'insomnie : ca active bien la recette.. Voilà, c'est un peu provoc, mais je suis sur que beaucoup se reconnaitront dans cette recette "explosive". Pour ma part, c'était ma manière de vivre. Je me croyais invincible.. Et à 47 ans, je me suis retrouvé une belle journée d'été 2007, le nez dans ma pelouse, submergé par une douleur insoutenable. Je me suis senti mourrir 2 fois ; c'est le SAMU m'a ramené à la vie : merci à eux Aujourd'hui, je me reconstruis : physiquement, c'est relativement facile parce qu'on est super bien accompagné par les médecins, les kinés et autres structures. Psychologiquement, c'est une autre affaire.. J'invite les fumeurs invétérés, les jeunes tentés par la cigarette à faire une petite virée pédagogique dans les services de cardiologie, et dans les centres de reéducation pour malades cardiaques et pulmonaires : Ca va les calmer dans leurs envies de clopes quand ils verront les malades qui trainent leurs bonbonnes d'oxygène ou qui arborent des cicatrices du nombril au menton. Pour ma part, le tabac ne me manque pas du tout mais c'est surtout parce que j'ai bien trop la trouille de revivre tout ca.. A 47 ans, je redécouvre l'expression "Mens sanis in corpore sano" : un esprit sain dans un corps sain. La vie sans tabac est une vraie délivrance physique et morale. Bon courage à celles et ceux qui se battent pour arrêter "

GEORGES (86 ans) - Nationalité Francaise - 13 février 2007
"en 1940 j'avais 19 ans.Fuyant l'occupant, venant de Paris,sans argent,j'ai atteint Marrakech.Affamé,je me suis engagé pour cinq ans. C'était le jour de la ste Barbe,fête des artilleurs.Le "quartier" était désert.Le cuistôt m'a contraint par la force à boire un apéritif, m'a servi du poulet et des frites, du café et de la gnole (plein un quart réglementaire) m'a mis un cigare dans le bec et je me suis réveillé dans une chambrée, à l'aube, à temps pour aller vomir dehors.C'était mon premier alcool,mon premier tabac ....et le début d'une longue période. J'ai rapidement fumé un paquet par jour, en inspirant bien la fumée,pendant 60 ans.J'a essayé tous les moyens pour arréter. Sans succés. Un jour ,ma femme est partie pour faire sa promenade quotienne à vélo. Elle n'est jamais revenue. On à retrouvé ses restes deux mois plus tard, aprés des recherches trés éprouvantes.Peu de temps aprés;mon fils a eu un accident de voiture.Pendant les trois jours à son chevet, j'ai fait le voeu d'arréter de fumer s'il s'en sortait.Il s'en est sorti. J'en étais à quatre paquets . j'ai immédiatement arrété.La fumée des autres,même éloignés, m'est devenue insupportable.Et cela dure depuis 26 ans. je ne suis peut-être pas normal.Mais, mes anciens fréres qui n'êtes surement pas plus normaux que moi,essayez ! Faites un voeu, c'est gratuit. "

Jean-Marie (JM) (53 ans) - Nationalité F - 03 janvier 2004
"J'ai 53 ans et je me rappelle de mes 1ères cigarettes comme si c'était hier: je devais avoir 11, 12 ans! Peu argenté, j'achetais les fameuses P4, ramassis de tabacs divers! Ces 1ères cigarettes me donnaient de l'importance , j'étais un homme! Je "piquais" aussi de temps en temps un petit cigare à mon père qui fumait également! La dépendance est arrivée assez vite, la cigarette est devenue ma raison de vivre mais surtout la raison d'être, d'exister! quelques années plus tard, j'ai voulu stopper cette manie désastreuse et ruineuse à tout points de vue! Je commencais à ressentir les désagréments du tabac: toux, expectorations de plus en plus grasses, etc... J'ai donc essayé toutes les méthodes en vogue: Je ne les citerai pas , pour certains, elles ont marché! ca fait maintenant 3 ans que j'essaie sincèrement d'arrêter: J'ai consulté une tabacologue qui m'a prescrit des patchs! Ca a bien marché pendant 10 mois puis, un matin, en partant pour une marche quotidienne, j'ai eu une pulsion incontrolable en passant devant un tabac! J'ai cédé et depuis ces 3 ans, je joue au yoyo: arrêt, rechute, arrêt, rechute... J'avais toujours envie d'arrêter, ma motivation est restée intacte mais toujours ces pulsions, ces obsessions qui me prenaient le matin, juste avant le réveil, une petite voix qui "m'enjoignait" d'aller acheter des clopes!Je cédais à chaque fois! Dernièrement, je suis tombé sur ce site et me suis aussitôt inscrit! Vous le croirez ou pas, mais depuis ce jour, mes pulsions sont tombées, je m'investis énormément dans le forum car je crois que j'ai trouvé ce que je cherchais: c'est à dire la possibilité de parler de mon problème! "

Fred (39 ans) - 03 juin 2008
"Bonjour à tout le monde. J'ai 39 ans, j'ai commencé à fumer à 17 ans (par pur plaisir) et j'ai arrêté à minuit pile, le jour de la dernière journée mondiale sans tabac . 22 ans de tabagie, quatrième jour d'arrêt. 4 jours par rapport à 22 ans, c'est à peu près 300m par rapport à la distance Bordeaux-Paris. Autant dire que je voyage à dos de limace et que je ne suis pas arrivé. 4 jours, c'est effectivement insignifiant. Mais d'une part ça atomise tous mes records précédents et d'autre part je commence déjà un tout petit peu à entrevoir pourquoi j'ai pu passer 22 ans à fumer, et à me croire heureux de fumer. La cigarette est une sorcière mystificatrice redoutablement experte en illusions. L'illusion qu'elle est indispensable aux bons moments et qu'ils seraient moins bons sans elle. La parfaite illusion qu'elle apaise. Celle que c'est une amie qui accompagne et qui aide. Ou encore celle, parmi les plus terribles, que fumer est un remède à l'ennui. C'est au début des Fleurs du Mal : il ferait volontiers de la terre un débris, et dans un bâillement avalerait le monde : c'est l'ennui . J'ai probablement fumé des dizaines de milliers de cigarettes pour tromper mon ennui ou pour le fuir La cigarette est diabolique au sens où bien que ma raison me permette d'avoir la pleine conscience qu'elle n'est qu'une somme d'illusions inéluctablement destructrices, et bien elle me manque quand même terriblement. Déjà. Je n'ai jamais réussi à arrêter plus d'une journée, parce que j'ai toujours essayé mollement, avant tout pour faire plaisir à quelqu'un d'autre qu'à moi. Alors j'arrivais pendant quelques jours voire quelques semaines à passer de 20 ou 25 par jour à moins de 5 en me disant que j'arrêterai ensuite plus facilement, et surtout plus tard, évidemment plus tard Mais cette stratégie, en tous cas pour moi, était vouée à l'échec : elle ne s'attaquait pas aux mystifications essentielles de ma cigarette. Au contraire elle les entretenait puisque je réservais le tabac aux bons moments. La sorcière avait le dessus et j'étais bel et bien convaincu que la cigarette décuplait les plaisirs, ce qui me condamnait à en abuser de nouveau à plus ou moins court terme. Mais cette fois ci j'en fais une affaire personnelle. Ce qui m'aide considérablement, c'est bien sûr le patch, mais aussi tous les soutiens que je trouve (famille et internet). C'est également le souvenir que j'entretiens de quelques terribles photos de cancers de la bouche ou de la gorge. C'est aussi le fait qu'il est désormais interdit de fumer dans les lieux publics : cette suppression d'une infinité de sources de tentation est une aide particulièrement précieuse. Et puis il y a l'argent. Dépenser plus de 150 par mois pour ça , n'est-ce pas un gaspillage aujourd'hui indécent ? En réalité, le vrai boulot pour moi, c'est d'arriver à remettre en question ma conception du plaisir, des plaisirs, pour redéfinir et adopter un nouveau système de valeurs et par suite, d'actions, au sein duquel la cigarette n'aura plus sa place. Très dur pour moi, déjà, à seulement J+4, et bien que m'y étant préparé depuis plusieurs semaines avant l'arrêt en m'inscrivant dans un club de Basket, en reprenant une activité artistique, et en faisant un petit régime pour déjà modifier mon rapport à l'excès (et retrouver cette silhouette mystérieusement fascinante qui avait envoûté ma future épouse, vers la fin du siècle dernier) Pour l'instant, c'est l'idée de me taper l'humiliation de perdre encore contre la sorcière qui me préserve de la rechute. Mais je dois presque tout réapprendre, revivre des quantités de premières fois : première fois que je prends l'apéro sans fumer. Première fois que je reçois des amis sans fumer. Première fois que je vais au boulot sans fumer, et que je pars du boulot sans fumer. Premier stress, premier soir sur la terrasse, première promenade, etc C'est presque une autre vie, que je sais plus intelligente, plus épicurienne, plus saine, et au final plus agréable. Mais je crains bien de n'avoir encore vu qu'une infime partie de tous les pièges que la sorcière est capable de déployer pour me reconquérir. Et si elle ne renonçait jamais ? "

laurène (26 ans) - Nationalité française - 27 décembre 2009
"J'ai 26 ans,mon père en avait 58.Ils nous a quitter le 05 septembre 2002...Tout a commencé en Avril 2000,je n'avais alors que 17 ans,et j'étais déjà accro à la clope.Une visite de routine pour moi chez le médecin pour une banale rhinopharyngite,et mon médecin qui demande à ma mère si mon père est bien allé voir le spécialiste qu'il lui avait recommandé pour un kyste sous la langue..Mon père nous avait rien dit..Alors arrive la discussion,2 semaines c'était écoulé déjà depuis l'annonce de mon docteur à mon père,et lui,comme figé par la peur que ça soit trop tard,n'en fait rien..Terrorisé par l'idée que cette homme de caractère qu'était mon père s'affaiblisse..Par fierté donc,il a retarder cette ultime rendez vous qui lui a diagnostiqué un cancer de la gorge..Abattement total..Tour à tour,mon frère,ma sur et moi,nous essayons de le convaincre de se battre,que tout n'est pas perdu,qu'on l'aimera toujours autant quoi qu'il arrive.Alors viens l'opération et les kilos qui s'envolent déjà..Ablation de la langue..Et cette voix si horrible sorti tout droit d'un film indescriptible..Commence l'horreur,les collations a répétition pour s'alimenter,les soins de l'infirmière..Puis lueur d'espoir..Plus aucune trace de ce cancer!!et de désespoir..Retour de cette fumée,de cette odeur de merde dans la maison..et de ce cancer..mais généralisé déjà.Je me revois en juillet 2002,mon médecin m'annonçant l'arrivée de ses métastases,alors c'est la fin? Je lui demande du haut de mes 19 ans..Papa va s'en aller..Mais quand?Impossible à dire.Mais surtout ne lui montré pas votre douleur..facile à dire.Ma mère qui continuait de travaillé,me voilà,là,en ces mois de vacances scolaires à jouer la comédie,a faire comme si tout aller bien,sauf que plus rien ne va..Je vois mon père s'affaiblir de jour en jour,d'heure en heure,je ne le vois plus dans le jardin,ou avec ses amis,plus de visite de la famille,qui nous lâche gentillement,et comme ultime supplice mon médecin qui me demande de le patché a des doses minimes,au début,de morphine..Puis de plus en plus forte..alors arrive le jour de la rentrée scolaire.."Tiens,pourquoi la télé de sa chambre va si fort?"je revois encore le regard de mon père,déjà éteint,ne contrôlant plus ces gestes,son cerveau.Il était déjà loin et je n'oublierai jamais ce regard de terreur.Il ne savait même plus que j'allai à l'école.1er jour.Il me supplie de rester,ma mère qui prend le relais..Arrivée au lycée.."Laurène,ça va?Alors, bien ces vacances?"...Mon père est en train de mourir a cause de cette merde que tu fumes déjà.Ce fut les vacances les plus atroces de ma vie.En arrivant a l'hôpital ce soir même,il était ds le coma..les yeux ouvert..Double choc de réaliser que mon père était passer de 110 kgs à 32kg en 2 petites années...mais aussi par ce regard livide et froid,la rétine tenant a peine encore,encore merci d'ailleurs au médecin pour nous avoir infliger ces images tout droit sorti d'un film d'horreur!!Il voulait mourir dignement...Il aurait pas dû mourir si vite..Personnes ne devrait s'éteindre de ça,si tôt et dans ces circonstances.Je fume moi aussi depuis trop longtemps,et j'ai fixé ma date d'arrêt au 2 janvier 2010..J'aurai du arrêter..Mais je ne veux pas mourir comme ça.Je vous en prie,arrêter cette merde,vous le pouvez,vous n'avez pas le droit de vous infliger ça..Tout le monde mérite de respirer la vie le plus longtemps possible.."

Marie-Claire (52 ans) - Nationalité Française - 29 mai 2008
"J'ai eu un cancer du poumon opéré en février 2007 par une lobectomie inférieure droite. J'ai eu la chance qu'il soit décelé à un stade minime qui ne m'a valu ni chimio ni radiothérapie. Pendant plusieurs mois, j'ai été traité pour mon tabagisme par CHAMPIX, mais j'ai cédé à une dépression sévère depuis octobre 2007, et j'ai dû abandonner le Champix, contradictoire avec les antidépresseurs et les anxyolitiques. J'ai repris progressivement le tabac, et aujourd'hui j'avoisine ou dépasse à nouveau 1 paquet par jour. Je suis peut-être plus désespérée de mon incapacité à mon sevrage, à cette dépendance insupportable, qu'à la maladie elle-même... Mais le tout me fait penser à une autodestruction quasi volontaire... Je cherche une porte de sortie et prendrai la première qui se présentera ...."

