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03 novembre 2009

 


Nouvelles sur le tabagisme de Stop-tabac.ch
Préparées par Jean-François Etter
Le 03 Novembre 2009

 


- Les pauvres se ruinent pour fumer, les riches arrêtent...
- Interdiction de fumer: la loi fédérale entre en vigueur le 1er mai 2010 (Suisse)
- Cytos anti-smoking vaccine flops; shares drop


 

Les pauvres se ruinent pour fumer, les riches arrêtent...

En 2005, ce n'est plus 5% mais 15% des fumeurs qui dépensent un cinquième de leur argent dans la clope !

Nous ne sommes pas tous égaux devant la cigarette. Et comme souvent, mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade L'Observatoire régional de la santé Paca vient de publier une enquête sur les liens entre tabac et conditions sociales qui montre à quel point ce sont les plus précaires qui fument le plus. Et qui, bien sûr, se ruinent...

En fait, il y a de moins en moins de fumeurs chez les cadres et professions intellectuelles supérieures. On est passé de 36% en 2000 à 27% en 2005 pour remonter légèrement à 29% en 2008. Du côté des ouvriers, il y a eu aussi une petite baisse de 45% à 37% en 2005 mais le chiffre a rebondi à 43% en 2008. Autre inégalité : ce sont les plus aisés qui arrêtent le le plus rapidement de fumer.

Sans compter que la cigarette pèse de plus en plus lourd dans les petits budgets. En 2000, 5% des fumeurs dépensaient au moins 20% de leurs revenus pour acheter leurs paquets. Il s'agit d'hommes plutôt jeunes, essentiellement des ouvriers ou des chômeurs. En 2005, ce n'est plus 5% mais 15% des fumeurs qui dépensent un cinquième de leur argent dans la clope !

L'ORS Paca pose alors la question en termes polis : la hausse du prix des cigarettes " ne participerait-elle pas dans une certaine mesure à accroître les inégalités sociales ?" Et se demande à quel point augmenter le tabac accentue la précarisation des fumeurs pauvres. "Ce constat ne doit pas freiner la lutte antitabac", précise l'Observatoire mais il montre la nécessité de concevoir d'autres actions d'incitation à l'arrêt ciblant les fumeurs des milieux défavorisés".

Source: laprovence.com, Karine Portrait (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)


 

Interdiction de fumer: la loi fédérale entre en vigueur le 1er mai 2010 (Suisse)

Tribune de Genève | Le Conseil fédéral suisse a fixé au 1er mai 2010 l'entrée en vigueur de la loi sur la protection contre le tabagisme passif. Une loi diluée, selon la ligue pulmonaire.

Dès le 1er mai, il sera interdit de fumer à l'intérieur des lieux publics et au travail dans toute la Suisse. La nouvelle loi prévoit moult exceptions et le Conseil fédéral a adouci mercredi ses modalités d'application. Mais les cantons auront le dernier mot.

La loi fédérale pose comme principe une interdiction de fumer dans les espaces servant de lieux de travail à plusieurs personnes ainsi que dans les lieux fermés accessibles au public, comme les centres commerciaux, les cinémas, les installations sportives ou les restaurants. Les locaux à usage privé ne seront pas concernés.

Celui qui brave l'interdiction de fumer ou ne respecte pas les dispositions légales dans son établissement pourra être puni d'une amende d'au maximum 1000 francs.

Bars fumeurs et fumoirs

La législation contient toute une série d'exceptions. Bars et restaurants pourront ainsi se déclarer établissements fumeurs pour autant qu'ils ne dépassent pas 80 mètres carrés. Sont compris dans cette surface l'entrée, les vestiaires ou les toilettes.

Autres conditions pour déroger à l'interdiction: n'employer que des personnes ayant accepté d'y travailler, disposer d'une aération adéquate et être clairement signalé de l'extérieur comme tel.

Les cantines et restaurants d'entreprises ainsi que les lieux dont l'activité principale n'est pas la restauration - cafés de grands magasins ou de musées, stations-service avec débit de boissons - ne pourront pas être déclarés établissements fumeurs. Il sera par contre possible de s'en griller une, si le règlement de maison le prévoit, dans les chambres d'hôtels ou de maisons de retraite ainsi que dans les cellules de prison.

La loi autorise en outre l'installation de fumoirs, avec service assuré par des employés ayant donné leur accord. Que ce soit pour les zones fumeurs ou les établissements entièrement fumeurs, l'aval du personnel devra avoir été donné par écrit.

Même consentants, les femmes enceintes, les mères qui allaitent et les jeunes de moins de 18 ans ne pourront pas travailler dans de tels endroits. Une femme pourra en outre revenir sur son aval si elle tombe enceinte. Elle aura droit à 80% de son salaire si aucun travail équivalent de remplacement ne peut lui être proposé.

Ordonnance revue et corrigée

S'il a tenu bon sur ces dernières précisions, le Conseil fédéral a cédé sur d'autres points de l'ordonnance d'application face aux critiques des restaurateurs. Plus question de mentionner les terrasses et autres tentes.

Le projet d'ordonnance assimilait à des lieux fermés les espaces dont moins de la moitié de la surface du toit ou des parois latérales est ouverte à l'air libre, quel que soit le matériau de la cloison ou le caractère permanent ou temporaire de celle-ci. Ces précisions ont été biffées. Aux cantons de trancher les cas particuliers.

