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08 juin 2010

La newsletter de stop-tabac: les sujets clés de l?actualité mondiale sur le tabagisme

Sélection réalisée par Jean-François Etter
Le 8 juin 2010

 


- Vapoter au lieu de fumer
- Snus: dépôt d'une proposition de loi autorisant un tabac oral controversé
- What works to prevent adolescent smoking? A systematic review of the National Cancer Institute's Research-Tested Intervention Programs


Vapoter au lieu de fumer

TABAGISME
Une étude genevoise dissipe un peu le brouillard enveloppant l'e-cigarette. 

Je ne fume plus, je vapote, disent les adeptes de la cigarette électronique qui, au lieu de fumée, diffuse de la vapeur tiède chargée de nicotine et parfumée. Une étude genevoise s'est penchée sur ce dispositif au statut légal incertain mais qui pourrait aider à arrêter de fumer. 

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a pris position en septembre 2008, l'e-cigarette n'est pas bonne pour la santé et n'aide pas les fumeurs à lutter contre leur habitude. L'agence de l'ONU précisait n'avoir aucune preuve scientifique pour en confirmer la sûreté et l'efficacité. 

Spécialiste du tabagisme, Jean-François Etter, de l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Genève, a réalisé la première étude au monde hors laboratoire sur les utilisateurs de ce produit. Il voulait connaître les raisons pour lesquelles il est utilisé et la satisfaction des usagers.

Sur l'internet

Les e-cigarettes étant vendues sur l'internet, c'est en ligne, sur le site stop-tabac.ch, que Jean-François Etter a réalisé un sondage, retenant au final les réponses de 81 utilisateurs, dont 77% d'hommes, âgés en moyenne de 37 ans. Parmi eux, 37% étaient des fumeurs et 63% des anciens fumeurs qui avaient arrêté récemment. 

Précisément, et c'est ce qui intéressait le Dr Etter, 79% des répondants ont déclaré que l'e-cigarette les avait beaucoup aidés à renoncer à leur habitude. Notre étude suggère que les gens utilisent ce produit pour arrêter de fumer, et qu'il pourrait être efficace, note le spécialiste.

Toxicité pas étudiée 

Et aussi, probablement, moins nocif. Le taux de nicotine maximum correspond à environ un douzième de celui d'une cigarette normale et, en l'absence de combustion, il n'y a pas de goudrons et autres dérivés toxiques de celle-ci. 

Néanmoins, de grosses incertitudes subsistent. Aucune étude n'est disponible, mais la Food and Drug Administration américaine a effectué des analyses sur les recharges et montré qu'elles pouvaient contenir des carcinogènes, notamment des nitrosamines, ainsi que des toxines chimiques ou des composantes spécifiques au tabac soupçonnées d'être dangereuses pour l'homme.

Aucune garantie 

En outre, la provenance de la nicotine elle-même est inconnue. Ces cigarettes électroniques sont fabriquées par de petites compagnies en Chine et il n'y a aucune garantie de qualité, selon le Dr Etter. Elles ne sont pas soumises aux standards élevés des entreprises pharmaceutiques. 

Interrogés sur les aspects négatifs de l'e-cigarette, les sondés ont d'ailleurs cité en particulier la piètre qualité du produit. Concernant les effets indésirables, les réponses les plus fréquentes évoquaient bouche et gorge sèches, vertiges, maux de tête et nausée. En moyenne, les utilisateurs tiraient 175 bouffées de vapeur par jour, selon ces travaux publiés dans la revue BMC Public Health.

Etudes requises d'urgence 

Il y a donc urgence à réaliser des études sur la toxicité de ces appareils et, ensuite seulement, sur leur efficacité éventuelle en matière de prévention du tabagisme, selon Jean-François Etter. Mais cela prendra des années avant qu'on ait les données toxicologiques, soupire le spécialiste. 

En attendant, une deuxième enquête en ligne a été lancée sur ce phénomène afin de tenter de répondre aux nombreuses questions qu'il soulève. Par exemple celle du contournement des interdictions de fumer, de la vapeur passive, ou encore du détournement éventuel de ces appareils pour s'administrer des drogues. ATS

Sources:
http://www.biomedcentral.com/1471-2458/10/231
http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/suisse/vapoter-au-lieu-de-fumer-10-204161
25 mai 2010 - YVES DUC / ATS (25 05 2010) 
(07 06 2010)


Snus: dépôt d'une proposition de loi autorisant un tabac oral controversé

PARIS - Un député de la majorité UMP a déposé une proposition de loi visant à autoriser en France la vente du snus, un tabac qui ne se fume pas mais se place dans la bouche, censé être moins nocif que la cigarette, ce que dénoncent les anti-tabac, a-t-il indiqué à l'AFP jeudi.