Pascal (54 ans) - Nationalité CH - 17 février 2016
"Bonjour, j'ai 54 ans. J'ai fumé 2 paquets par jour durant 35 ans. A l'aube de mes 50 printemps, à fin janvier 2012, j'ai uriné du sang. Pris de panique, je suis allé aux urgences. Ce fameux jeudi après-midi, on m'a fait simplement une échographie m'annonçant un polype ou je ne sais quoi dans la vessie. Le lendemain, lors du scanner, on m'annonce un peu le même diagnostic, mais on me demande de venir le lundi suivant pour une cystoscopie. Par trop alarmé, je me présente et après cette douloureuse expérience, l'urologue me prie de m'asseoir. Il me dit calmement : vous avez une tumeur dans la vessie. Je le regarde et lui dit : Tumeur ? Cancer ? Il ne pouvait me dire que la vérité et il m'a confirmé que c'était bel et bien un petit crabe Il m'annonce que le jeudi de la même semaine, je rentrerai à l'hôpital. Je suis resté de marbre, comme un homme fort, très fort. Mais quelques instants plus tard, en sortant du cabinet, je me suis cogné la tête et la main droite dans la porte, car je n'ai pas pris la poignée pour l'ouvrir. Je me suis ensuite perdu dans les couloirs de l'hôpital, ne sachant ni qui j'étais, ni où j'allais. A l'extérieur, je n'étais plus capable de traverser la route et encore moins de reprendre le volant. Je suis donc retourné à mon bureau et j'ai explosé en sanglots. Oui, je suis un mec et oui, un mec ça pleure aussi. C'était le dernier chapitre de ma vie, j'ai pu lire dans les ténèbres de mes yeux le récit de mon parcours. Je me suis vu à l'âge de 4 ans, jouant aux Légos dans ma chambre, puis lorsque j'avais 12 ans, sur les plongeoirs de la piscine municipale, puis avec ma chérie, devenue quelques années plus tard mon épouse. J'ai vu notre mariage, le bercail de notre fille, notre maison, mes changements professionnels. Après cet épisode, je me suis ressaisi et j'ai annoncé cette nouvelle à ma femme, je ne pouvais pas parler, tant ma gorge était serrée. Elle a su m'apaiser et dédramatiser cette mauvaise nouvelle. Je suis rentré et on a discuté longuement et j'ai dit à ma femme que ce crabe ne me boufferait pas et que j'allais me battre. Etant persuadé que je ne vivrai pas jusqu'à mes 50 ans en avril 2012, j'ai voulu rencontré une chanteuse dont j'étais fan depuis plus de 5 ans. Comme la chance ne tombe pas du ciel, je l'ai donc provoquée, c'est ainsi qu'un mois avant les 50 ans, j'ai rencontré mon artiste préférée à Bruxelles. Celle-ci m'a donné des ailes, depuis ce jour, je l'ai vue depuis 32 fois en concert et c'est encore à ce jour, ma meilleure thérapie. Après l'opération, complètement convaincu que ma vie arrivait à terme, j'ai continué à fumer un an et au début 2013, ayant tous les symptômes du BPCO, j'ai appelé ma tabacologue en lui exprimant mon sévère désir de stopper de poison. J'ai donc arrêté cette saloperie le 3 janvier 2013. Depuis cette date, j'ai commencé à marcher en montagne, faisant même en 2014, pour nos 30 ans de mariage, une randonnée de trois jours en montagne avec mon épouse. En écrivant ce témoignage, si long est-il, mes larmes se sont mises à couler. C'est bizarre de faire une rétrospective de ces mauvais moments, mais j'aimerais tellement sensibiliser les gens qui ont pris le temps de me lire. A 20 ans, on est jeune et à 50 ans, quand on vous annonce que vous allez crever, je vous jure que l'on est AUSSI jeune Sur les paquets de cigarette, on voit des nouveaux logos, des nouveaux slogans, plus honteux les uns que les autres. Moi, oui, moi, j'ai aussi un nouveau slogan : JE SUIS VIVANT, MERCI LA VIE "

Quentin (27 ans) - Nationalité française - 26 janvier 2015
"J'ai beaucoup fumé pendant 13 ans, et, avec du recul, je peux dire que la cigarette a été la cause de la plupart de mes problèmes dans la vie: déprime, problèmes de couples, instabilité, problèmes d'argent, arrêt du sport, donc sédentarité, donc déprime, difficulté à tenir un travail physique à 39 heure/semaine, difficultés à s'endormir, à se concentrer, perte de temps, oublis fréquents, hypersensibilité....Bref, comme tout drogué j'ai eu tout un tas de symptômes dont cette s.....e de clope était en grande partie responsable ! J'ai arrêté il y a maintenant 6 mois du jour au lendemain, sans m'aider de rien, et je peux vous dire qu'au départ j'étais pas franchement motivé. Il me semblait difficile d'arrêter quelque chose que j'aimais. Donc j'ai fait le travail psychologique nécessaire dont bcp ont parlé qui m'a permis d'éliminer ce conflit dans ma tête et de ne plus trouver aucun intérêt à fumer. Pour réussir sur le long terme, il faut: 1/ être heureux d'arrêter de fumer 2/ Se dire qu'on ne fumera plus jamais. Comme tout travail de deuil, il survient une délivrance, et celle de la clope permet simplement de se dire qu'on a été aveuglé, abruti pendant des années en s'injectant tout un tas de conneries dans le corps quotidiennement et de façon répétée. Un fumeur se ferait moins de mal s'il se la mettait dans le c.. ;) Quand je vois tous ces fumeurs qui fument quotidiennement, je les plains, parce qu'on est tout simplement beaucoup plus heureux quand on ne se drogue pas ! Fumer quotidiennement c'est se bâtir sur un équilibre instable, c'est trouver dans son dysfonctionnement un certain "bien-être" mais qui en fait n'a rien à avoir avec le plaisir réel d'être en bonne santé. Bien sûr qu'au départ on fait face au vide, mais peu à peu on repeuple sa maison,nos ressources mentales, physiques et financières augmentent, on se rebatît, pour (re)devenir quelqu'un de neuf, de plus heureux, plus équilibré, plus fort, et plus aimant. Bref, si vous m'avez lu jusque là je vous remercie, et si je peux ajouter un grain de sable au basculement psychologique nécessaire pour faire de votre arrêt du tabac un voyage agréable et salvateur, j'en serai très heureux. Les habitudes sont des barreaux qu'on dessine autour de soi... A bientôt"

Anonyme (31 ans) - Nationalité Suisse - 04 novembre 2008
"Bonjour à tous, Donc j'ai 31 ans, ex-fumeur depuis le 22/10/08. J'ai fumé depuis l'âge de 15 ans, donc j'ai fumé plus de la moitié de ma vie... Mais surtout, j'ai mis ma santé en danger. Je le réalise depuis mon arrêt total de ce poison: je me sens plus vif, mieux réveillé, mes organes fonctionnent mieux, je suis plus serein psychologiquement, j'ai repris mon pouvoir de création de ma vie. Personne ne nous force à fumer, mais nous fumons malgré les bénéfices inexistants qui en découlent (sauf pour les producteurs de cigarettes et pour l'Etat...). J'ai donné beaucoup d'argent aux vendeurs de cigarettes et à leurs actionnaires. Quand on fume, on paye plus d'impôts (la majeure partie du prix du paquets sont des taxes d'état), on paye à une industrie riche à milliards, on hypothèque notre santé. Donc aucun bénéfices pour nous de continuer à fumer. Mais le fait d'avoir arrêté m'a révélé mon pouvoir de changement sur ma propre vie. En effet si je peux arrêter la cigarette, je peux réaliser ce que je veux dans ma vie. Tous les défis que je refusais avant sont redevenus possibles. La cigarette déprime et enlève les forces physiques et psychologiques, depuis que j'ai arrêté j'ai repris le contrôle sur ma propre vie. Je suis sûr que si vous faites appel à votre force de caractère et décidez de redevenir le (la) maître (-esse) de votre vie, vous ressentirez le vrai pouvoir créateur de l'humain. Donc redevenez tous logique et rationnel en arrêtant immédiatement un produit qui ne vous apporte que des problèmes supplémentaires. Bon courage et soyez forts ! Laurent. "

Anonyme (54 ans) - Nationalité Suisse - 15 septembre 2008
"Salut à vous tous... 40 ans de fumée et 2 paquets et demi par jour...son cortège de toux et de bronchites. Puis, mauvaise nouvelle, l'amour de ma vie est à bout de souffle.... emphysème à la quanrantaine... alors décision commune d'arrêter et peur, une peur panique de vivre sans !!! C'est fait depuis le 26 juillet 2008...Champix, nicotinelle en gum... le + dur est passé, la peur aussi ... Avons tout changé dans les habitudes... l'alimentation pour rester fit ... les horaires ... les lieux, du sport et encore du sport... de la complicité sans smog ... un souffle sans tousser, une énergie incroyable... le sentiment de vivre mieux...de s'enrichir de nouvelles expériences, chaque jour sans clope et une "aventure" extraordinaire... Je vis une "air" nouvelle !!!"

Anonyme (15 ans) - 28 octobre 2008
"Bonjour et merci à ceux qui me liront. J'ai 15 ans et j'ai essayé la cigarette plusieurs fois. La première fois j'en ai demandé une à un pote qui fume. Une X marque, je n'ai pas aimé, je n'ai tiré que 2 taffs. Puis quelques mois plus tard j'essaye une autre marque. Je crapotte (n'avale pas la fumée) et la laisse se consumer pas mal pour ne finir par la jeter alors qu'il en restait la moitié. Puis, la semaine dernière, j'ai essayé encore une autre marque. C'était une petite cigarette (plus petite que la normale du moins). Je l'ai entièrement fumée (en crapottant la plupart du temps). Et là j'ai pas détesté. Quelques heures plus tard j'en allume une autre (même marque et même taille), que je termine aussi (toujours en crapottant la plupart du temps). J'y ai pensé pendant longtemps après avoir essayé ce jour là. Je peux vous dire que j'ai senti le goût pendant des heures durant dans ma bouche mais surtout, alors même que je n'avais presque pas avalé de fumée, je sentais un poids sur ma poitrine ! Et surtout, les jours qui suivent je n'arrêtais pas d'y penser ... Je ne sais pas si je pensais au fait que j'avais essayé ou au fait d' AVOIR ENVIE DE REESSAYER. Quand je vous dit que ça m'a travaillé, c'était au point que c'était la dernière chose à laquelle je pensais avant de m'endormir ! Alors je ne sais pas si c'est moi qui ai une personnalité très dépendante ou si l'industrie de la clope est très bonne dans ce qu'elle fait mais en tout cas, j'avais envie d'en réessayer une ! Une chose est sûre : Jamais la première cigarette. Cette journée m'a fait voir la clope sous un autre jour, un jour dans lequel je n'ai pas envie de m'aventurer."

maminoune (59 ans) - Nationalité française - 10 décembre 2008
"Le 3 février 2007 jour des 7 ans de mon petit fils, j'ai établi un challenge avec lui -"tu as l'âge de raison ce jour et moi ta mamie que tu aimes tant ne l'a pas puisqu'elle fume depuis 45 ans 20/25 cigarettes par jour ; alors ce 3 février et bien je ne fumerai plus "- Voilà près de 2 ans que je ne fume plus. Je n'ai plus jamais touché une cigarette, elle si fidèle que je chérissais tant je la HAIS. Tout d'abord je suis fière de moi et mon petit fils Louis est si fier de sa mamie. Tu sens bon enfin, me dit-il sans cesse. Bon j'ai pris qq kilos mais je m'en fiche lorsque je l'aurai décidé, je les perdrais, en revanche je ne tousse plus du tout. Avant on aurait dit un vieillard malade, c'était loin d'être élégant et raffiné ! Et aussi mon porte monnaie est ravi je vais plus chez le coiffeur, m'achète du parfum, pars en voyage et je gâte bien plus généreusement mes 5 petits enfants. QUE DU BONHEUR ! Faites comme moi et pourtant c'était ma 6 ème tentative... j'ai pris des patchs pour m'aider et cette fois cela a marché. Il ne faut pas grand chose. Je crois que c'est par amour et fierté envers mon petit fils que j'y suis arrivée,je veux le voir grandir lui et les autres, il faut un déclic. Eh ! nos parents, nos grands parents n'avaient pas d'aides à l'arrêt du tabac, alors que nous si. Alors ya qu'à!!! un peu de courage et je voulais dire que malgré mes kilos je me sens légère, légère, libérée OUF! ENFIN"

Geneviève (53 ans) - Nationalité Suisse - 21 février 2016
"Invitée par Stop-Tabac.... quelle douce surprise de se rendre compte que ceux qui nous ont aidé il y a bien des années maintenant sont toujours là, à l'écoute :o) Alors voilà, le 16 mai 2005 je décidais d'arrêter de fumer.... j'ai éteint ma dernière clope comme d'hab juste avant de me coucher. Le 17 je me suis levée ex fumeuse, je n'ai jamais repris une cigarette. Que dire, sinon que c'est la plus belle chose que j'ai pu faire, pour moi d'abord, pour mon entourage, pour mes finances aussi. Il faut savoir qu'en janvier 2006 je partais à Londres avec ma fille pour un weekend géant, au frais de ma cigarette.... a 2 cartouches et demie par semaine, je vous assure qon s'est payé du bon temps !!! sans compter ! Puis ces petits voyages sont devenus une habitude, un peu comme une récompense... Car il faut avouer que j'en ai bavé durant quelques années, à tenir le coup et ne pas donner raison aux personnes qui juraient que j'allais craquer... Et le temps a fait son oeuvre, j'ai arrêté d'avoir envie. Un jour l'odeur de celle des autres m'a dégoûté.... de ex je suis passée à non - fumeuse.... Me suis bien rendu compte que ce geste, cet esclavagisme, était définitivement révolu pour pour moi. Cette année j'entreprends une grande démarche pour ma santé, pour moi-même.... (trop de kilos nuisent autant que trop de tabac). Mon doc ne m'aurait pas accompagné si j'avais encore fumé... J'ai, pour donner toutes ses chances à mon projet, me mettre au sport, j'ose pas penser la peine si Marlboro était encore en train de me détruire..... J'habite une région magnifique, la montagne m'appelle pour de grandes ballade, en fumeuse je n'aurais pas su profiter de ces excursions magiques... J'ai de sublimes petits enfants. Je n'ai pas honte de faire devant eux un geste qu'il vaudrait mieux qu'ils ne fasse pas plus tard, je ne serai pas le modèle rassurant car ils ne pourront pas dire " la clope c'est sympa, Mamy elle fume". Ils ne sentent pas non plus l'ignoble odeur du tabac froid en entrant chez moi, ou en m'embrassant.... Chaque jour qui passe je remercie tous ceux qui m'ont aidé à franchir ce pas, moi d'abord pour avoir eu le courage de m'y atteler et la force de persévérer, mon entourage qui par son manque de confiance m'a motivée à ne pas leur laisser avoir raison, et Stop Tabac avec leurs conseils et les centaines de témoignages que j'y ai lus et qui m'ont poussée en avant.... Si je peux souffler à mon lecteur un seul conseil: osez et persévérez, le plus beau c'est après, juste après, la décision :o) Gene. "