Concernant les fumoirs, le Conseil fédéral réclame toujours qu'ils soient séparés hermétiquement des autres pièces et ne servent pas de lieu de passage. Mais il n'exige plus de porte à fermeture automatique (on parle désormais de fermeture autonome) ni un système de ventilation mécanique (une ventilation adéquate suffira, également pour un établissement fumeur).

Les coûts d'un nouveau système de ventilation étaient estimés par l'Office fédéral de la santé publique à 10'000 francs pour un petit fumoir pour 14 personnes au maximum.

La taille du fumoir sera uniquement limitée à un tiers de celle de l'établissement entier. Le propriétaire ne pourra pas y proposer d'autres prestations que dans le reste du restaurant ou du bar, mais il ne lui sera pas interdit d'y utiliser une installation de débit.

Cantons plus sévères

Dans bien des cas, la loi fédérale ne provoquera aucun changement. Elle autorise en effet les cantons à édicter des réglementations plus sévères. Quinze d'entre eux, dont Berne, Genève, Neuchâtel, Fribourg, Vaud et le Valais, représentant en tout 75% de la population suisse, ont déjà adopté des législations plus strictes. Parmi les irréductibles réfractaires à l'interdiction de fumer, qui devront se plier aux règles nationales, figure le Jura.

La Ligue pulmonaire a par ailleurs lancé une initiative populaire pour réclamer une interdiction stricte dans tout le pays. Cette démarche a été qualifiée d'obsessionnelle par le ministre de la santé Pascal Couchepin.

Pour la Ligue pulmonaire, Berne courbe l'échine devant le lobby du tabac

La Ligue pulmonaire accuse le Conseil fédéral de courber l'échine devant le lobby du tabac: elle rappelle que l'initiative populaire Protection contre le tabagisme passif a déjà recueilli deux tiers des signatures requises cinq mois après son lancement.

Cette initiative est nécessaire face à l'ordonnance lacunaire du gouvernement: la loi fédérale, déjà lacunaire en elle-même, se trouve encore plus diluée, dénonce la Ligue pulmonaire.

La Conférence des directeurs cantonaux de la santé publique (CDS) ne prend pas encore position officiellement. Mais son secrétariat central se dit satisfait que les cantons aient la latitude d'adopter des dispositions plus strictes que la loi fédérale.

D'autre part, le secrétariat de la CDS se dit inquiet de l'émergence dans certains cantons d'initiatives visant un alignement plus laxiste.

Source: Tribune de Genève

http://www.tdg.ch/interdiction-fumer-loi-federale-entrera-vigueur-mai-2010-2009-10-28


 

Cytos anti-smoking vaccine flops; shares drop

* Anti-smoking vaccine missed target in mid-stage trial
* Second major clinical setback this year
* Shares plummet, analysts question future of company
By Sam Cage
ZURICH, Oct 16 (Reuters) - Cytos Biotechnology's (CYTN.S) anti-smoking vaccine missed its main target in a mid-stage study, making it highly unlikely the product will reach the market and slamming the Swiss group's shares.

The Swiss start-up drug discovery group, which does not yet generate sales of its own products, will now probably miss out on a milestone payment by partner Novartis (NOVN.VX) and analysts said it would struggle to finance itself and pay debt.

"We see the company's prospects not only built on shaky scientific ground, as we have discussed it repeatedly over the past years, but also its financial foundation appears very fragile," said Olav Zilian, analyst at Swiss brokerage Helvea.

The clinical failure continues a string of bad news in the Swiss biotech sector, following setbacks to Basilea (BSLN.S), Arpida (ARPN.S), Santhera (SANN.S) and BioXell (BXLN.S), and highlights the risky nature of the business.

Shares in Cytos -- which focuses on so-called immunodrugs, aimed at treating chronic diseases and addictions through vaccination -- lost more than 30 percent to 15.70 Swiss francs by 0819 GMT, extending a two-year losing streak from a high of more than 170 francs in 2007.

The Zurich-based group, which also has a partnership deal with Pfizer (PFE.N), had already suffered one major setback this year after a high blood pressure vaccine failed to meet its target in a mid-stage trial. [ID:nLH230277]

Helvea's Zilian noted the group has a high debt burden with a 70 million Swiss franc ($69 million) convertible note maturing in early 2012 -- a significant sum for a company that cannot count on sales of its products.

"Two of Cytos's lead projects have now failed to reproduce efficacy data. Without nicotine milestone payments by Novartis and with the pending convertible bond, Cytos might run into serious cash problems," said Vontobel analyst Silvia Schanz.

TOO MANY RISKS

Novartis bought the rights to the Cytos NIC002 anti-smoking vaccine in 2007 in a deal valued up to 600 million francs, including an upfront payment of 35 million francs, with further payments contingent on development milestones.

The vaccine aims to help smokers kick the habit by preventing nicotine from entering the brain, depriving them of the satisfaction many associate with smoking.

Novartis has now informed Cytos that the vaccine failed to show a statistically significant difference in continuous abstinence from smoking determined from weeks eight to 12 after start of treatment, compared with a placebo.

Novartis is continuing the study and would decide on next steps once the scheduled 12-month duration of the trial is completed, but analysts think it highly unlikely the vaccine would show clinical benefits after a longer period.

"Our valuation of the company was based primarily on this vaccine, therefore we can no longer see a case for Cytos as we think there are now too many risks with assuming that the vaccine will be launched successfully," said Kepler Capital Markets analyst Mark Belsey. (Additional reporting by Emma Thomasson; Editing by Hans Peters) ($1=1.014 Swiss Franc)

Source: Reuters



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