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23 novembre 2010

La newsletter de stop-tabac: les sujets clés de l?actualité mondiale sur le tabagisme

Sélection réalisée par Jean-François Etter

Le 23 Novembre 2010

 


- Des clopes électroniques au kiosque: incertitude en zone sans fumée
- Les fumeurs plus nombreux aujourd'hui qu'il y a 5 ans
- Le Conseil fédéral suisse manque une occasion de protéger la population de manière complète et uniforme contre la fumée passive


Des clopes électroniques au kiosque: incertitude en zone sans fumée

Valora lance la vente de cigarettes électroniques dans ses kiosques de toute la Suisse. Le distributeur bernois vante une clope pouvant être utilisée aussi en tous lieux car elle ne se consume pas. Le produit est encore mal connu et donc peu encadré par la loi.

Ces cigarettes peuvent être utilisée dans les zones sans fumée, sous réserve des dispositions légales en vigueur, indique Valora dans son communiqué publié lundi. Elles ont à choix le goût "tabac", "menthol" ou "energy" et ne contiennent pas de nicotine.

La cigarette électronique vendue par le groupe bernois ne contient pas de nicotine. Une petite lumière bleue la différencie d'un vrai mégot. La vapeur et l'odeur s'évanouissent rapidement, a expliqué à l'ATS Stefania Misteli, porte-parole de l'entreprise.

Ces produits - aussi appelés "e-cigarettes" - comportent un appareil alimenté par une batterie et une cartouche interchangeable contenant des excipients et des arômes. En aspirant dans l'embout, l'utilisateur inhale ces substances qui sont vaporisées.

Nicotine interdite

La question de leur emploi dans les trains ou les cafés pourrait se poser. "Pour l'instant les cigarettes électroniques n'ont pas fait l'objet de réclamations de la part de la clientèle", a dit à l'ATS Christian Ginsig, porte-parole des CFF, qui ne réagiront qu'en cas de recommandation de l'OFSP.

Ces cigarettes sont connues en Suisse depuis 2005 et sont souvent commandées par Internet. Mais elles présentent des risques: elles peuvent contenir des substances nocives ou causer une intoxication en cas de maniement incorrect.

Celles sans nicotine sont permises mais l'OFSP conseille la prudence. Même si les fabricants les décrivent comme de saines alternatives au tabac, il manque des études sur leurs effets. Il ajoute que les distributeurs sont tenus de garantir que les substances inhalées ne mettent pas la santé en danger.

Ces produits sont souvent fabriqués par de petites sociétés chinoises et il n'y a aucune garantie de qualité, expliquait au printemps dernier le Dr Jean-François Etter, de l'Université de Genève.

(ats / 15 novembre 2010 16:42) (18 11 2010) 
(23 11 2010)


Les fumeurs plus nombreux aujourd'hui qu'il y a 5 ans

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé hier de mauvais chiffres sur la consommation de tabac, précisant qu'elle avait augmenté de 2 points entre 2005 et 2010, selon le baromètre santé de l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes).

L'ombre du cancer du poumon planant sur tout fumeur, l'augmentation du prix du paquet, l'interdiction de fumer dans les lieux publics n'y font rien : les Français fumeurs demeurent accros à la cigarette et sont même plus nombreux qu'il y a cinq ans. Roselyne Bachelot, notre ministre de la Santé, l'a publiquement reconnu hier. Selon le baromètre santé de l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), la consommation de tabac, a augmenté de 2 points en France entre 2005 et 2010, 1,8 % précisément. Chez les 15-75ans on est passé de 26,9 % de fumeurs à 28,7 %. Cette progression est essentiellement notée chez les femmes (de 23 à 25,7 %), alors que du côté des hommes on est proche de la stabilisation (31 à 31,8 %).

Pour la ministre cette augmentation de près de 2% est dû à deux facteurs: l'augmentation de la consommation féminine mais aussi un effet crise .

Une femme qui fume n'encourt plus comme autrefois l'opprobre social. Très souvent, elle apprécie la cigarette pour des raisons semblables à celles des hommes, la dépendance, le désir de faire comme les autres, l'amélioration de l'estime de soi et la recherche de la détente, pour contrôler son poids, un point qui compte beaucoup pour certaines adolescentes.