Jean (65 ans) - Nationalité francaise - 17 août 2015
"Je suis laryngectomisé totale depuis juillet 2013 . Avant, j'ai eu un traitement de radiothérapie de 35 séances et cela na pas suffit c était en 2012. J'étais un gros fumeur deux paquets de cigarettes blondes légère depuis l age de 15 ans . j ai essayé bien des fois d'arrêter de fumer mais ça repartait de plus belle. Et il fallut que je fasse des rayons pour arrêter définitivement sans rien prendre j'ai carrément irradier le tabac cela ne me prive pas Et si j avais su tout les problèmes de vie et de souffrance j aurais arrêté avant. Je ne suis moraliste mais sa vous tombe dessus c est un gros morceau a digérer . maintenant je ne parle plus et on ce rend pas contre l handicape que c'est d être dans une bulle a écouter les autres. Voila ce que tenait a vous dire que pour un plaisir de 5 min de fumer c'est des heures de vie normal perdu. JEAN "

Serge (65 ans) - Nationalité Suisse - 27 mars 2013
"Bonjour Je suis un vieux de la vieille. . J'ai sévi sur ce site à ces débuts. Cela fera 12 ans et 10 mois que j'ai déposé Mme nicotine au bord sa route goudronnée pour emprunter les chemins naturels. Il n'est point facile de se débarrasser de cette méchante habitude, c'est une lutte parfois monstrueuse contre soi-même et je pense être en mesure de prétendre du pourquoi. En effet, au début, tout était comme un jeu, chaque jour de gagner était comparable a un record sportif mondial à mes yeux. Puis arriva la période de lassitude. Le Jeu n'était plus passionnant. La route avait passé du goudron bien lisse au chemin caillouteux. Mais je ne voulais pas baster, alors j'ai continué à me battre, ce n'était pas facile. Un jour d'humeur noir, je me suis retrouvé comme devant une paroi rocheuse, lisse, qui m'empêchait d'avancer alors que je voyais , au sommet de cette dernière, la mousse bien tendre de la suite du chemin. Là, j'ai dit sur le forum que j'en avais marre, que je me demandais à quoi cela servait cette bataille. Les réponses ont fusés, en particulier une que je n'oublierai jamais. Une de ces réponses qui vous secoue le cocotier de haut en bas et qui vous remette les idées à la bonne place. (merci Bleue) Alors, j'ai décidé de construire une corde et à chaque mois passé sans la vilaine j'y faisais un nud. J'essayai aussi d'encourager les autres, cela m'obligeait à m'encourager. De corde en nuds, (ou de fil en aiguille), avec les encouragements mutuels, j'ai vu le bout du tunnel. Aujourd'hui, j'y pense même plus. Ce petit message pour vous encourager vivement dans votre combat et vous prouver que la victoire est possible, dur mais réalisable. Prenez cette corde de la tribu et faite votre nud mois après mois, vous verrez que la motivation n'en sera que plus augmentée. Et, il est vrai que l'on se trouve incroyablement bien et léger sans madame nicotine, les goûts et les saveurs sont de retour et le sommeil n'est plus torturé par l'envie. C'est l'ascension vers la liberté. Serge. "

Anonyme (32 ans) - Nationalité suisse - 14 octobre 2019
"Bonjour à tous, je vous raconte mon histoire en lien avec la cigarette car je suis extrêmement reconnaissante aux autres personnes qui ont partagé la leur ici, ça m'a tellement aidée de lire les autres témoignages. J'ai arrêté de fumer du tabac il y a un an pile aujourd'hui. Ca faisait depuis mes 14-15 ans que je fumais régulièrement en moyenne 15 cigarettes par jour et parfois bien plus. J'ai commencé à fumer parce que j'avais l'impression que cela devait comporter un bénéfice (mon papa fumait). Même si je pressentait que c'était destructeur, quelque chose m'attirait dans cette solution: une mini baguette magique, un accessoire du désarroi, des moments vides, un accessoire des rebelles: quitte à se faire du mal, il y a une douce arrogance à fumer. "Ca ne m'atteint pas, je suis plus forte que la clope". J'ai continué à fumer pendant 16 ans, j'ai traversé l'adolescence, j'ai eu un moment de complicité avec mon papa en lui avouant que je fumais, puisqu'on était en vacances, autant le lui dire il allait le découvrir de toute façon. La clope, c'était un petit gadget qu'on porte toujours avec soi, qui nous permet de sortir prendre l'air, d'avoir une excuse pour fuir une situation, de prendre un moment à soi. La clope, c'est un tête à tête avec soi-même et un privilège avec les autres fumeurs, c'est un marqueur de moments forts. Pas possible d'envisager une discussion profonde avec un verre de vin rouge sans la cigarette. Impossible de vivre un trajet en voiture sans clope: la clope, c'est pour marquer les moments: dire à son cerveau "regarde, il faut célébrer, savourer" ou à l'inverse, un médicament pour les moments douloureux. IMPOSSIBLE D'ENVISAGER DE S'EN PASSER, ça serait un peu mourir. Pendant des années, je continue à fumer, en ayant en arrière fond une pensée amère. Un jour, alors que je le craignais pour lui depuis longtemps, mon papa se fait diagnostiquer un cancer de la gorge. Honnêtement, si je n'avais pas été témoin de ce drame, je n'aurait pas réalisé à quel point c'est néfaste. Je vais ici vous raconter des choses crues, mais c'est ce qui m'a aidée à avoir un moteur pour arrêter alors je vous souhaite le même: pour moi il faut absolument avoir peur pour avoir le courage d'arrêter. Grande perte de poids, mon papa que j'aime m'apparait comme une ombre, un être décharné. Scanner, diagnostic: cancer de la gorge. Je ne réalise pas encore. Il s'en suit chimio, passages répétés à l'hôpital: nous vivons des moments intenses, car on réalise à quel point la vie est précieuse. Plus tard, la réalité beaucoup plus morbide apparait: il faut poser une canule (un trou par lequel respirer). Opérations diverses, visites à l'hôpital avec cette odeur âcre qui persiste, le cancer, c'est la chair qui débloque qui brûle et qui meurt, impossible de passer à côté de ne pas voir. Le plus dur, une image qui ne me quittera jamais, c'est quand on a dû lui enlever TOUTES les dents, pour permettre de faire la thérapie par rayons. Cette image, c'est la pire du monde, encore aujourd'hui 8 ans plus tard, j'en garde une trace profonde. Sa mort survient 6 mois après le diagnostic initial. De mon côté je continue à fumer en me voilant la face. Chaque année, ma peur augmente. Je flippe aux moindres douleurs à la gorge, je suis consciente que le jour de l'annonce d'un mal lié à la clope va arriver. Un jour en rigolant avec des amis sur nos objectifs de vie, je me prends à dire pour la 1ère fois mon désir d'arrêter de fumer. Sans y croire, en sachant que c'est impossible. Je suis la fille la plus accro du monde, en tout cas c'est sûr je n'y arriverai jamais. Un an plus tard, je me réveille après une grosse soirée, et je constate que j'en ai marre d'avoir peur, marre d'avoir l'impression d'être desséchée, de sentir le tabac froid et d'être impuissante. Je prends mon ordinateur et je déverse ma haine et ma peur sur le clavier. J'ai la chance d'être assez dégoûtée de toute substance nocive à ce moment. Ca ne me manque pas. Je sais que le manque physique va me submerger, alors je pars acheter des patch. Et là: révolte, les patch sont une autre arnaque, c'est beaucoup trop cher. Je décide d'écumer internet à la recherche de solutions naturelles pour aider au sevrage. Teinture mère de valériane, homéopathie, thé aux plantes, spray au Kudzu (apparement bon pour le sevrage du tabac et de l'alcool), inhalations, millepertuis (attention aux interactions médicamenteuses et déconseillé aux bipolaires). Apparement, il y a dans la nature une armada pour nous aider. Je redécouvre rapidement ce que odorat veut dire: au bout de 4 jours, mes papilles sont en fête, tout a un goût tellement génial. Je sens aussi de nouveau les odeurs, l'odeur des arbres, des plantes, les petites effluves de bouffe qui envahissent les rues et qui donnent faim, je sens l'odeur de la pluie et de l'herbe coupée. C'est tellement réconfortant. J'ai une immense fatigue qui s'abat sur moi mais je prends ça comme un revers mérité après toutes ces années à ne pas écouter mon corps. Je fais mille siestes par jour, je prends le temps: je suis en convalescence et je dois l'accepter. Les moments d'envie arrivent: les terrasses au soleil en automne, les fins de repas animés, la sortie du boulot: oui, il faut faire le deuil. Qui suis-je sans la clope? c'est le mantra que je me répète 25 fois par jour. Je ne veux pas arrêter à tout prix, mais répondre à cette question du mieux que je peux. Je ne me prive pas d'en parler autour de moi quand j'en ai vraiment besoin: c'est dur quand même... Impression de ne plus être vraiment moi, d'être clouée au boulot alors que les autres vont fumer ensemble, qu'est ce que je fais de mes mains maintenant que je peux plus rouler de clope?! Je ne suis plus vraiment rebelle, ni aventureuse, je deviens sage? cette idée ne me plaît pas. Mais je tiens, je dois trouver qui je suis sans le tabac. De semaine en semaine, j'y pense de moins en moins. Ce qui m'aide est l'application BuddyApp, avec laquelle on se choisit un parrain: moi j'ai demandé à ma soeur jumelle. C'est chouette d'être soutenu et que les gens qui vous aiment vous suivent dans vos progrès. De pouvoir se confier jour et nuit. 6 mois après, je n'ai presque plus envie. Sauf en soirée pour faire comme les autres. Puisque mon cerveau est alambiqué, je trouve une solution: j'ai un petit mélange de plantes sans tabac pour pouvoir rouler une clope aux herbes, sans risque de redevenir accro. J'en fume une fois ou deux. C'est franchement pas super bon, et ça sent la forêt cramée. Qui plus est, aucun effet sur la dopamine et autre machin, aucun booster du cerveau aucun soulagement...rien mais ça me donne l'illusion que je peux si je veux.Du coup, ça me calme et je n'y pense presque pas, mais de savoir que ça existe ça me réconforte... chacun ses petits trucs. Mais je sais que tout ce qui se fume potentiellement représente une menace pour moi, que ce soit du pissenlit ou du tabac. Aujourd'hui ça fait donc un an que je n'ai pas fumé de tabac. Je suis vraiment fière, et heureuse d'avoir au moins essayé. Et je sais que ce n'est jamais un succès complet, qu'il ne faut vraiment pas que j'y retouche parce que je redeviendrais une junkie du tabac. Je veux vous dire un message: *si j'ai pu y arriver jusque là, vous pouvez aussi. "

Aïda (48 ans) - Nationalité FRANCO-SENEGALAISE - 31 mai 2013
"Bonjour, Dans mon pays le Sénégal, vous pouvez fumer n'importe où, dans tous les lieux publiques....Les paquets de cigarettes, Malboro, Dunhill sont à 80 centimes d'euros. Aucune publicité ne vous informe des méfaits du tabac. J'ai arrêté de fumer depuis 10 jours. Je fumais depuis trente ans, un demi paquet voir un paquet par jour. J'avais essayé deux ou trois fois, mais j'échouais au bout de trois, quatre jours.Si aujourd'hui, je sais que je ne fumerai plus c'est que je me suis rendue compte que ce n'était qu'une addiction et qu'il n'y avait donc aucune notion de plaisir. A partir de cette prise de conscience, la peur commence à vous ronger. Le sevrage physique, fatigue et cie s'estompe au bout de cinq jours...Le mental, dés que j'ai un coup de stress, je me focalise sur une phrase, "non pas de cigarette cela ne me sert à rien" et ça passe. La cigarette m'a empêchée de faire plein de choses. Il est impensable que l'arrête m'empêche de profiter de la vie pleinement. Je n'ai parlé de mon arrêt qu'à très peu de personnes. Ce site me suffit et je veux lire la joie dans les yeux de mes proches qui découvriront bientôt que je ne fume plus. Moi qui suis très dépensière, je sais que je viens de me faire un cadeau qui n'a pas de prix."

Anonyme (55 ans ans) - Nationalité Française - 18 septembre 2020
"Bonjour En 2013, le frère de mon mari, jeune homme de 45 ans avait perdu la plupart de ses dents et se plaignait de douleurs au niveau du cœur . C'était un gros fumeur. Quand on lui montrait notre inquiétude, à chaque fois ,il nous répondait : t'inquiète ! Il est décédé deux jours avant Noël que l'on devait fêter ensemble,tout seul chez lui , d'une embolie pulmonaire. Par la suite , je n'ai pas pu m'empêcher de dire à mon mari qui fumait aussi depuis 28 ans : "tu tousses trop, tout le temps ,regarde autour de toi, personne ne tousse autant que toi à part ceux qui ont attrapé la crève. Tu fonces droit dans le mur et tu nous entraînes avec toi! Un an plus tard , ça n'a pas raté, on lui diagnostiqua un cancer de la vessie. Mon mari a alors arrêté de fumer et s'est battu contre le cancer en faisant des cures de BCGthérapie , le produit qu'on injecte est semblable à du décapant, c'est très douloureux. Cela a duré jusqu'en 2017. Mon mari tenait bon et devait même reprendre son travail . Il allait s'en sortir! Mais en fin d'année 2017 , son état de santé s'est dégradé . On n'a rien compris! Il n'a pas arrêté de faire des examens et de voir des médecins. J'ai dû arrêté de travailler pour l'accompagner à ses rendez-vous et m'occuper de lui. Au début il se déplaçait seul en marchant, puis c'était assis en fauteuil roulant et à la fin allongé sur un brancard en ambulance. Les" Blouses Blanches " ont finalement trouvé qu'un 2ème cancer s'était déclaré. Trop tard pour mon mari, cancer métastasé , "carcinome épidermoide de siège primitif inconnu" comme ils disent... Ce cancer a détruit mon mari physiquement et moralement , il est mort le mois où il devait reprendre son travail et la veille du printemps 2018. Il est mort à la maison, la nuit ,devant moi , personne n'est venu m'aider malgré mes appels alors qu'il était en soins palliatifs à domicile. On m'a dit par la suite que l'on m'avait jugée capable .. J'ai été à la fois épouse, mère, médecin, infirmière , aide-soignante ,psychologue, chauffeur et j'en passe. Mon mari m'a dit avant de mourir qu'il avait fait le con. Il parlait de son tabagisme et je lui ai répondu que ce n'était pas de sa faute mais celle de ce second cancer . Finalement , mes enfants et moi , nous sommes sortis du mur détruits moralement et mon mari y est resté . On a perdu notre vie . Ce que je pense après toutes mes recherches sur internet c'est que mon mari s'est empoisonné avec ses cigarettes pendant des années tout comme son frère . Maintenant , je ne peux même plus travailler, je suis tombée malade. Mon corps me fait payer toute la force que je lui avais demandée pour aider mon mari dans le désespoir. Je n'ai pas le droit de faire souffrir davantage mes enfants alors j'apprends à vivre seule. "

