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Maladies cardio-vasculaires/infarctus
allaoua (49 ans) - Nationalité france - 11 novembre 2016
"apres infarctus massif j ai failli passer de l autre cote a cause de cette salete de cigarette et tout ce qu elle contient j ai arrete apres ma sorti des soins intensifs cela fait 3 mois ca tient dur encore par moments mais pas le choix fumer ou mourir il faut choisir je l ai fait j etais gros fumer depuis au moins 33 ans mais la j ai trop de chose a voir mes enfants ma petite fille et pour toutes ces personnes rien ne pourrait tout remettre en cause et je ne fumerais plus jamais et il m a fallu cette infarctus pour comprendre toutes mes arteres etait bouchees 3 sur 3 c etait tres douloureux je vous le garanti c est pouquoi arretez cette cochonnerie qui nous empoisonne petit a petit "

Anonyme - 08 février 2020
"Ma mère était une femme extraordinaire avec une santé de fer, pédaler, nager, escalader, danser, sauter à la corde, canoë, accrobranche... Jusqu'à 80 ans ! Un jour d'été elle remontait à vélo de la piscine où elle venait de faire des longueurs et le lendemain ce n'était plus la même. Elle ne pouvait plus respirer, elle étouffait, recroquevillée sur son lit dans un angle du mur. Elle ne pouvait plus bouger et parlait tout doucement. Je ne l'avais jamais vue ainsi. Tout s'enchaîne très vite, hélico, hôpital, soins et c'est fini, en 3 mois j'ai perdu ma mère. Elle était en vacances et en pleine forme MAIS elle est morte. Elle a fumé 40 ans, cela faisait 10 ans qu'elle avait arrêté, toute seule, après une bronchite. Mais son passé de fumeuse avait laissé des traces dans son corps. Les médecins ont ponctionné l'eau qui entourait le cœur, c'est ce qui l'empêchait de respirer parce que le cœur ne faisait plus son travail de pompe. Analyse de l'eau, métastases qui venaient des poumons puis appareil digestif, cerveau. Le pire c'est que tout s'est fait SANS BRUIT. Quelques mois plus tard mon conjoint de 45 ans, fumeur occasionnel, meurt subitement en revenant de son travail à vélo d'un infarctus massif du myocarde dû au tabac. Ma fille disait tout le temps à son papa d'arrêter de fumer mais il n'y arrivait pas. "

Anonyme (54 ans) - Nationalité suisse - 25 mars 2020
"La méthode du choc psychologique est la plus sympa à suivre. Mode d'emploi : A la mi novembre 2019 alors que je me rendais au travail, j'ai ressenti une douleur au poignet qui rapidement a irradié dans le bras, la poitrine puis la mâchoire. La douleur a disparu en m'arrêtant puis a repris dès que je me suis remis à marcher. Comme le phénomène ne disparaissait pas je me suis rendu 2 jours plus tard chez le médecin, qui m'a adressé à un cardiologue. Je me suis vu prescrire une coronarographie dont le résultat était le suivant : artères coronaires bouchées entre 95 et 99%, il était inexplicable que je n'aie pas encore fait un infarctus "qui aurait à coup sûr été mortel". J'ai quitté l'hôpital le lendemain avec un billet pour une réadmission à 3 jours en vue d'un triple pontage. En sortant du bâtiment avec mon paquet de clopes dans la poche, bizarrement je n'ai pas allumé de cigarette alors que je n'avais pas fumé depuis 48 heures. Pas plus d'envie à l'arrêt de bus, et c'est sur le quai de la gare que j'ai voulu, comme ça, pour voir, en griller une. Je l'ai immédiatement écrasée car j'ai eu l'impression de boire un verre d'essence. Depuis je suis non fumeur, j'ai encore deux paquets dans le tiroir de mon bureau mais pas la moindre envie d'en griller une. Après 40 ans de tabac et une consommation qui avait atteint une moyenne de 30 cigarettes par jour, je ne me souviens plus de ce que fait une clope, du goût que ça a, du plaisir que ça procure. Le choc psychologique violent suivi d'amnésie, en somme!"