Les crises, et notamment la crise économique, avec le stress qu'elles engendrent, incitent ceux qui la subissent à griller des cigarettes. Pratiquement 50 % des chômeurs sont fumeurs et à l'évidence la crise, l'augmentation du chômage, ont eu un effet sur l'augmentation de la consommation du tabac , a expliqué hier Roselyne Bachelot qui a dit vouloir se rapprocher de pôle Emploi pour qu'une action spécifique soit menée auprès des chômeurs. Le niveau de diplôme entre aussi en ligne de compte : on recense 32,8 % de fumeurs chez les personnes non diplômées, contre 18,5 % à partir de bac plus cinq.

La crise joue un rôle , a reconnu le président de l'Office français de prévention du Tabagisme. Mais j'observe que tous les pays européens qui sont en crise comme la France diminuent leur consommation de tabac . Il plaide pour une politique de santé publique plus volontariste. La crise est un exutoire

Gérard Dubois, professeur de santé publique, président de l'Alliance contre le tabac.

Partagez-vous le diagnostic de Roselyne Bachelot ?

Pas du tout. Les chiffres donnés hier sont ceux qui ont été constatés en 2009. Il y avait déjà une augmentation de 2 % des fumeurs. La cause en est l'absence d'une lutte vraiment dissuasive. Quand, en 2003-2004, il y a eu une véritable augmentation (+ 10 %) sur les taxes on a enregistré une forte baisse de la consommation, en particulier chez les femmes et chez les jeunes, ces derniers n'ayant plus les moyens d'acheter leurs cigarettes. Mais en 2005, M. Raffarin, alors Premier ministre, a signé un armistice avec les fabricants de cigarettes. Il s'est engagé à ce que pendant quatre ans il n'y ait pas d'augmentation des taxes. Aussi, les augmentations de 2007 et 2009 ont-elles été légères, destinées aux cigarettiers et inférieures à l'inflation, ce qui a rendu les hausses supportables. Il y a eu collusion entre l'état et les fabricants.

L'augmentation de 6 % prévue pour le 8 novembre vous paraît donc insuffisante ?

Tout à fait. Jamais deux sans trois. Cette augmentation comme les deux précédentes va aller dans la poche des fabricants.Il faut augmenter les taxes de 10 % pour le plus grand bénéfice de l'état et de la Sécurité sociale. La TVA va à l'état mais le produit des autres taxes, (80 % du prix du paquet) va à la Sécurité sociale. Tout le monde serait gagnant et il y aurait moins de fumeurs.

Mais la crise ne conduit-elle pas les chômeurs à fumer ?

La crise est un exutoire. On donne de fausses bonnes raisons. Elle peut conduire d'anciens fumeurs à recommencer. Mais souvent fumer s'ajoute à d'autres addictions. Le tabac est une maladie.

Source: http://www.ladepeche.fr/article/2010/10/19/930208-Pourquoi-le-tabagisme-progresse-encore-aujourd-hui.html (20 10 2010) 
(23 11 2010)


Le Conseil fédéral suisse manque une occasion de protéger la population de manière complète et uniforme contre la fumée passive

Berne (ots) - Lors de sa séance du 17 novembre 2010, le Conseil fédéral s'est penché pour la première fois sur l'initiative populaire fédérale Protection contre le tabagisme passif, déposée le 18 mai 2010 avec 133'000 signatures. Il a décidé de rejeter cette initiative. Ce faisant, le Conseil fédéral manque une possibilité de protéger tous les travailleurs et toutes les travailleuses, dans la Suisse entière, contre le tabagisme passif, nocif pour la santé.

En substance, l'initiative populaire Protection contre le tabagisme passif correspond au message que le Conseil fédéral avait transmis au Parlement en 2006. Avec la loi qui a été adoptée en octobre 2008, les travailleuses et travailleurs ne sont qu'insuffisamment protégés contre le tabagisme passif, car l'obligation subsiste de travailler dans les établissements fumeurs et dans les fumoirs. Nous restons convaincus que la population souhaite une protection uniforme et complète contre la fumée passive. Il incombe maintenant au Parlement de combler les lacunes existantes, a estimé Otto Piller, Président de la Ligue pulmonaire suisse et membre du comité d'initiative.

L'initiative populaire fédérale Protection contre le tabagisme passif demande que tous les espaces fermés qui servent de lieu de travail ou qui sont accessibles au public (restaurants, bars, écoles, hôpitaux, etc.) soient sans fumée. Des espaces fumeurs fermés, ou fumoirs, restent possibles, pour autant qu'aucun service n'y soit assuré. Une même réglementation doit s'appliquer dans toute la Suisse.

ots Originaltext: Lungenliga Schweiz / Ligue pulmonaire Suisse / Lega polmonare svizzera Internet: www.presseportal.ch/fr (18 11 2010) 
(23 11 2010)



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