Anonyme - Nationalité Française - 23 mai 2013
"Bonjour, Je voudrais d'abord vous remercier pour votre site grâce auquel j'ai enfin pu me libérer du tabac ! Ayant pu constater chez moi le lien extrêmement fort entre dépendance au tabac et problème thyroïdien ( non diagnostiqué) ainsi que la "réticence" et / ou méconnaissance des médecins à dépister des maladies thyroïdiennes ( prise en compte de la TSH et des T3 et T4 pour établir un diagnostic fiable), je trouverais très utile une enquête ou un lien visible encourageant les personnes dépendantes au tabac à se poser la question du lien entre dépendance au tabac et problème thyroïdien. Je précise que c'est l'arrêt du tabac qui a "déclenché" la découverte de mes problèmes de thyroïde et de maladie auto- immune qui étaient masqué par le tabac. J'ai découvert depuis des études très intéressantes sur le lien avéré entre dépendance à la cigarette et problème de thyroïde et les éventuels signes qui peuvent mettre les médecins sur la piste de ces maladies. Dans mon cas la découverte de ces maladies a été bien trop tardive. Jamais un médecin n'a fait le lien entre mes symptômes ( fatigue anormale et déprime que la cigarette m'aidait à affronter ) et n'a voulu demander une mesure de mes T3 et T4 qui auraient pu (?) dépister ma maladie car la TSH seule était dans les normes. Je me dis qu'éventuellement d'autres personnes peuvent souffrir de la même maladie que moi et que, mis sous Lévothyrox ( au lieu d'un inutile antidépresseur), ils pourraient avoir plus de faciliter à rompre leur dépendance avec le tabac. Je précise que mon sevrage s'est apparenté à une longue descente aux enfers ... sans la cigarette pour me stimuler et ma thyroïde battant de l'aile, l'arrêt a été proprement infernal. En outre, il semblerait que si mon problème avait été diagnostiqué avant le sevrage, celui-ci aurait été mieux conduit, me préservant éventuellement d'une aggravation subite de la maladie. Si mon expérience pouvait aider d'autres personnes avant qu'il ne soit "trop tard" ( dans mon cas nodule de 4 cm, goitre plongeant, maladie de Hashimoto etc etc.....) "

jérémy (20 ans) - 03 novembre 2018
"Bonjour, je m'appelle Jérémy, j'ai 20 ans, je fumais 1 demi paquet par jour + du cannabis, comme mes potes, tous dans le même délire. et cela fait maintenant 10 jours que j'ai arrêté, tant qu'a faire les 2, autant souffrir + d'1 coup que petit a petit et replonger. ce n'est pas beaucoup je vous l'accorde, mais l'envie d'arrêter est arrivée du jour au lendemain sans raison concrète. maintenant je me retrouve a cote de mes potes fumeurs et quand ils en allument une je m'en tape, c'est 3mn a souffrir un peu + mais après je me sens tellement heureux de ne pas avoir succombe. ce forum m'aide beaucoup également car tout les témoignages sont unanimes pour nous faire comprendre les méfaits du tabac et cela ne donne en aucun cas l'envie de reprendre ne serait-ce qu'une bouffée. d'ailleurs, UNE BOUFFÉE ET TOUT EST GÂCHE. a quoi bon souffrir pendant 1/2/3 semaines voire + pour au final prendre 1 bouffée en pensant que ce n'est rien 1 bouffée. pour un non fumeur c'est rien, pour un ex fumeur, la tentation de replonger sera encore + terrible que si vous y renoncez. le jour ou j'ai change d'école, j'ai rencontre un pote qui ne fumais pas, et qui était exactement dans le même délire, et je me retrouvais a fumer a cote de lui, en me trouvant minable d'avoir besoin de fumer pour être bien dans ma peau alors que lui l'était tout autant voire mieux. et en fait ce ne sont que des habitudes, que nous pouvons changer avec de la volonte, et de regarder ce site est deja un bon debut mais cela ne fait pas tout. je ressens deja le changement et qu'est-ce que c'est bon d'etre soit meme. je me fixe 1 mois sans toucher a une taffe de quoi que ce soit dans n'importe quel endroit a n'importe quel moment, le plus tôt sera le mieux pour arrêter et je trouve sincèrement qu'une personne non fumeuse est une personne avec + de personnalité, qui sait dire non et qui n'est pas un mouton car c'est a la portée de n'importe quel abruti de fumer, tout le monde peut le faire, alors que d'y renoncer demande un certain courage ou une volonté qui est indispensable pour n'importe quel obstacle dans cette vie qui est si périlleuse. ne plus fumer est désormais une fierté, soyez fort !"

valerie (50 ans) - Nationalité France - 11 avril 2019
"Bonjour,moi j'ai commencer a fumer a 15 ans assez peu, puis vers 30 ans beaucoup plus et j'en étais a 2 paquets par jours,assez mince,en 2014 j'ai été opéré d'une double hernie inguinale en ambulatoire,je n'ai pas touché les 2 cigarettes qui étaient dans mon sac,je n'ai pas fumé le jour suivant ni les autres jours,je n'avais pas de manque,pas d'envie,rien et les jours ,les semaines,les mois ont passer c'est comme si je n'avais jamais fumer,bizarre !!!! mon médecin traitant m'a félicité et pense que c'est du au choc, a la peur de l'opération, parce que secrètement quand ils m,ont mis le masque pour m'endormir j'ai penser "si je m'en sort je toucherais plus 1 seule clop" et voilà. Des fois une petite pensée peut tout changer..."

Agnes (30 ans) - Nationalité Française - 15 février 2005
"Je suis là Face à moi même Face à la réalité Face à ma stupidité. Je suis là, et je ne me comprends pas. Le pire composant contenu dans la cigarette est la DEPENDANCE... celle là même qui enlève la volonté, la détermination et une partie de la personnalité, incinérée sournoisement par ses soi-disant bouffées de plaisir ! La cigarette est une soeur de tout les instants, toujours présente, bien encrée dans nos poumons quand la vie nous déprime, quand le stress nous gagne, quand l'ennui nous prend, quand les sens s'ennivrent, quand la peur nous envahit, quand le manque est intolèrable, quand l'habitude est insurmontable... Cette soeur fidèle pourrai être là jusqu'à nos derniers instants, le souffle court sur notre lit de MORT. Ce membre de la famille, cette compagne enfume notre ésprit critique au point de ne pouvoir plus rien faire sans elle, d'avoir PEUR de vivre SANS elle et non AVEC elle, d'intoxiquer notre intimité d'une équerante odeur d'esclavagisme. Je suis là, Face à moi même Face à la réalité angoissée mais pleine d'éspoir et je dis NON à cette maudite fraternité."

Rene (62 ans) - Nationalité Française - 27 mars 2005
"Je fus un fumeur invétéré, et au moment de ma prise de décision d'en finir avec le tabagisme je consommais deux paquets de cigarettes par jour...Et de ces cigarettes de tabac brun qui empeste,sans filtre, celles-la qui étaient distribuées dans l'armée dans les années"60".J'avais trente sept ans et fumé depuis plus de vingt ans. Conscient des désagréments que générait mon comportement auprés de mon entourage, du mauvais exemple que je donnais à mes enfants, des effets néfastes sur ma santé (et nous n'évoquions pas à l'époque la notion de tabagisme "passif"!) et surtout la stupidité de mon geste, j'ai pris la décision de mettre fn " à la cigarette"; Il a fallu franchir la pas. En complément de mon analyse j'ai estimé qu je n'appréciais en fait que quatre à cinq cigarettes par jour sur la quarantaine consommée,et que dans la mesure où j'arriverais à résister à celles-ci le combat serait gagné. Par ailleurs j'acceptais de moins en moins l'ineptie de ce geste dans lequel par amour propre je refusais de me reconnaître en lui... Fort de ces arguments, et étant conscient que le principe du "tout ou rien" était le seule valable, profitant d'une période de congé, j'ai mis fin, du jour au lendemain, à ma pratique. Clés de la réussite aprés la prise de décision: * savoir résister aux quatre ou cinq cigarettes qui nous semblent impératives ( le matin, aprés les repas..). Il faut savoir alors endurer l'envie durant une à deux minutes par cigarette, et se divertir pendant ce moment là. Au bout de quatre à cinq semaines l'intensité du besoin s'estompe pour disparaître complètement au bout de deux à trois mois. * avoir une volonté sans faille, ne plus accepter de porter une cigarette aux lèvres * faire de l'exercise physique * refuser de penser que nous sommes des victimes de la société et que le tabac (pour ne parler que de lui) nous permet de combattre le spleen. Aprés mon expérience, jai la conviction que seule la volonté et le bon sens permettent de mettre un terme à l'habitude de fumer. Je ne peux que laisser aux lecteurs de mon témoignage, le soin d'imaginer quels peuvent être mes sentiments envers les "patchs" et autres méthodes d'hypnose proposés par ci par là, et qui couvert d'apporter une solution aux inconditionnels du tabac recèlent une action commerciale trés lucrative. Cependant, si l'une d'elles peut permettre d'aboutir, pourquoi pas! mais je reste convaincu que seuls la volonté et le bon sens constituent la cle de la réussite. Et que dire des belles sensations que le tabac nous a occulté durant toute la période où nous en sommes les victimes et que nous découvrons à nouveau dés qu'il a fini de sévir! "

Mathilde (16 ans) - 16 septembre 2006
"Bonjour je suis là parce que je voudrais vous raconter une histoire. elle va vous paraître un peu longue peut-être mais c'est une expérience, telle que je la vois. C'est l'histoire d'une fille que je n'ai jamais très bien connue, je ne l'ai jamais beaucoup appréciée et j'ai d'ailleurs encore du mal à la supporter parfois. J'ai eu de longues conversations avec elle, on s'est beaucoup écrit, j'ai appris à la comprendre un peu mieux. Elle a toujours été très entourée mais ça se voyait, elle était timide et très seule en fin de compte. Très seule dans sa tête. Je sais qu'elle a toujours voulu qu'on l'accepte parce qu'elle croyait être différente des autres, elle pensait que personne ne pouvait la comprendre. Alors pour attirer l'attention, elle a fait ce qui était cool , elle s'est acharnée sur les gens que personne n'aimait, ça lui faisait du bien en même temps, à l'école elle avait toujours le plus de billes, la plus belle corde à sauter, le plus bel élastique pour que les gens viennent jouer avec elle, enfin plein de trucs bêtes mais mine de rien ça marchait. Arrivée à un certain âge, l'adolescence à commencer, difficilement d'ailleurs, elle voulait garder son statut de cool mais elle avait pourtant du mal à mûrir. C'est à cette période de la vie où on commence à voir partout autour de soi des filles et des garçons qui sortent ensemble. Rien de bien méchant, on se tient la main et on fait un bisou sur la bouche pour épater tout le monde, c'était ça le truc cool, mais elle, elle était pas très douée pour ces choses là, elle était trop timide. Alors elle a lu des magazines, plein de magazines pour savoir comment on s'y prenait. Elle y a vu de jolies filles, bien habillées, excentriques et minces, très minces. Elle a donc fait des régimes. Le problème avec l'envie de changer pour plaire, c'est qu'on en vient à détester sa propre image. Ce qu'on est, c'est nul, on s'en veut et on en veut à ses parents, pas forcément consciemment mais on les accuse de ne pas nous avoir fait sur un modèle parfait. Evidemment, à 12 ou 13ans, quand on pense avoir deux kilos de trop, les régimes ça sert à rien, c'est même mauvais pour la santé. Elle est donc devenue maladive, le teint pâle, male dans sa peau, se renfermant pour mieux cacher ce qu'elle était. Personne ne devait savoir qu'elle n'était pas la fille cool qu'elle voulait être. Elle a tout de même fait son petit bonhomme de chemin, découvrant petit à petit ce que c'était d'être une grande fille. Elle a su garder ses amis en se basant sur leur modèle, eux ils étaient bien donc elle devait être pareil. Elle a eu ses petites histoires d'amour collégiennes, les premières disputes avec ses parents parce que ces abrutis ne voulaient pas la laisser sortir jusqu'à minuit malgré ses 14ans . C'est presque comique Petit à petit, ce qui est devenu cool, c'est la cigarette et l'alcool. Ses copains parlaient de leurs cuites, des exploits de soirées auxquelles elle ne s'amusait pas. ils s'en grillaient une en douce derrière les buissons du collège. Elle, elle était stressée, fatiguée de toujours adapter sa propre personnalité à celle des autres, se mettre à fumer lui parut donc très simple, ça lui permettait de faire bien dans les fêtes malgré son ennui . Ça lui occupait les mains. Elle acheta donc des paquets de cigarettes; un par soirée, elle le fumait entièrement, ça la tenait éveillée mais vingt cigarettes, une à deux fois par mois, c'est presque une cigarette par jour, à 14ans c'est pas conseillé. C'était devenu un jeu d'enfant pour elle de fumer. Pas la peine de se forcer pour faire bien, le goût était agréable, un paquet de temps en temps ne lui coûtait presque rien et ses amies lui disaient qu'elle avait la classe quand elle fumait, que ça la grandissait. Elle fuma donc plus (on ne fait jamais trop bien). Aujourd'hui elle a 16ans, elle fume entre huit et quinze cigarettes par jour, ça coûte une fortune et elle n'a pas les moyens d'acheter tous ces paquets alors elle vole dans le porte-monnaie de ses parents. Quand elle a une bronchite, ça dure trois semaines, voir plus d'un mois. Son teint pâle elle l'a toujours, mais c'est à cause des cigarettes qu'elle fume qui lui creusent des cernes noires sous les yeux. En y repensant, la cigarette elle s'en serait bien passé, elle s'est aperçue bien tard que c'était pour son originalité que ses amies l'aimaient. Qu'il n'y a aucun cool qui tienne et que les gens l'apprécient telle qu'elle est et la respecte ou l'ignorent. Le plus stupide dans cette histoire, c'est que cette fille, c'est moi. "

Laurent (40 ans) - Nationalité Française - 16 mai 2006
"Bonjour, entre la cigarette et moi, c'était une grande histoire d'amour. Je fumais depuis 22 ans et j'ai fais plusieurs tentatives d'arrêt (au moins 6), voué à l'échec à chaque fois, pourtant j'ai déja cessé de fumer 2 ans, et puis je persistais à croire qu'une ou 2 clopes par jour ne pouvaient pas me faire de mal, et c'est comme ça que j'ai repris à chaque fois, je ne voulais pas me priver du plaisir d'en griller une avec des amis en soirée ou au boulot, malheureusement cela conduit à la rechute, on en prend une et puis deux et on finit rapidement par en fumer 10 par jours. Aujourd'hui, je ne fume plus, et j'ai bien appris à mes dépends que le vrai truc pour arrêter définitivement, c'est de ne surtout plus y retoucher même des mois ou des années après avoir arrêté. Merci "

CLAUDINE (42 ans) - Nationalité Belge - 13 juin 2001
"Mon mari est décédé en 91 à l'âge de 41 ans d'un cancer du poumon qui avait déjà fait des métastases.Il a commencé à avoir quelques douleurs à la tête qui ont jour après jour empiré et qu'aucun médicament ne soulageait (même pas la morphine à hautes doses). Ce cancer était inopérable parce que mal situé.Il a horriblement souffert pendant 3 mois, puis suite à une injection au cerveau pour calmer la douleur , il est entré dans le coma et s'est finalement éteint. Je fumais également ,mais malgrè tout il m'a fallu 2 ans pour prendre la bonne décision. Je voudrais dire aux jeunes qu'avant de commencer à fumer une cigarette, ils devraient penser à ce qui risquent de leur arriver et ne pas se dire "advienne que pourra, je n'y suis pas encore". Lorsque la maladie est là, il est trop tard. Je ne souhaite à personne de vivre le calvaire que mon époux a vécu et qu'il a fait vivre à son entourage parce que si il a souffert, sa famille est encore traumatisée de l'avoir vu souffrir."