Mary-José - 23 janvier 2001
"Nous étions une de ces jolies familles modernes qui fait envie, nous formions un couple uni et mes enfants travaillaient bien et étaient très joyeux. Nous approchions de Noël, il me restait quelques jours à travailler à l'hôpital puis j'avais une semaine de congé pour terminer d'acheter mes derniers cadeaux. Je préparais les vacances oû nous voulions aller skier tous les quatre. Mon mari réglait comme à l'habitude les mille et un problèmes dûs aux responsabilités qu'il avait dans ses jardins. De plus il avait commencé en janvier une école très intéressante mais exigeante de spécialiste en environnement. Il était enthousiaste et sérieux, gai et plein d'humour. Il aimait sa femme et ses enfants par dessus tout. Il avait un défaut, il fumait constamment d'horrible et puantes cigarettes. Le 11 décembre au matin nos vies se sont brisées, son coeur a dit stop, il s'est arrêté. "

Laurent (35 ans) - Nationalité Suisse - 30 mai 2006
"Un Jour comme un autre. Je me suis levé ce matin-là, passé une mauvaise nuit ! Le jour d'avant, je me suis pris la tête pour mon job, je me stress pour mon job, être au four et au moulin, toujours faire mieux, essayer de tenir le cahier des charges ! Cette charge de stress devient trop importante, mais bon, ça passera, comme toujours, d'ailleurs ce matin est comme tous les autres ! J'avais un peu mal au dos hier, sûrement à cause du vélo que j'ai fait ce week-end ! Tient, j'ai encore mal au dos ce matin ! Une bonne douche et ça passera ! C'n'est pas la première fois que tu as mal au dos mon gars, t'en as vu d'autre ! C'est bien, il fait beau aujourd'hui, comme tu commences le job ce soir à 21h00, tu peux profiter de ta journée, je vais essayer de dormir un peu cet après midi ! Mais avec ce soleil, faut en profiter ! C'est quand même pesant ces horaires irréguliers ! J'ai des téléphones à faire ce matin, je ferai vite ça après, d'abord, un café, un bon café, et une cigarette, la première ! Ce soir j'en aurai fumé 40, peut être 50 ! Ce serait bien que j'arrête, mais j'ai le temps, 35 ans on a encore le temps ! Une pensée pour ma maman, voilà plus de deux ans maintenant qu'elle nous a quittés, un cancer, une saloperie de cancer ! Mais attends, tu te rappelles avant, elle a eu un pontage coronarien ! On est peut-être sujet aux maladies cardio- vasculaires dans la famille ! Ce serait bien que tu fasses contrôler tes artères mon gars ! Pfff, ça va pas t'arriver à toi ! Pas à toi ! Pas maintenant !!! La vache ce mal de dos ! Tiens, ça me fait comme si j'avais avalé de travers ; drôle d'impression, j'ai pourtant encore rien mangé ! Encore un café, encore une clope... J'vais aller faire deux, trois courses pour cette nuit, pour me faire un sandwich, un thermos de café ! N'oublie pas la réserve de clopes, ce serait con d'être à court ! Je trouve quand même que tu te nourris mal ! Fais un peu attention ! Tu commences à prendre un peu de poids ! C'est agréable de rouler quand il fait beau, mais ce mal de dos qui traîne ça ne va pas être génial cette nuit avec ce mal de dos ! Houlà, envie de vomir, ça ne m'est jamais arrivé ! Et cette douleur derrière le plexus solaire ? Elle monte, elle monte, jusque dans la mâchoire, redescend dans les bras, le mal de dos empire ! La vache ça fait mal ! Je suis à 15 minutes de l'hôpital, tu t'y arrêtes mon gars, vas voir, c'est sûrement rien ! Serre les dents, vas-y avance, serre les dents tu y es, voilà l'hôpital ! Tu y es, parque la voiture ! Tellement mal que je me souviens plus par où je suis arrivé ! Trou noir, debout serre les dents, l'entrée, la réception, les urgences, t'arrête pas, avance, mettre un pied l'un devant l'autre ! Ca ne vas pas Monsieur ? Non, j'ai mal ici, derrière les côtes, jusque dans la mâchoire, dans le dos et dans les bras Asseyez-vous ici Monsieur et ne bougez plus, on vient vous chercher ! Et me voilà couché sur une table, des électrodes partout, un médecin, des questions, Fumez-vous ? Oui Y a-t-il des antécédents d'accidents cardio-vasculaires dans votre famille ? Oui Monsieur, vous êtes en train de faire un infarctus ! Putain, 35 ans, la vie devant encore, un infarctus, l'ambulance, le trajet jusqu'à Berne, encore un toubib, Monsieur, on va pratiquer une angiographie ! Faites ce que vous voulez mais faites disparaître cette douleur ! Et voilà, 35 ans, peut-être pas un grand sportif, mais actif, des projets, des envies, et il a fallu que j'aille chatouiller la faucheuse ! Maintenant je connais mes risques ! Il y a ceux que je ne maîtriserai jamais, comme l'héritage génétique, et ceux que je peux maîtriser, mon poids, être plus actif, croquer la vie à pleine dent comme on dit, et ARRÊTER LA CLOPE ! Faites ce que vous voulez, moi aussi je pensais ça n'arrivera pas à moi Faites ce que vous voulez, faites-en ce que vous en voulez, MAIS NE FUMEZ PAS, la clope ne fait pas partie des plaisirs de la vie!!! Laurent "