Pour ce député UMP du Nord, Thierry Lazaro, cette autorisation permetterait aussi aux buralistes de diversifier leurs activités face à la baisse des ventes de cigarettes.

Le snus est un tabac très finement haché, commercialisé sous forme de tout petits sachets, qui se place entre la gencive et la lèvre supérieure, pendant environ une demi-heure avant d'être jeté.

M. Lazaro affirme vouloir promouvoir ce "tabac sans combustion" qui n'engendre "ni fumée, ni goudron, ni monoxyde de carbone, ni inhalation, ni fumée de tabac ambiante".

"Volontairement provocant", le député, qui admet avoir pour l'instant peu de soutiens, a affirmé à l'AFP s'appuyer sur les "recommandations de santé publique de l'organisation mondiale de la santé" (OMS) qui préconisent de descendre à un taux de fumeurs inférieur à 20% par pays, contre 26% en France actuellement.

M. Lazaro s'appuie sur l'expérience suédoise, seul pays membre de l'UE à en autoriser la vente, interdite dans toute l'Europe depuis 1992.

Selon lui, "la consommation de cigarettes y est la plus faible d'Europe", ainsi que "le taux de mortalité par cancer du poumon".

Avec le même argumentaire, la filiale française du fabricant de cigarettes British American Tobacco (BAT France) avait écrit fin juillet à Nicolas Sarkozy pour qu'il saisisse la présidence suédoise de l'UE afin d'autoriser la vente du snus.

Les anti-tabac avaient alors mis en garde contre les risques, le président d'honneur d'Alliance contre le tabac, le Pr Gérard Dubois, soulignant que "face aux fumeurs, la solution n'est pas un produit moins dangereux, mais l'arrêt du tabac".

De son côté, la Société française de tabacologie (SFT) avait elle aussi les risques comme le cancer du pancréas, de pathologies lors de grossesses, ou de diabète. De plus, selon le SFT, le snus pourrait "augmenter la probabilité ultérieure de la consommation de cigarettes" pour les adolescents.

Source: AFP / 20 mai 2010 
http://www.romandie.com/infos/news2/100520020011.e4o5exdi.asp (21 05 2010) 
(04 06 2010)


What works to prevent adolescent smoking? A systematic review of the National Cancer Institute's Research-Tested Intervention Programs

BACKGROUND: Cigarette use remains the leading preventable cause of death in the United States. Although school is an ideal setting for antismoking interventions, school-based programs have not been successful in the long term. The purpose of this study was to explore characteristics of programs deemed to be successful short-term Research-Tested Intervention Programs (RTIPs) by the National Cancer Institute (NCI).

METHODS: To identify adolescent smoking prevention programs, 2 independently working researchers applied specified selection criteria to all programs in the NCI's RTIP database. Selected programs were abstracted using a structured form for general information, participants, interventions, outcomes, and quality. Extracted data were then assessed for common themes and contrasts in each category.

RESULTS: As of June 2008, 18 studies met the NCI's standards for RTIPs preventing smoking among adolescents. After selection criteria were applied, only 5 programs remained. Each independently working researcher arrived at the same pool of programs. In chronological order according to date of publication of outcomes evaluation, the 5 programs ultimately included were Project Towards No Tobacco Use, Pathways to Health, Native FACETS, Kentucky Adolescent Tobacco Prevention Project, and Sembrando Salud. The majority of these programs were targeted toward a particular sociodemographic group (eg, American Indians, Hispanic migrant communities).

CONCLUSIONS: New school-based programs are needed to address current issues in tobacco control. To improve chances of success, these programs may wish to target certain specific high-risk demographic groups, use professional health educators and/or trained community members, and build in methods of updating material.

http://www3.interscience.wiley.com/journal/122531605/abstract
(02 06 2010)


Gratuit: brochures, et autocollants


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Stop-tabac.ch est un programme de l’Institut de Médecine Sociale et Préventive de la Faculté de Médecine de l’Université de Genève, financé par le Département de l’Economie et de la Santé (Genève, Suisse) et par l'Office fédéral suisse de la santé publique (fonds de prévention du tabagisme).


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