Alinea (23 ans) - Nationalité Française - 17 août 2005
"Bonjour, J'ai commencé à fumer quand j'avais 12 ans, oui ça peut paraître jeune... Mais quand on commence si tôt, c'est surtout pour faire comme les autres, s'intégrer à une bande de potes, "paraître bien " et ne pas être rejeté par les autres. Mais à cet âge là on n'a pas non plus conscience des conséquences que la cigarette peut causer sur la santé. Je suis entrée dans le tourbillon, à 16 ans j'ai réussi à arrêter de fumer pendant un an, mais une petite dépression a suivi et j'ai replongé, entraînée par une amie qui n'allait pas mieux que moi. Je n'aurai jamais dû ! Quelques années plus tard, j'ai commencé à me rendre compte des méfaits de la clope sur ma santé, quand je courais je crachais du sang, je vomissais plus souvent, j'étais nerveuse, à cran, souvent fatiguée, une haleine de chameau et j'ai commencé à vraiment m'inquiéter quand mes dents se sont tâchées. Puis j'ai rencontré une personne de 45 ans avec un "trou dans la gorge", elle avait subi une trachéotomie (ça fait jeune non ?) à cause de la cigarette. Je n'ai alors pas compris un moindre mot de ce qu'elle me disait. Et cela a été le déclic, en rentrant chez moi, j'ai tout jeté et voilà un an qu j'ai arrêté de fumer. J'y repense encore car il faut de la volonté pour arrêter mais tout a changé. Ma peau est plus belle, je n'ai plus mes tâches sur les dents et bien sûr j'ai diminué les risques d'avoir un cancer. Et que tous ceux qui veulent arrêter la clope le fassent car maintenant je me prive de certaines sorties sous peine d'être asphyxiée par la clope des autres et puis j'en ai marre de faire des lessives de vêtements qui puent en moins d'une heure !!! Je rencontre maintenant le phénomène d'exclusion des non-fumeurs et je regrette vraiment d'avoir mis une cigarette dans ma bouche la première fois. Sincèrement, on vit mieux sans !"

Patricia (47 ans) - Nationalité Francaise - 30 octobre 2003
"Bonjour,j'ai 47 ans et je viens de faire un infarctus. Je ne savais pas ce qui m'arrivait et quand le médecin m'a annoncé que j'avais une artère du coeur bouchée j'ai pleuré. La première chose que j'ai dite c'est:j'ai fumé ma dernière cigarette aujourd'hui. Après avoir subi une artèrographie, je suis restée 17 jours à l'hôpital. J'ai demandé une aide psychologique pour m'aider à arrêter de fumer. Je suis allée en maison de repos et j'ai bénéficié d'un soutien par le port d'un patch.Cela m'aide beaucoup et après 30 jours je suis toujours non fumeur et je suis sûre de le rester. Je voudrais dire aux jeunes de ne jamais commencer à fumer, cela n'est pas la bonne solution. Maintenant que je ne fume plus, je me sens vraiment mieux."

Anonyme (25 ans) - Nationalité française - 29 mai 2001
"J'ai fumé durant ma grossesse et le résultat a été un bébé de un kilo 700 grammes et de quarante centimètres. Ne faites pas la même erreur que moi car encore aujourd'hui, mon fils a des problèmes de santé. "

Jacky (50 ans) - 09 avril 2002
"Je viens de lire dans un site Suisse qu'un cigarettier Coréen profiterait de la coupe du monde de football pour lancer deux nouveaux paquets de cigarettes. A titre anecdotique, à la grande époque de St Etienne, on pouvait entendre dans les tribunes un certain De Guichard avec le fameux accent :" Les joueurs vont entrer sur le terrain, ils fument une Gallia,... Gallia, la cigatette des sportifs!" Sic! Et nous à 12 ou 13 ans, nous imaginions nos idoles en train de fumer gentiment avant de courir pendant 1h30 sur la pelouse. Merci et encore bravo à la Seita et à ses publicitaires ingénieux!"

Isabelle (43 ans) - 11 mars 2004
"Je suis à mon 4ème jour de sevrage et je dois avouer que votre aide m'est précieuse. Ce n'est pas ma première tentative mais je sais que c'est la bonne. Vos conseils sont judicieux et le suivi personnalisé donne un sentiment de confort. On ne se sent pas tout seul. J'ai toujours les brochures sur moi afin de les relire en cas de coup dur mais jusqu'à maintenant, les conseils que j'ai mémorisés m'ont suffi. En tout cas merci beaucoup de m'aider à m'évader de cet esclavage et grâce à vous je ne serai jamais un non - fumeur mais je serai un ex - fumeur heureux."

sophie (34 ans) - Nationalité francaise - 02 avril 2009
"Bonjour tout le monde, J'ai 34 ans et 3 enfants en bas âges. Un mari formidable. Je fume depuis mes 17 ans avec 3 arrêts de... 9 mois et demi. Depuis quelques semaines je ressentais de la culpabilité quand je fumais une cigarette, vis a vis de mes enfants. Un ami, fumeur de longue date, n'a pas pu fumer pendant une grosse grippe et quand c'est allé mieux il n'a juste pas repris, comme ça. Quand on en a parle j'ai eu envie secrètement de tomber malade car je sais qu'avec une angine je ne peux pas fumer. J'ai donc trouvé cette angine salvatrice et depuis le 28 mars 2009 je ne fume plus. Cela fait 2 jours que je me "gave" de vos témoignages et je vous remercie tous, vous m'êtes d'une grande aide. J'ai lu aujourd'hui que le plus dur n'était pas le manque mais la VRAIE prise de décision. C'est vrai pour ma part. Je ne souffre pas de manque alors que je suis dans ma première semaine ( la plus dure normalement) car je n'ai juste pas le choix: JE NE PEUX PLUS FUMER, JE NE PEUX PAS METTRE FIN A MES JOURS. JE N'EN AI PAS LE DROIT. J'AI DES DEVOIRS ENVERS MES ENFANTS. On nous dit souvent que personne n'est indispensable. Et bien c'est faux: les parents le sont pour leurs enfants. Il faut accepter la mort comme faisant partie de la vie mais pas le suicide, ça c'est de l'abandon. Je pense que je vous devais ce témoignage car vous me renforcez dans ma décision. En conclusion une fois les raisons de la décision trouvées le reste est tout sauf dur je vous le jure. Ça ne fait pas mal, c'est juste naturel! J'espère et je pense vous re-ecrire dans quelques mois pour vous dire que je tiens bon. Je vous souhaite de trouver Votre raison et bon courage a tous. Sophie "

camille (52 ans) - Nationalité française - 09 août 2010
"Le problème avec le tabac est que les dégats qu'il cause ne se voient pas. En effet, nous ne pouvons voir nos poumons se remplir de goudron, nos veines se boucher, etc... Si l'on me disait "tiens, prends ce pistolet et tires toi une balle dans le coeur" j'aurais tellement peur que j'en prendrais mes jambes à mon cou et me sauverais le plus que je peux! Mais le tabac, rien ne se voit. Je n'ai pas vu non plus les poumons de mon Frère s'abîmer, mais j'ai vu le chagrin et l'anéantissement d'une Mère face à la mort de son fils bien aimé. En rédigeant ce message, je m'apperçois que mon Frère a lui aussi laissé son témoignage car sa date de naissance son n°de tél s'affichent dans les petites cases, je serais heureuse de le lire, une façon pour moi de me souvenir de lui, il est décèdé en mai 2009, il s'appelait Richard. Aux jeunes adolescents, ainsi qu'aux autres, ATTENTION DANGER n'y touchons pas, n'y touchons plus "

Andréanne (23 ans) - Nationalité Québécoise - 15 janvier 2014
"Je fume depuis l'âge de 15 ans. De 20 ans à il y a 4 jours je fumais un paquet par jours... J'ai commencer pour le style... Suivre les amis... Ensuite ce fut une simple dépendance ... Jusqu'à il y a 4 jours. Il a 4 jours j'ai stressé , pleuré et paniqué à l'idée d'écraser pour de bon. Mon corps me le demandais ... Après 4 ans d' amygdalites à répétitions et de toux chroniques a seulement 23 ans j'ai décidé d'arrêter pour moi pour ma santé pour les gens que j'aime et pour l'homme de ma vie que j'ai rencontré il y a 3 mois. Vous me direz que ça ne fait que 4 jours mais je suis décidé ! Ce message s'adresse surtout a toute les jeunes filles qui voudrons fumer comme moi pour suivre les autres ... Le tabac c'est une drogue, une drogue très dure ... Pour être belle je croyais avoir besoins de ça et la cigarette a pris le dessus sur ma vie ! J'ai l'aide actuellement des timbres de nicotine mais honnêtement .... Malgré ce timbre peu avantageux ... Depuis 4 jours je ne me suis jamais senti aussi belle ... Ne lâchez pas , foncez ... Et moi aussi je vais poursuivre mon but :) Andréanne "

Éric (48 ans) - Nationalité Française - 17 février 2016
"Bonsoir, Cela fait 12 années que je ne suis pas venu faire un tour sur stoptabac, mais je suis toujours resté abonné afin de rester en veille sur ce sujet ô combien important ! Au moment où j'écris ce courriel, cela fait 13 ans 1 mois 6 jours 20 heures 21 minutes et 40 secondes que j'ai arrêté de fumer. J'ai économisé (au prix de 2003) 23331 et 1 cent (lors de l'arrêt, j'ai écrit un petit bout de code sur ma page perso qui tourne et calcule le temps et l'économie...). Je n'ai pas pris de poids. Je nage 4km par semaine et fait un footing d'environ 10km par semaine. Je suis capable de marcher 40km ou de faire 90km de VTT en une journée. Je ne peux remonter dans le passé, mais je suis convaincu que si j'avais continué,..., je ne pourrais pas faire toutes ces activités (même si ce n'est pas exceptionnel :-) ). Comme je l'ai écrit en 2004, j'ai eu du mal. Au niveau physiologique c'est allé très très vite (quelques semaines). C'est au niveau psychologique que cela a duré longtemps. Des flashs de plus en plus espacés et puis un jour (un soir pour être très précis) j'ai senti (au figuré) que je n'aimais plus la cigarette et c'est toujours le cas. Une chose qui est aussi très importante est que nos enfants ont grandi dans un environnement sans tabac. Cela ne veut pas dire qu'ils ne vont pas fumer mais au moins ils n'auront pas subit le tabac dès leur plus jeune age ! Voilà, je tenais à faire une petite rétrospective sur ma "carrière" d'ancien fumeur et montrer (comme beaucoup d'autres) que c'est tout à fait possible. Courage à ceux qui tentent (et réussiront) l'aventure de retrouver une vie plus saine. Une dernière petite phrase avant de finir : J'ai fumé pendant plusieurs années 3 paquets par jour. Quand j'ai arrété, je fumais encore entre 30 et 40 cigarettes par jour... "

Christian (19 ans) - Nationalité suisse - 12 décembre 2014
"Bonjour je m'appelle Christian et j'ai actuellement 19ans. J'ai commencé à l'âge de 10 de fumer des cigarettes et de boire de l'alcool. Entre mes 17 et 18 ans j'ai été opéré de la vésicule biliaire, mon foie à rejeter l'alcool et là sans vésicule biliaire et j'ai arrêté l'alcool d'un coup, mais malheureusement je n'ai jamais pu arrêté la cigarette. je fume 3 paquets de cigarettes par jour et j'ai attrapé un cancer des os. je faisais énormément de sports. Une chute sur le verglas à 15 ans et presque pu être en chaise roulante à vie. Et actuellement m'a santé physique se détériore je ne peux plus faire de sport, j'ai de la peine à marcher je me sens très lourd et mal partout et fatigué NE COMMENCÉ (E) pas de fumer que se soit une cigarette ou une latte de cigarette Fumer pas parce que vous êtes pas bien, où en Souci, en stress!!!!! PARLER DE VOS Souci, INQUIÉTUDE, DE VOTRE MAL ÊTRE À UNE PERSONNE DE CONFIANCE QUI POURRA VOUS AIDEZ NE FAITES PAS LA MÊME connerie de refuser toute aide et dites jamais je vais arrêter dans une année ou se serais ma dernière cigarette. Je n'ai pas eu du soutien de ma famille et du moral et je suis certain que vos proche vous aimerez. Bonne chance à s'eux qui y arriveront Ne mettez pas votre vie en jeux, pensez à ce que vous voulez vraiment "

Francine (56 ans) - Nationalité Française - 08 mars 2013
"Je n'ai pas encore identifié les raisons de cette décision d'arrêter de fumer. Depuis le 2 décembre 2012 je n'ai pas touché une seule cigarette et chaque matin à mon réveil, je me dis que j'ai fait le bon choix. Je ne me sens plus épuisée, j'ai retrouvé mon souffle, je monte facilement les trois étages pour rejoindre mon bureau. J'ai repris le sport tous les jours, ma silouhette a changé et cerise sur le gâteau, mes collègues me trouvent rajeunie (c'est sympa à mon âge) Je ne ferai pas dans le misérabilisme, je suis plutôt optimiste, si je peux vous convaincre c'est sur cette vie pleine de belle santé retrouvée et bien jetez votre cigarette et dites vous "plus jamais". Je suis heureuse de gagner cette guerre, mon compagnon est ravi et je fais des économies pour me payer un beau voyage à ma retraite (plus de 2000 ) de dépense évitée par an. Bon courage et tenez bon même les vieux y arrivent !"