Anonyme (47 ans) - Nationalité Française - 20 septembre 2007
"Recette pour réussir son infarctus - Devenez accroc du boulot, de préférence dans une activité bien sédentaire : jamais en dessous de 12 heures par jour ; - Persuadez-vous que le sport ca ne sert à rien et que vous n'avez pas le temps d'en faire - Faites en sorte d'être stressé pour tout et pour rien ; - Prenez votre petit-déjeuner à la va vite - Pour le repas de midi : plats cuisinés, sandwich ou resto avec les clients ou mieux, sautez le repas ; - Et bien sur, c'est une évidence, choisissez bien votre "carburant" : une dizaine de café et 2 paquets de cigarettes par jour pour se redonner un coup de boost ; - Si vous le pouvez, ajoutez-y l'insomnie : ca active bien la recette.. Voilà, c'est un peu provoc, mais je suis sur que beaucoup se reconnaitront dans cette recette "explosive". Pour ma part, c'était ma manière de vivre. Je me croyais invincible.. Et à 47 ans, je me suis retrouvé une belle journée d'été 2007, le nez dans ma pelouse, submergé par une douleur insoutenable. Je me suis senti mourrir 2 fois ; c'est le SAMU m'a ramené à la vie : merci à eux Aujourd'hui, je me reconstruis : physiquement, c'est relativement facile parce qu'on est super bien accompagné par les médecins, les kinés et autres structures. Psychologiquement, c'est une autre affaire.. J'invite les fumeurs invétérés, les jeunes tentés par la cigarette à faire une petite virée pédagogique dans les services de cardiologie, et dans les centres de reéducation pour malades cardiaques et pulmonaires : Ca va les calmer dans leurs envies de clopes quand ils verront les malades qui trainent leurs bonbonnes d'oxygène ou qui arborent des cicatrices du nombril au menton. Pour ma part, le tabac ne me manque pas du tout mais c'est surtout parce que j'ai bien trop la trouille de revivre tout ca.. A 47 ans, je redécouvre l'expression "Mens sanis in corpore sano" : un esprit sain dans un corps sain. La vie sans tabac est une vraie délivrance physique et morale. Bon courage à celles et ceux qui se battent pour arrêter "

Francis (57 ans) - Nationalité Suisse - 07 mai 2006
"Le 15 mai 2006 je vais rentrer dans mon 28ème mois sans fumée et j'en suis très content, mon histoire est un peu particulière, elle a commencé vers l'âge de 15 ans en fumant mes premières cigarettes (à l'époque 1.20 CHF le paquet!!!) jusqu'à 50 ans pas de problème particulier en fumant 8 à 12 cigarettes par jour mais quelques jours avant mes 50 ans un asthme accidentel au stade 3-4 cyanosé avec un départ en urgence et 8 jours à l'hôpital aux soins continus. Le traitement a duré 3 mois avec de la cortisone à haute dose, 3 mois sans fumer car j'avais peur...et le 4ème mois j'ai recommencé à fumer car dès que l'on va mieux l'on oublie vite les mauvais moments ou c'était moins une pour le massage cardiaque ou l'intubation et ainsi la première cigarette était dégoutante, la deuxième un peu meilleure et la troisième nettement meilleure et ainsi j'avais bêtement recommencé à fumer. 5 ans après, c'est à dire à 55 ans, je commencais à faire des inflammations au niveau des voies respiratoires et cela se traduisait par des essouflements au repos sans faire d'effort et de nouveau des médicaments pour me soigner et là je me suis dit que cela ne pouvait pas continuer ainsi parce que je n'avais plus la qualité de vie et le 15 janvier 2004 sans rien prendre j'écrasais ma dernière clope dans la matinée. Maintenant, je peux monter 4 étages à pied sans problème, plus d'inflammation et je respire sans probléme même après 40 ans de fumée. Je voulais simplement dire par mon message qu'il ne faut attendre d'avoir quelque chose de grave pour réfléchir mais agir avant parce la vie est trop belle et pour un jeune je lui dirai de ne jamais commencer car il le regrettera toute sa vie. "