johnny (58 ans) - Nationalité francais - 17 février 2016
"bonjour, j ai commence a fumer en 1977 et j ai arreté en février 2001.j aimais beaucoup fumer et ma consommation etait d un paquet et demi (les bons jours!)à deux paquets. j avais tenté d arreter deja une bonne dizaine de fois et tenu bon quelques jours ou quelques semaines. le plus long arret fut 8 mois grace au chewing-gum a la nicotine. a 44 ans en 2001 tres motivé pour stopper le tabac , j ai donc arreté aidé cette fois ci par les petites pastilles nicorette a laisser fondre dans la bouche pendant environ 3 mois puis un kit homeopatique pendant 6 mois. quand l envie revenait ca durait quelques secondes et il suffisait de les laisser passer, ensuite l esprit passe a autre chose! ce qui m a aidé aussi c est de me dire que le temps passe tres vite et que j aurais vite passé un jour ,une semaine ,un mois sans fumer.....et a ce jour en fevrier 2016 cela fait donc 15ans! aujourdhui je me sens plus non fumeur qu ancien fumer.... l interdiction dans les lieux publics a faciliteé aussi les choses sur la duree. bon courage a tous ca vaut le coup meme s il y a des moments plus difficiles que d autres!moi il m a fallut bien une dizaine de tentative avant d y arriver! "

Christophe (40 ans) - Nationalité Belge - 19 août 2006
"Voici mon témoignage, j'espère que cela aidera au moins une personne, en ce sens que si combat il y a, c'est très long mais c'est possible: Tout a commencé quand j'avais 16 ans, pour épater mes copines, j'ai pas hésité une seule seconde: il FALLAIT que je fume (Il faut absolument expliquer aux ados que c'est le contraire qu'il faut faire). Tout de suite, j'ai commencé a fumer 10 cig. /jour et cela pendant quelques années. Avec le recul, peut être était-ce une réaction inconsciente pour compenser mes frustrations d'ados (cela aussi, il faut l'expliquer aux ados, c'est pas la solution) Vers 18-20 ans, j'étais a plus d'1 paquet par jour, cigarettes faites et tabac a rouler. J'étais déjà accro, mais je ne le savais pas et je n'en foutais Ensuite, vers 20 ans, la fac et les premiers joints (3 a 4 par semaines) + 2-3 soirées par semaines complètement ivres a l'alcool, ceci pendant 5 ans. Malgré cela, je n'ai jamais rate les 5 années de fac. 25 ans, fini la fac, entrée dans la vie professionnelle: j'ai arrête les joints, mais j'ai continue a me saouler tous les WE et fumer le tabac jusque 30 ans, la ou j'ai pris conscience du danger de la situation. J'ai donc réussi a arrêter le tabac pdt 7 ans, après 6 mois, je vous jure, j'étais dégoûte de la fumée de cig. De 30 a 37 ans, j'ai pratique le sport, c'était ma drogue a moi. Je continuais a boire... Il y a 3 ans, les signes avant-coureurs d'une dépression se sont manifestés sans que je m'en rende compte: culpabilité, angoisse, isolement, fuite de la réalité, plus envie de faire du sport. Je mets cela sur le fait que j'avait recommencé les joints au rythme de 1 a 2 par jours (4 a 8 les WE) + saoul tous les WE bien évidemment (la semaine, aucun problème pour mener a bien ma vie professionnelle)! Sans le savoir, j'allais de nouveau me rendre accro a la nicotine (car joint = tabac + cannabis), sachant que je prenais petit a petit conscience que j'étais accro psychiquement (lie a la perte de plaisir si j'arrête) au cannabis En mai 2005, suite a une prise de conscience, j'arrête les joints. A ce moment, GROSSE DEPRESSION, je passe sous traitement anti- dépresseurs (Inhibiteurs re-capture sérotonine) + suivi chez le psy tous les 15 jours. En décembre 2005, je répète les plombs (la hollande n'est pas loin) car après 7 mois de suivi, je broie toujours du noir: 2 a 3 joints par jour, saoul tous les WE, 25 a 30 cigarettes roulées par jour. En janvier 2006, comme par instinct de survie, et je pense que c'est cela qui m'a sauve la vie, j'ai été voir un psychiatre et non un psychologue (il n'y a aucune honte a cela, c'est pas parce que on va voir un psychiatre qu'on est fou). Le suivi était, et l'est toujours, beaucoup plus efficace et percutant. Il a également changé d'anti- dépresseurs (toujours des inhibiteurs de...) Ce gars a réussi, en 6 mois: - a me faire arrêter les joints (abstinents depuis un mois, j'en ai même plus envie, alors que pdt 2-3 ans, ma vie privée était centrée uniquement sur cela) - indirectement, et grâce aussi avec l'aide de mon épouse, a me motiver pour arrêter le tabac (abstinent depuis quelques jours, je sais que c'est peu, mais maintenant j'ai un moral en BETON et j'utilise la bonne méthode pour arrêter, et surtout, je sais que dans quelques mois, 3 4 ou 5 peut-être, la fumée me dégoûtera a nouveau, je serai sauvé) - indirectement toujours, a me motiver pour arrêter de me saouler (j'en suis a mon premier WE sans boire et je vous le JURE, j'en ai plus envie, j'ai remplace cela par des activités en famille et la lecture, chose que je ne faisais jamais avant) - j'envisage maintenant de recommencer le sport, je vise le marathon pour dans 1 an ou 2 Je pense qu'il ne faut jamais touche ni à la nicotine, ni au cannabis, ce sont 2 drogues qui tuent!!! Quand a l'alcool avec moderations: OK, mais pas se saouler Si un jour vous commencez, 10, 15 ou 20 ans après, vous allez souffrir très fortement, c'est certain - l'homme a un instinct de survie et vous vous rendez compte que bientôt, vous allez mourrir beaucoup trop tôt. N'arrêtez pas seul, il faut un accompagnement chez un psy (psychiatre nécessaire dans mon cas) + utiliser la bonne méthode pour arrêter tout. Pour conclure, je dirais que tout est dans la tête, et si maladie dépressive il y a, il faut se faire soigner, tout comme on se soigne quand on a une angine. Une fois le cerveau guéri, l'homme a la faculté de faire face a toutes les situations, c'est dans ses gênes PS: pour info: je suis marie depuis 13 ans, j'ai 2 enfants de 9 et 10 ans (un garçon et une fille magnifiques a cotés desquels je suis passe a coté pendant 3 ans) et je réussis dans la vie professionnelle, la seule séquelle qu'il me reste, et je sais que c'est grave, c'est mon couple qui bat de l'aile - mais cela, c'est la prochaine énigme a résoudre, il suffit de le vouloir "

Olivier (24 ans) - Nationalité Belge - 05 octobre 2001
"J'ai 24 ans, ai commencé bêtement à fumer à 19 ans pour faire comme une fille dont j'étais follement amoureux. La semaine dernière j'ai appris par un ami commun (nous ne sommes plus ensemble depuis longtemps) qu'elle est atteinte d'un cancer alors qu'elle n'est pas plus âgée que moi. Je voudrais vous faire part de la réflexion suivante. Dans la vie, on a souvent un comportement de compétition, on veut être le meilleur aux études, monter dans son travail, avoir la plus belle femme, la plus belle voiture du quartier,... alors pourquoi faire tant d'efforts au travail, se battre dans notre quotidien si c'est pour s'ammocher, se pourrir de l'intérieur. Je veux être un mec au top, or ETRE AU TOP C'EST NE PAS FUMER. C'est con d'acheter des crèmes pour le visage, les cheveux,... et de fumer en même temps; de faire attention à son poids, la qualité de ce qu'on mange et d'avoir en même temps une halleine et des dents pourries; d'aller au sauna, à la piscine pour se faire du bien et dès qu'on rentre dans sa voiture pour retourner chez soi s'allumer "un clou de cercueil". Les cigarettes sont des clous de cercueil, pensons-y!!! Et si ce n'était que la mort, ce serait pas encore le pire, il y'a la maladie et la souffrance avant, la dégradation,... Avez-vous envie d'être un vieu beau plus tard ou un vieu moche? Le choix est vite fait et c'est maintenant que ça se décide. Le temps passe vite... votre santé est un capital à gérer ICI ET MAINTENANT. "

Fabrice (28 ans) - Nationalité Française - 05 septembre 2000
"Disons les choses clairement: le tabagisme est une toxicomanie tout comme l'alcoolisme ou la prise de drogue. Gros fumeur depuis cinq ans suite à d'importantes difficultés d'ordre privé, je me considère donc comme un toxicomane. J'en ai pris tous les tics, toutes les habitudes et suis en proie aux mêmes contradictions : l'envie de décrocher et le besoin coupable de continuer. La seule différence avec un consommateur de drogues "dures", c'est que ma drogue à moi est en vente libre. Si je suis en manque, il me suffit de m'approvisionner chez le buraliste du coin. Je suis donc très mal placé pour inciter d'autres personnes, notamment les jeunes, à ne pas commencer à s'embourber dans la spirale infernale de la dépendance. Ce que je peux toutefois leur dire, c'est que la cigarette ne m'a foncièrement pas rendu plus heureux, qu'elle n'a pas réglé mes problèmes et qu'elle n'a pas contribué à agrandir le cercle de mes ami(e)s. La cigarette enlève plus de choses à l'individu qu'elle ne lui en apporte: le souffle, le goût,les odeurs, bref la SANTE. Tout ce capital qui m'a été donné à la naissance, je le consumme en de légères volutes de fumée nauséabondes. Mon drame de toxicomane: c'est que j'en suis conscient et que je continue pourtant... "

Josie (50 ans) - Nationalité française - 03 décembre 2002
"C'est, hélas, en allumant ma première cigarette de la journée que je voudrais vous transmettre mon vécu d'ex- non fumeuse exposée au tabagisme de mon père durant toute mon enfance et adolescence. Mes trois soeurs et ma mère, toutes non fumeuses, vivions dans une petite maison . Mon père, voyageur de commerce revenait le soit, harassé par une journée de travail stressante. Et c'était cigarette sur cigarette , malgré les remontrances de sa femme et notre souhait qu'il arrête ce poison. L'odeur des gauloises me reste encore à la gorge et j'ai gardé en mémoire le cendrier en tête de chat qui ne le quittait pas... Plus tard, lorsqu'après deux accidents cardio vasculaires, il s'est résigné à arrêter "officiellement " de fumer, il demandait ma complicité pour l'aider à aller dehors ou à la cave (en chaise roulante !)pour fumer en cachette. J'étais à l'époque (16 ans) en pleine ambivalence: je savais les méfaits du tabac mais ne pouvais refuser à ce père que j'aimais ce petit plaisir volé à tous les interdits que la vie lui avait réservé. La main de mon père serrant la mienne, imprégnée de cette odeur de peau et de fumée reste encore en moi, vivante. Mon père est décédé en 87, il y a quinze ans. Je me suis mise à fumer sérieusement juste après son décès. Comme si je voulais retrouver cette présence paternelle à travers les gestes, l'odeur, la vue des ronds de fumée. L'effet du tabagisme sur moi n'est pas vraiment physique puisqu'aujourd'hui, mes poumons ne semblent pas en mauvais état. Mais les conséquences psycho affectives de la dépendance de mon père à la cigarette sont bien là: je fume parce qu'il fumait! "

Pauline (16 ans) - Nationalité Francaise - 16 décembre 2001
"J'ai grillé ma première cigarette quand j'avais 11 ans et j'étais en 6ème. Je ne regrette pas. Je voulais essayer. Ce que je regrette c'est d'y avoir repris goût pour ensuite fumer dès que possible, surtout derrière le dos de mes parents. Je suis sortie l'année dernière avec un mec que j'ai aimé comme une dingue et même si ca parait dingue, je fumais deux fois plus avec lui. Maintenant, je me suis obligée à arrêter en demandant à mon gynéco une pillule pour les non- fumeurs. Et si je veux pas finir avec des jambes qui ne fonctionnent plus, je n'y touche plus depuis 1 semaine et je suis super fière de moi. Mon copain fume beaucoup et j'aimerais qu'il arrête. Il fait bcp d'efforts quand on est tous les deux pour ne pas fumer mais je voudrais qu'il arrête complètement. Malheureusement, ses parents sont fumeurs et l'autorisent à fumer à la maison donc pas d'interdit. Alors si vous êtes parents ne dites jamais à vos enfants qu'ils peuvent fumer...ils vous en voudront plus tard."

Aude (22 ans) - Nationalité Francaise - 24 février 2003
"Je subis le tabagisme passif depuis ma naissance, ma mère fumait lors de sa grossesse et elle fume toujours. Je suis accablée. car je développe une allergie à la cigarette et cela m'handicape parfois. Je ne peux pas sortir dehors à la pause, car c'est un nuage de CO2 que je respire plutôt que de l'air!! En plus la loi Evin n'est absolument pas respectée et tout le monde s'en fiche, notamment les jeunes de mon âge. Je me bat comme je peux dans mon école mais 90 % des élèves fument et je me retrouve en position d'infériorité et d'exclusion vis à vis de ma classe car je ne suis pas comme eux. Je trouve cela injuste de faire souffrir les autres pour se donner du plaisir. Mon témoinage est simple et je lutte tous les jours pour que ma mère et les personnes de mon entourage arrête de fumer, ma mère va essayer le vaccin contre le tabac nous verrons bien le résultat... Merci de votre écoute. "

Nicole (38 ans) - Nationalité Suisse - 22 janvier 2009
"Je pourrai commencer par dire que ça fait 25 ans que je fume, que j'ai déjà fait 2-3 tentatives d'arrêt, 2-3 rechutes et que finalement la cigarette m'a accompagnée tout au long de ma vie d'adulte jusqu'à maintenant. Que je l'ai toujours considérée comme une alliée, une béquille, un échappatoire, un bien-être, une véritable AMIE... Que je ne me suis jamais vraiment souciée des effets dévastateurs sur la santé, le porte-monnaie, l'haleine, l'image... elle faisait partie de ma vie. Et même durant mes deux grossesses, je n'ai pas pu m'en séparer... juste diminuer, dans la culpabilité de ne pouvoir y renoncer totalement. Mais je préfère vous dire ceci : il y a quelques jours, mon regard a changé... j'ai commencé à ne plus l'aimer comme une amie, j'ai commencé à me dire que finalement j'étais dépendante de cette chose qui me donnait l'illusion de m'apporter quelques chose de bon... Et c'est là que j'ai compris le pourquoi des échecs de mes tentatives passées... je les avais vécues comme une rupture, une véritable séparation, un divorce... une privation, un sacrifice, un deuil... J'avais alors mené un combat contre moi-même afin de ne plus la désirer... et le combat contre soi-même est le plus difficile des combats que je connaisse (j'en ai vécu d'autres...). Cette fois, tout est différent, je ne vis pas cette arrêt comme une rupture, comme si on me retirait une part de moi, je le vis comme un combat contre "elle" et non contre moi. C'est moi avec l'aide de mon autre moi, qui menons ce combat contre elle, pour la vaincre, pour ne plus avoir l'illusion qu'elle m'apaise, pour ne plus dépendre de quelque chose qui me fait mal. Lorsque mon "moi" dépendant la désire, mon "moi" décisif prend alors soin de moi, de ce moi dépendant, frustré et demandant. J'ai la conviction ce soir d'y parvenir, parce que tout est question d'état d'esprit... Je suis dans un état d'esprit positif, je suis heureuse d'avoir pris cette décision, même si je dois passer par les moments difficiles que m'inflige le sevrage. Cette décision m'apaise, malgré le désir d'en fumer une très présent à certains moments. Je me sens en phase avec moi-même parce que la guerre est contre "elle" et non contre moi, et que moi+moi ne pouvons que gagner contre elle-seule. Puisse mon témoignage apporter une aide, aussi infime soit-elle, à ceux qui font fausse route, en pensant devoir se priver ou faire un sacrifice. Non, ne partez pas dans cette direction, menez le combat heureux, fier et la tête haute, et non pas battu d'avance par la frustration, le manque ou le désir. Vivez les jours difficiles du sevrage que vous avez à vivre en étant profondément convaincu que ce sevrage est le seul chemin qui puisse vous mener vers la libération de cet esclavage. Courage, souriez et n'oubliez pas : la vie est belle alors n'attendez pas qu'elle vous soit prise..."

G. (27 ans) - Nationalité Suisse - 05 novembre 2013
"Une histoire... Mon histoire... A 11ans mon docteur me demande si je fume ? Je lui dis "non" pourquoi ? Parce que sur vos résultats sanguins vous êtes fumeuse passive... A cette époque mes deux parents fumaient... Pour moi c était hors de question de fumer, je sentais la cigarette ça puait, mes parents toussaient, avaient les doigts jaunis, je leurs faisais souvent la morale... A 24ans après une séparation difficile, j ai commencé a fumer la cigarette et autres... J avais arrêté le reste mais la cigarette impossible... J en avais besoin... Je pouvais fumer le reste de mégots du cendrier si je n avais plus de cigarette, ceci par manque d organisation de ma part... Tout mon entourage fumait ma mère toujours... Mon père a arrêté entre deux et cela lui a coûté un cancer des poumons, malgré l'horreur que j'ai vu pour mon père cela ne m'a pas empêcher de continuer... J'avais déjà essayer d'arrêter 2fois... Ça n'a pas réussi... Au file des années, j ai eu des allergies, de l'asthme, des toux, bronchites... Même c'était dû a plein de choses sauf la cigarette... Ce qui était faux... C était a cause de ce vice, ces habitudes au levé, après les repas, en soirées, entre amis, en attendant un bus, durant les trajets en voiture, tout était sous contrôle... Mais pas le mien de contrôle, celui de la cigarette... Et il y a 5jours après une soirée festive où j'ai fumé deux paquets en qq heures... Le lendemain, j'étais mal, toux, mal de gorge etc... Et ce fut le déclic... J'en avais marre de fumer et de plus avoir le contrôle de ma vie... Car fumer tue et je ne mourrais pas a cause d'elle... Peu de gens sauf certains croient que je vais réussir cette fois... Ils pensent que comme j ai essayé 2fois, je n'y arriverai pas... Ben cette fois est différente, les envies sont rares, oui le sevrage est dur... Plein d aphtes dans la bouche, insomnies, fringuales, et mauvaise humeur... Mais pour moi c'est égal, j ai envie d y arriver et j y arriverai... Peut importe ce que pense les gens c est en nous qu on doit croire, on est les seuls a savoir pourquoi on arrête et personne n a, a porter de jugements... La cigarette tue les reves, la vie et l espoir... Reprenons le contrôle de notre vie... La vie n'a aucun prix... Elle vaut plus que 7.70.- par jour... "

Martha (26 ans) - 04 décembre 2008
"Tous ces témoignages me donnent envie de raconter, moi aussi, tous les efforts que je fais pour arrêter la cigarette. J'ai arrêté de fumer il y a 19h et 51 minutes (compteur stop it!!!). C'est une décision murement réfléchie et pour laquelle je me suis préparée. Je n'ai pas eue de "déclic". Mon amoureux et moi, on veux un bébé, et je ne veux pas qu'il naisse fumeur malgré lui. J'ai commencé par diminuer ma consommation à 10 cigarettes par jour puis je suis passée aux patch et au lobelia. Tout va bien. Je ne ressens aucun manque. Je dors bien la nuit (j'enlève le patch). Mais le meilleur coupe-envie, c'est encore de venir sur ce site. Dès qu'une envie se présente, je prends du lobélia et je viens voir les photos des ravages que cause la cigarette. C'est dur à dire, mais c'est encore ça qui me motive le mieux. Je me dis qu'il faut pas que ça arrive à moi. Il y a tant de témoignages de gens malades et qui regrettent amèrement leur tabagisme! Je ne veux pas avoir à dire "si j'avais su!". Aujourd'hui je sais. Fumer tue. "

Muriel (46 ans) - Nationalité française - 08 février 2009
"J'ai repris la cigarette dans le courant de l'été 2007 après 10 ans d'arrêt. Je pensais pourvoir avoir une consommation maîtrisée. Tu parles ... Depuis, avril 2008, j'essaie régulièrement d'arrêter. Au bout d'un mois, je recommence. J'ai de nouveau arrêté il y a 10 jours. Hier soir, sur le coup de la colère (difficultés conjugales), je fume 1, puis 2, puis 3 cigarettes. 2 erreurs : pas de patch hier, un paquet qui traînait dans ma voiture. Je ne suis pas fière de moi. Mais c'est pas grave, je suis quand même résolue. C'est comme ça dans la vie, on avance, on trébuche, parfois on tombe mais on se relève. Je me sens en super forme quand j'arrête, de bonne humeur, libre, lumineuse, jolie peau. Donc à mes amis fumeurs repentis et fragiles, je dis : soyez ferme mais aussi indulgent vis à vis de vous même. Il faut tout faire pour ne pas rechuter, mais si cette rechute se produit, restez droit dans vos bottes et ne laissez ni votre estime personnelle, ni votre détermination balayées par un faux pas. WE CAN !!!!"

Anonyme (70 ans) - 15 février 2020
"Bonjour, J'ai fumé plus de 25 cigarettes/jour (des brunes puis des blondes) pendant plus de 55 ans : j'ai commencé jeune et ai été accro tout de suite. On m'a diagnostiqué une artérite stade 2 en 2016 et fermement enjoint d'arrêter le tabac, ce que je n'ai pas fait. En juillet 2018, cancer de l'oesophage : là non plus je n'ai pas arrêté. En janvier 2019, entrée en clinique pour une transfusion sanguine suite à des problèmes post-chimio. Dans la nuit, détresse respiratoire => réa ! J'y suis restée 15 jours, plus 15 jours en soins intensifs. A l'hosto, on ne fume pas mais pas une seule fois en un mois je n'ai eu envie ni même pensé à une clope ! Je suis rentrée chez moi en février toujours sans penser à fumer. Il y a plus d'un an maintenant que je n'ai pas touché une cigarette. L'envie revient de temps en temps mais c'est très gérable et ça ne dure pas. De toutes façons, si je refume, je risque un pépin, fatal cette fois et, en plus, c'est ruineux financièrement ! Je ne souhaite à personne ce qui m'est arrivé, mais une chose est certaine : on peut arrêter de fumer alors, faites-le, pour vous, pour vos proches... pour votre portefeuille : tous les prétextes sont bons !!"

Vincent (55 ans) - Nationalité France - 28 avril 2019
"Bonjour, Voici le récit d'une des expériences les plus étranges qu'il m'a été donné d'exprimer au cours de ma vie. J'ai choisi de la partager. Il n'y a pas de Blabla, cela a été efficace pour moi, pas de patch, de vaporette ou autre moyen de substitution. Cela m'a permis jusqu'à aujourd'hui d'arrêter net du jour au lendemain. Méthode simple basée sur le conscient, inconscient, subconscient et l'auto hypnose. Phase un: Prendre son temps pour ce persuader de l'aspect nocif du tabac. Penser et rechercher tous les aspects négatifs rattachés au tabac. Vous vous préparer à franchir le pas. Réessayer jusqu'à votre réussite. Phase deux: Prenez une cigarette (étonnant non!), allumez la. Très important. Tirez une bouffée tout en regardant attentivement la cigarette se consumer, recommencez jusqu'à ce que l'image soit bien ancré sans votre esprit. Phase trois: Prenez une paille pour soda. Portez la à votre bouche, respirez par cette paille (important, ne respirez pas par le nez). Ceci est votre respiration actuelle. Pliez légèrement la paille, cela est votre respiration dans 10 ans. Plus vous allez plier la paille plus cela vous montrera votre respiration de fumeur dans le temps. Ne trichez pas avec vous même, ne vous voilez pas la face. La phase trois m'a fait prendre conscience. L'arrêt a été immédiat au milieu de fumeurs (aucune gêne). Le phénomène de manque/ Je me sers de la phase deux, quand j'ai envie de fumer je revois cette cigarette en train de ce consumer tout en faisant semblant de fumer avec ma bouche, vous pouvez même vous accompagner de votre paille si vous le souhaitez. J'en suis au 34 ème jour et je n'éprouve plus ce besoin de fumer, je commence à me réguler sur la nourriture et à enfin revenir à une vie normale. En espérant de tout cur que cela fonctionne avec vous. "

m christine (45 ans) - Nationalité française - 18 novembre 2003
"Il y a 15 jours je me suis retrouvée avec ma paupière droite fermée, des problèmes d'élocution, tout mon côté droit engourdit: résultat de 28 ans d'avoir fumer un paquet par jour. J'ai une peur de mourir car je sais que j'ai une épée sur la tête, j'ai arrêté de fumer mais les dégats sont là. Avant les problèmes s'étaient pour les autres. Je ne buvais pas je ne faisais que fumer..."

Frédéric (16 ans) - Nationalité Suisse - 13 octobre 2000
"J'ai 16 ans et je suis déjà un fumeur certifié. Je sais, combien de fois on me l'a déjà dit, je suis bien jeune pour cela! J'ai fait lors de mon enfance, la bétise de me laisser influencer par les plus grand et par l'image que la cigarette me ferait donner. Seulement, j'envisage d'arrêter, car je me sens réellement dépendant. Dans mon cas, et dans le cas d'un tas d'adolescents qui savent ce que le tabagisme cause, arrêter est une chose très difficile. Je veux dire par là que la dépendance n'est certainement pas très grande, mais que, franchement, j'ai de la peine à me voir sans la cigarette. Dans mon collège, par exemple, tout le monde ou presque fume, parce que cela rend "cool", et tout le monde me connait en tant que fumeur. La chose la plus dure est en fait de trouver le courage, la volonté. Et à mon âge, on se dit qu'on ne risque rien pour le moment, que l'on arrêtera plus tard etc. Commencer est certainement la plus grosse bétise que je n'ai jamais faite, avec mes 16 ans d'expérience..."

Michaël (16 ans) - Nationalité Suisse - 03 mai 2013
"Salut a toutes et a tous, je vais m'adresser aujourd'hui aux jeunes fumeurs comme moi. J'ai commencer à fumer avec un ami de classe à l'age de 13 ans et au début j'aimais bien et je me disais que je pouvais arreter quand je voulais, mais ce ne s'est pas passer comme prévu. Aujourd'hui j'ai 16 ans et bientot 2 semaines sams fumer. J'avoue qu'il a été très dur de trouver la motivation pour qulqu'un qui n'en avait pas l'envie. Mais après avoir réflechi, j'ai fais mon choix. Premièrement, les cigarettes augmentent toujours de prix et si j'arrete, cela me fait économiser près de 3000 francs par, et me fais éviter de voler de l'argent à mes parents pour m'acheter mes clopes quand je n'en n'ai plus. Deuxiemement, je me dis que plus j'arreterais tot, moi je serai accro au moment d'arreter. Troisiemement, j'ai parlé a mon prof de science qui m'a expliquer que que le temps que l'on a fumer, c'est le temps qu'il faut qu'on arrete avant de retrouver des poumons sains a 100%. Par exemple si je fume depuis 10 ans, il faut que j'arrete 10 ans avant de voir mes poumons redevenir comme avant. Ensuite tous le monde sait que la clope te bousille la santé, et je suis encore jeune et sa me ferait vraiment ch... De mourir d'un cancer du poumon a 20 ans, alors imaginez la douleur pour vos parents... Sur ce j'espere que mon experience sera lue et appreciée par vous tous !"