pascal (41 ans) - Nationalité francaise - 27 février 2007
"bonjour .c est bizare d avoir envie d arreter de fumer avant d avoir un probleme .je suis ancien fumeur .je pensais de temps en temps m areter ..mais voila sans plus .et un jour boum infarctus .je ne fume plus depuis 6 mois .je ne me bats pas pour ne plus fumer je me bats simplement pour vivre .je fumais 2 paquets voir plus par jour depuis 25ans .alors 2 solutions soit on arrete et on continue a vivre normalement .soit on attend d avoir un probleme ..sauf qu avec la cigarette il n ya pas de petits problemes .alors faites comme vous pouvez mais arretez cette saloperie .prenez consienace que fumez tue .ou si vous ne pouvez pas arreter comme je l ai aussi souvent penser .continuez et vous verez qu un jour vous serez ici en train de suplier qu il ne faut pas fumer .ok prenez en bonne note . "

pascal (41 ans) - Nationalité francaise - 12 décembre 2006
"debut aout 2006.j ai chaud .que m arrive t il ? je ne supporte plus la chaleur? .et mon dos j ai du encore me deplacer une vertebre .je vais prendre rdv chez mon kiné .j ai des ennuies je me suis faché avec ma mere .j ai mal .tres mal .on ne se fache pas avec celle qui vous a mis au monde . mi aout .je suis toujours tres triste je n ai pas de nouvelles de ma mere .et ce dos qui me fais toujours tres mal .pourtant mon kiné fait le maximum.je ne comprends pas je suis tres fatigué .stressé comme toujours c est mon metier qui veut ca .enfin,je suis grand .mes gosses m appellent meme l immortel .normal a 41 ans je suis le plus fort . mardi 22 aout .toujours pas de nouvelles de ma mere je suis comme un zombi .comment peut elle me faire ca !!.et ce dos je souffre de plus en plus .une douleur tres violente sous l omoplate j ai mal tres mal mal comme on ne peut pas imaginer .je suis avec mon fils celui ci panique de me voir ainsi .c est pas mon genre d avoir si mal.j ai mal merde j ai maintenant envie de vomir .faut vite rentrer pour que je vois mon kiné .non non la je dois ecouté mes gosses vite hopital .et la le verdict tombe .je suis en train de faire un infarctus il faut aller tres vite .ils vont tous tres vite.j ai peur je pense .a ma maman merde je l aimais .mes enfants qui etaient tt pour moi .ma femme que j adorais .ptain je veux pas mourrir pas la .pas moi .pas l immortel .il meurt pas l immortel. 12 decembre j ai lus quelques messages .jai moi meme envie d ecrire .pas cette histoire banal .mais la cause de cette merde ...la cause est simple d apres les cardiologues ...je fumais 2 paquets de cigarettes par jours depuis 25 ans .j avais aussi oublié que mon pere mon grand pere ont aussi fais un infarctus .eux aussi fumaient .merci de m avoir lu .et faites attention a vous "