Pascal (53 ans) - Nationalité France - 11 octobre 2019
"C'est la cinquième fois que "j'arrête" de fumer. J'ai commencé à fumer à l'âge de 14 ans. La première fois que j'a arrêté, j'étais étudiant, surtout par souci d'économie (ou par manque de moyens ;) ; j'ai arrêté 6 mois, à l'âge de 20 ans. J'étais très occupé à cette époque, célibataire (donc en recherche de compagnie !), sportif, aucun souci pour m'arrêter, aucun manque ressenti. Et puis j'ai repris (eh oui, je n'étais plus célibataire) d'abord parce que tous mes potes - et ma copine - fumaient et qu'à cette époque, sur les bancs de l'université, on fumait, en avion, dans le train on fumait, au resto, dans les bars ou les boîtes, on fumait, chez les amis, on fumait, chez les parents, on fumait ! Il était franchement ringard de dire "non je ne fume pas" et encore pire de se lancer dans un "j'ai arrêté" : cela témoignait franchement d'un manque d'intégration sociale (genre boloss des 80s) ! Et puis, je me suis à nouveau retrouvé célibataire et à nouveau à l'affût d'une chevelure qui sente bon la vanille plutôt que le tabac froid - la vanille a toujours eu un effet aphrodisiaque sur moi, je ne peux pas l'expliquer. J'ai donc arrêté un an (le parfum vanille ce n'est pas si facile à trouver !). Et puis, rechute, mais à deux cette fois. La raison ? Toujours la même : pas d'clope, pas glop ! ... Jusqu'à la naissance du premier enfant : j'avais 25 ans et elle était donc la bonne, même si elle ne sentait plus la vanille comme avant ! Cette fois, j'ai arrêté pour soutenir la future maman qui avait alors fortement réduit sa consommation quotidienne (de 20 à 5 cigarettes) pendant sa grossesse (son médecin lui avait conseillé de ne pas arrêter totalement si elle ne le "sentait" pas et elle ne le sentait vraiment pas - la vanille non plus d'ailleurs). 2 ans sans fumer, puis deuxième enfant, petite fille non programmée (mais gardée avec joie). Pendant sa seconde grossesse, mon amie ne s'est pas arrêté de fumer, ni même n'a vraiment réduit sa consommation (elle était stabilisée à moins d'un demi paquet par jour). J'avoue alors qu'en voyant le petit bébé tout rond tout rose, en pleine santé qui est sorti de ce ventre en- goudronné, je me suis dit : à quoi bon t'être arrêté pôv'con (çà, c'est pour fixer l'époque) !? Et j'ai repris avec grand plaisir... pendant une dizaine d'années jusqu'à ce que mes enfants atteignent l'âge de juger (condamner) leurs parents pour un oui, un non, un conseil, une réprimande, ou tout comportement qualifiable selon eux de "vieux con" (c'est-à-dire pour tous vos comportements ou propos en fait...). J'ai voulu "leur faire plaisir" ou passer pour "un djeune" (çà, c'est pour fixer l'époque) et j'ai arrêté 8 ans (!!!) jusqu'à la première crise de couple (vous savez... celle de la quarantaine, je n'entrerai pas dans les détails vanillesques). Et alors là, clop clop clop, glop glop glop... 10, 15, 25, 30/jour. Y avait pas d'mal à se faire du bien. Hé oui : il faut se le dire, un fumeur aime fumer ; un non fumeur ne peut pas comprendre, il faut bien que les non-fumeurs le comprennent... les fumeurs emmerdent profondément les non-fumeurs, au sens figuré, au sens propre et au sens malpropre - pour ceux qui ont lu Reiser. Et puis pouf... la crise de la cinquantaine plus ou moins assumée On vieillit, les enfants ne sont plus là, le médecin nous dit que le viagra pourrait peut-être remplacer la vanille, on a de plus en plus de mal à tenir 3 sets ou à courir plus de 3 bornes et puis un jour on reçoit des analyses de sang toute pourries, le check-up cardiovasculaire est prescrit... Gloups ! J'y vais, j'y vais pas... Allez j'y vais... Grosse fatigue pendant l'électro d'effort. Angoisse des résultats et ... RAS !? Comment çà RAS ? Ben rien tout est normal, Monsieur, à part votre cholestérol - mais moi je sais que le cholestérol on s'en tamponne le coquillard Madame la Docteure (çà c'est pour fixer l'époque)... cf. "le Grand Bluff" ! - donc quoi j'ai fumer 53-14-8-2-1-0,5 = 27,5 ans x 365 x 25 = 250937 cigarettes , 12546 paquets, plus de 100000 euros (heureusement il y a des francs là dedans) partis en fumée et même pas de trace sur mes artères, mes poumons, même pas un petit cancer à l'horizon ? Non Monsieur, je vois juste de la fatigue de vieux con, vos enfants avaient raison... Vous avez juste eu du bol. Mais par contre, si vous voulez voir naître vos petits-enfants, il faudrait peut être songer à arrêter... J'y ai songé un an et là çà y est j'arrêté depuis 7 jours (mes deux enfants sont en couple... la perspective d'être papy se précise). Pas de patch, pas de nicorette, pas d'aiguille, pas de vaporette parce que moi, croyez-moi, "je sais" ce qu'il faut faire pour arrêter. "

Anonyme (44 ans) - Nationalité française - 10 novembre 2018
"Je vais vous raconter la fabuleuse histoire de mon "Clopitchu". "J'ai pris un Clopitchu la veille du bac. Beaucoup de copains en avaient un, mais je trouvais ça complètement inutile. Cette petite boule de poil semblait leur procurer beaucoup de plaisir, elle était toujours avec eux. Elle était là pour se concentrer, quand ils étaient tristes, quand ils sortaient en soirée. Le seul petit problème, c'est que Clopitchu réclamait en échange que son maître prenne en permanence du poison. Mais c'était là le seul inconvénient. La veille du bac, donc, j'ai pris un Clopitchu. C'était vraiment cool en fait. Je ne me sentais plus fort, adulte grâce à lui. Avec un peu d'alcool et l'aide de Clopitchu, je n'avais pas peur d'aborder les filles en soirées ! Ok, plusieurs fois, grisé par l'alcool, Clopitchu partait un peu en live et réclamait beaucoup plus de poison que d'habitude. Ca me faisait tousser très fort le lendemain matin, mais j'avais passé un soirée tellement dingue que je m'en foutais. Les années ont passés, et Clopitchu m'a montré qu'il était vraiment l'ami parfait, en toutes circonstances. Il était là quand je m'ennuyais,quand je voulais faire une pause, quand j'étais stressé, partout tout le temps. Pendant plus de 20 ans, je l'ai nourri. Ça faisait du mal à mon corps, mais c'était le petit prix à payer pour tous ses services. Mon entourage me disait souvent que je devrais me séparer de Clopitchu, qu'il me faisait du mal. Mais ces personnes n'étaient pas dans ma tête, elle ne savaient pas le lien fort qui nous unissait. D'ailleurs, elles n'avaient même pas de Clopitchu ! Les pauvres ! Les pauvres ? En fait, les personnes de mon entourage n'avaient pas l'air plus heureuses ou malheureuses sans Clopitchu. En fait, elles étaient comme moi, et elles avaient d'autres "trucs" pour gérer le stress, l'ennui, etc... Alors, j'ai voulu m'éloigner de Clopitchu. Je l'ai appelé moins souvent, mais au bout d'un moment, il est revenu à plein temps dans ma vie. C'est alors que je l'ai vraiment trouvé collant, et j'ai compris que ce n'était pas mon ami, juste un parasite beau parleur qui m'avait baratiné pendant tout ce temps. Plusieurs fois, je l'ai enfermé chez moi dans ma cave. Mais, un peu honteux d''être aussi dur, je n'ai pas bloqué la porte. Il n'a mis que quelques heures pour sortir et me ressauter dans les bras. Je l'ai enfermé à double tour dans ma cave, j'ai mis la clé dans ma poche. Je l'ai entendu m'appeler, j'ai résisté. 2 jours. J'ai juste entrouvert la porte pour voir s'il allait bien. Je lui ai juste donné un peu à manger. Et pareil les jours suivants. Au bout de deux semaines, je l'ai libéré. Alors, j'ai pris le temps. Le temps de faire le point sur notre relation. Le temps de vraiment me convaincre qu'il fallait vraiment l'abandonner. J'étais son maître au début de notre relation, c'était lui maintenant le chef. Ça devait changer ! Alors, j'ai pris le temps de construire une cabane dans les vignes, une cabotte dans mon pays bourguignon. Une cabotte en pierre, solide, avec une porte en fer. Pendant des semaines, j'ai cimenté les pierres avec ma motivation, mes pensées de plus en plus positives, mon envie d'une nouvelle vie sans Clopitchu, d'une nouvelle vie tout court. Fin octobre, j'ai fixé une date d'abandon : le 7 novembre. Pourquoi cette date ? Parce que c'est la fête de mon ex premier amour, rencontré quand j'avais 18 ans, âge auquel j'ai pris un Clopitchu. La boucle est bouclée ! Le 6 novembre au soir, comme je n'avais pas racheté de boîte de poison pour Clopitchu, je suis allé me coucher sans lui donner à manger. Le 7 novembre, je l'ai emmené avec moi dans les vignes. Il avait très faim. Je l'ai fait entrer dans ma cabotte, j'ai fermé à double tour, et j'ai jeté loin, très loin, la clé. Un tracteur enjambeur labourait à ce moment là, et je suis sûr que la clé est introuvable. Et je suis rentré chez moi, soulagé, libéré, serein. Pendant un moment, je vais quand même éviter l'alcool. Me connaissant, un peu éméché, je serais capable de retourner la vigne pour retrouver la clé et libérer Clopitchu ! " J'ai mis une tribu d'anti Clopitchu, motivée et bienveillante autour de ma cabotte pour empêcher Clopitchu de sortir. Il est très malin, je me méfie. Et j'ai été voir une professionnelle de ce genre d'abandon, qui va m'aider à l'oublier et à passer à autre chose.. J'entends parfois Clopitchu hurler, il a faim. Je l'entends même s'il est loin. Je me mets des gommes spéciales dans les oreilles, je fais semblant de ne pas l'entendre, j'écris mon histoire, et il se calme. Avec le temps, il va se calmer encore plus. De plus en plus. Qu'il crève !" Voilà mon histoire. OK, un peu niaise, c'est pas du Beaudelaire, mais c'est tout à fait comme ça que je la ressens !"

Anonyme (52 ans) - Nationalité francaise - 25 octobre 2020
"Bonjour, je m'appelle Paul et j'ai 52 ans. Contrairement à la multitude de témoignages lus, je n'ai jamais fumé de ma vie mais j'ai subit du tabagisme passif de ma création à mes 20 ans. A l'adolescence je faisais l'été des crises allergiques sans trop savoir pourquoi (j'habitais le Sud est) . Il m'arrivait d'éternuer 10-15 fois d'affilée, sans arriver à décongestionner le nez. Résultats des étés avec les yeux rougis, les sinus bloqués. Le bonheur quand je suis parti m'installer chez moi. Donc 30 ans sans inhaler aucune fumée. Des vacances à la montagne, des randonnées, pas un souffle exceptionnel mais je monte et de plus je ne suis pas du tout sportif. Puis l'an dernier lors d'un test organisé par l'assurance maladie, tout était bon sauf la spirométrie qui était très mauvaise... je reçois un courrier et je vais voir mon généraliste. Il me refait faire une spirométrie et me dit que ce n'est pas exceptionnel mais que c'est dû au tabagisme passif... Donc circulez il n'y a rien a voir. Dernière péripétie le 2 sept dernier, grosse chute en VTT de descente à la montagne : résultats 2 vertèbres fracturées, 8 cotes cassée et un hémothorax. Hospitalisé à Grenoble, scanner global, cimento pour les vertèbres et drain pour l'hémothorax. Puis radio de contrôle et trace de liquide persistant, mon généraliste m'envoie vers un chirurgien thoracique qui me prescrit un scanner (que je passerai après demain) et une visite chez un pneumologue pour le 7 novembre. Autant vous dire qu'étant anxieux de nature, je balise d'entendre le mot BPCO ou autres problèmes pulmonaires. Etant angoissé, j'écoute ma respiration, des moments j'étouffe en ne faisant rien alors que je fais des marches de 5 km sans souci de souffle sauf en montée. Sensation d'hyper ventilée par moment, de palpitations etc... Enfin le bonheur pour moi et ma famille qui subit. Une chose est sure pour tout ceux qui fument pensez à vos enfants qui subissent cela et arrêtez vous pour eux et pour vous... A bientot et à vous lire, Cdt"

Anonyme (34 ans) - Nationalité Française - 28 septembre 2020
"J'ai toujours assimilé l'odeur du tabac à mon père. Un père expatrié et absent. Quand on prenait la route l'hivers et qu'il ouvrait la fenêtre malgré le froid et laissait cette odeur s'engouffrer dans la voiture. Ou encore son parfum qui s'y mélangeait. Vers _ ans j'ai commencer à récupérer ses mégots et je collectais le tabac dans un sachet bien caché dans ma chambre. Quand il partait plusieurs mois je sentais cette odeur qui me rapprochait de lui. A 12 ans je me suis forcée, je voulais être fumeuse. A 17 ans je crachais noir le matin. J'avais déjà envie d'arrêter cette drogue. A chacun de mes anniversaires ou nouvel an il s'agissait de ma résolution. A 24 ans je suis partie travailler en Afrique, je pouvais fumer partout des cigarettes à 1€ le paquet et ce jusqu'à mes 29 ans. J'étais très sportive mais au fur et à mesure mon souffle rendait l'activité pénible. J'ai tenté 2 arrêts, chaque fois 1 mois. Il y a 6 semaines de ça, j'ai retrouvé un vieux patch, je me le suis mise et depuis je ne fume plus. Je suis passée à 14mg il y a 3 jours et le sevrage est compliqué à l'endormissement, l'alimentation, la nervosité, j'ai de la peine aussi, mes cigarettes me manquent dans mon inconscient car dans le conscient je n'en veux plus, je suis fière de moi. Mais ce sevrage est difficile et me fait douter. Quand cela va t-il s'arrêter ? Quand en toute honnêteté avec moi même je ne serai plus fumeuse ? Je sais que cela va prendre du temps. Mais c'est compliqué. Je vous remercie pour vos témoignages, ils m'aident à comprendre ce démon sous ses airs d'anges. On va le combattre, on est plus fort que lui. Il faut comprendre que malgré la difficulté et l'impression d'être à bout de nerf, de fatigue on garde le cap. C'est le début d'une nouvelle vie. (J'ai publié ce témoignage sous "extraordinaire" car il parle de l'assimilation de l'odeur du tabac à la présence du père. C'est une image très forte. Cela dénote la complexité de la relation du fumeur au tabac. Bravo pour votre courage! Evelyne Pour l'équipe stop- tabac.ch)"

Anonyme (28 ans) - Nationalité Française - 16 juillet 2020
"N'ayez pas peur ni honte des premiers échecs ! Les bénéfices sont innombrables : - confiance en moi - énergie, vitalité, endurance - odorat décuplé donc plus de goût - des érections très toniques - retrouver le goût des choses simples - je me remets petit à petit au sport - s'ouvrir à des nouvelles choses, activités etc - ne plus être ESCLAVE de quoi que ce soit - sentiment de liberté retrouvé J'ai été fumeur pendant 15 ans. J'ai commencé à 13, 14 ans je crois. Je fumais mes roulées, 2/3 paquet de 40g Gauloise par semaine sur la fin. Cela va faire deux mois que j'ai arrêté la cigarette après plusieurs tentatives se soldant par des échecs. Cette fois ci, je l'ai promis : plus jamais je toucherai à une seule cigarette. Quand on est déterminé, l'arrêt du tabac est beaucoup plus facile, beaucoup plus gérable. Au bout d' 1 mois, je ressentais déjà les bénéfices : plus de souffle, d'endurance, d'énergie aussi. Au bout de 2 mois, je ne suis pas totalement guéri de cet addiction car il m'arrive d'avoir une envie soudaine de cigarette mais, pas de panique, elle est très fulgurante et éphémère. Cette envie part aussi vite qu'elle n'est venue. Arrêter la cigarette, c'est se libérer de cet esclavage et s'ouvrir à un nouveau monde, un nouveau être : celui de la liberté et de la maîtrise de soi. Je suis fier de côtoyer des fumeurs dans mon entourage et de me dire ça y'est, je ne suis plus aussi bêtes que vous et plus aussi bête que je l'ai été. Et vous en sortirez avec la sensation d'avoir accompli quelque chose de grand et d'infranchissable : celui de se libérer d'une addiction et de gagner le plus beau des combats. François "

 

Pour aller plus loin