Anonyme (37 ans) - 20 mai 2013
"Bonjour a toutes et à tous, Mon histoire avec la cigarette est commune. Je pense donc que beaucoup s'y retrouveront (sur certains aspects de mon expérience en tout cas). Fumeur depuis près de 19 ans avec des interruptions de plusieurs mois à plusieurs reprises, j'ai systématiquement repris dans des contextes de stress ou de moments conviviaux. Je suis aujourd'hui un addict en rédemption. Grand sportif pendant ma jeunesse (athlétisme, football, handball, tennis), j'ai toujours utilisé mon potentiel en allant au delà de mes limites. Tout allait bien. Mais si je me réalisais personnellement et socialement par mes performances sportives, c'est qu'elles me permettaient de combler un peu ma timidité maladive. Mais la fin de l'adolescence m'a fait découvrir un moyen beaucoup plus efficace de m'affirmer socialement: la cigarette ... qui m'a en effet offert de nombreuses et nouvelles relations. J'avais vu mon grand père mourir d'un cancer du poumon, mais j'avais trouvé le remède à mes maux: quelques francs, un paquet dans la poche d'un jean et une façon de fumer à la Gainsbourg (dixit mes nouveaux amis fumeurs). Je me sentais enfin dans le film. Je commence mes études en suivant un rythme tabagique assidu. Je tente parfois de reprendre une pratique sportive et note des difficultés de récupération, un battement cardiaque beaucoup plus élevé a l'effort et au repos. Je decouvre les premieres palpitations et les premières douleurs pulmonaires. La période des 18-25 ans me voit faire mes premiers malaises vagaux. On me parle de stress, d'hypoglycémie. Mes premiers électrocardiogrammes et holter ne révèlent rien. Je tente mollement d'arrêter de fumer et saisis la première occasion pour recommencer. Viennent ensuite les débuts professionnels, deux fois trente-cinq heures de boulot par semaine, des douleurs fortes au coeur (dans le coeur), des palpitations souvent inquitantes. Mais aucun probleme décelé par les medecins. Le stress serait la raison de mes maux. Je continue donc a fumer (puisque j'utilise la cigarette comme un antidépresseur). A trente ans, mes analyses sanguines révèlent un niveau élevé de cholesterol LDL (légèrement supérieur à la moyenne), dont je suppose qu'il est en partie d'origine héréditaire vu les scores atteints dans ma famille paternelle. Mais rien d'alarmant toujours pour les médecins. On me dit de faire attention. J'entends mais ne comprends pas. Viennent enfin les enfants, ce qui aurait du me decider à arreter. Mais un changement professionnel me donne l'excuse de fumer encore et encore pour affronter les nouveaux défis se presentant à moi. Excès de job, de cigarettes et de cafés, et d'alcool histoire de décompresser le soir venu, sans évoquer les insomnies et les repas décales à base d'acide gras satures... Impossible de faire du sport, mon coeur monte trop en régime ... Le cercle infernal... Ce n'est qu'apres avoir subi des pratiques assimilables à du harcelement moral, qui ont généré leur lot de douleurs toujours localisées au niveau du coeur, au bras gauche, au dos et plusieurs malaises vagaux - dont un au boulot - que je refais le tour des médecins. On ne décèle qu'une "discrète" plaque d'atherome - du cholesterol ldl bien fixé dans une artère d'une jambe. Rien de grave me dit-on. Apres une derniere crise, on finit par me prescrire un bêtabloquant qui a fait ses preuves contre les crises d'angoisse. Je gère alors mieux mes douleurs thoraciques qui demeurent toutefois. Je vois un chiropracteur. J'aperçois une lumière au bout du tunnel. Puis vient enfin le moment decisif. Je consulte la jeune garde reconnue de la médecine locale en cardiologie (j'avais pris mon RDV au moment des crises liees a mes difficultes professionnelles) : énième electrocardiogramme et toujours rien d'alarmant. Je suis prêt à conclure que je suis spasmophile (je ne l'ai jamais exclu). Le vrai moment décisif - quelque soit le mot que l'on mettra sur mes maux - est une phrase prononcee par ce medecin dubitatif qui aura constitué le déclic tant attendu depuis près de vingt ans : Monsieur " 100 pour 100 des trentenaires admis dans mes services sont fumeurs ..." Encore ce matin, un jeune homme de 35 ans, sans prédisposition ... deux paquets par jour ... " je vous laisse deviner la suite. Je ne fume plus depuis, cela fait un mois, les douleurs et crises s'estompent et s'espacent. Elles sont toujours la insidieuses... Je les gère en espérant que les mesures prises seront suffisantes et auront été prises à temps... Je repense à un radiologue qui m'avait dit après une radio pulmonaire réconfortante : " le bon dieu compte les paquets de clopes". J'espère qu'il n'a pas totalement raison, au moins pour mes enfants de deux et cinq ans qui méritent mieux qu'un père spasmophile, moribond ou mort. J'y crois comme jamais et entreprend une course à la vie nouvelle en ayant conscience d'un capital santé a reconstituer. Je sens que la decision est prise (je ne prendrai plus jamais une quelconque bouffee de cigarette). J'ai donc enfin decide de me responsabiliser, à savoir en faisant fi des diverses façons dont la cigarette tente de me rattraper (ma femme a repris la cigarette le jour où j'ai arrêté - c'est son droit me dit-elle !!!) et en ayant enfin pris conscience des priorités. Aide-toi et ... C'est ce que m'aura appris mon parcours avec la cigarette même si j'étais prévenu - comme nous tous - par l'experience des plus anciens... Un jour, j'aurai peut-être à nouveau confiance dans mon corps et faire que tout ca n'aura ete qu'un mauvais reve. Je pourrai peut-être bientôt l'envisager suivant les résultats du dernier examen qui m'attend : un scanner des coronaires du coeur... Quel que soit le résultat, il sera positif, sans angoisse, j'ai décidé de changer de vie - pour mes rêves d'enfant et pour les rêves de mes enfants, pour leur éviter le cauchemar. Merci a vous qui mettez l'essence de la vie en exergue et de m'avoir aider à ouvrir les yeux. François "

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