Les Newsletters de Stop-Tabac.ch

Webmasters - Proposez nos news sur votre site

Rechercher dans les anciennes newsletter:

24 février 2009

Menu: - Forum - Témoignages - Coach - Testez-vous - Médicaments - Maladies - Brochures

Nouvelles sur le tabagisme de Stop-tabac.ch
Préparées par Jean-François Etter
Le 24 Février 2009

 


- Cancer : fortes disparités régionales
- Les médecins ont tendance à négliger leur santé
- A Randomized, Controlled Trial of Financial Incentives for Smoking Cessation


 

Cancer : fortes disparités régionales

Le Nord-Est et le Nord-Ouest restent les régions de France où l'on meurt le plus du cancer, révèle un Atlas publié par l'Inserm et l'Institut national du cancer.

La géographie est un outil précieux en médecine. L'Atlas de la mortalité par cancer en France métropolitaine de 1970 à 2004, publié mercredi par l'Inserm, le Centre d'épidémiologie des causes de décès et l'Institut national du cancer, permet de dessiner, en quelques cartes, les zones où vivent les populations les plus vulnérables en matière de cancer et celles où elles sont le mieux protégées. Cet atlas pointe aussi une amélioration dans certaines régions et une stabilité dans d'autres. Ce document reconstitue une sorte de sociologie sanitaire de la France. Ainsi, les habitants des grandes villes, et tout particulièrement de Paris, meurent moins de cancer que ceux ayant élu domicile en banlieue. Tous ces constats ont pour objectif de reconnaître, pour tenter de les gommer, les inégalités face au cancer.

Si le cancer est la première cause de mortalité en France, le risque de mourir d'un cancer diminue depuis la fin des années 1990 pour les hommes comme pour les femmes. Globalement cet atlas révèle que les écarts régionaux de mortalité par cancer restent très importants.

L'importance des comportements
Cette mortalité apparaît fortement structurée sur le plan géographique, essentiellement pour les hommes et nettement moins pour les femmes. La mortalité par cancer est liée à l'âge (le risque augmente avec les années), à l'exposition à des facteurs de risque (les fumeurs meurent plus de cancer que les abstinents), et à l'accès aux soins (le diagnostic précoce réduit la mortalité). À un ensemble nord-ouest de la France caractérisé par des taux de mortalité élevés pour les cancers de l'appareil digestif s'oppose un ensemble nord-est marqué par des taux élevés de cancers de l'appareil respiratoire et de la vessie, écrivent les rapporteurs. Le Centre-Ouest et le Sud-Ouest sont des régions de plus faible mortalité. Cette structuration régionale persistante traduit l'importance des comportements régionaux passés dans les manières de boire, de fumer, de manger, les rapports au corps et à la médecine. S'agissant, par exemple, du cancer du poumon pour les hommes, les taux de mortalité vont du simple au double, quand on passe de Midi-Pyrénées à Nord - Pas-de-Calais. De même pour les femmes, le taux de mortalité par cancer pulmonaire est multiplié par trois chez les habitantes d'Ile-de-France par rapport à celles du Gers.

Au fil des ans, le taux de mortalité dans certaines régions a régressé. Ainsi, l'Alsace, la Bretagne universitaire (région de Rennes) et les vallées alpines ont enregistré des améliorations nettes, alors que dans les zones rurales enclavées du centre de la France, les progrès sont beaucoup plus lents. Ce travail nécessite maintenant d'être analysé avec attention, explique le Dr Martine Le Quellec-Nathan (directrice adjointe de l'Institut national du cancer). Des recherches doivent être menées sur l'analyse des mécanismes sociaux et territoriaux à l'uvre dans ses inégalités.
Source:
http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/01/28/01008-20090128ARTFIG00446-cancer-fortes-disparites-regionales-.php


 

Les médecins ont tendance à négliger leur santé

Martine Perez - Le Figaro
Plus à l'écoute des inquiétudes de ses patients que de ses propres troubles, le généraliste, adepte de l'autoprescription, se retrouve souvent face à lui-même quand il faut se soigner.

Les médecins travaillent plus, souffrent souventde stress, fument autant que le reste de la population et ne se soignent pas très bien.

Il n'y a rien de plus ridicule qu'un médecin qui ne meurt pas de vieillesse, ironisait Voltaire il y a plus de deux siècles. Et pourtant, comme pour les cordonniers, les médecins ne sont pas toujours eux-mêmes en excellente santé. La première enquête sur ce thème, réalisée par les conseils départementaux de l'ordre des médecins de l'Eure et de Seine-Maritime, avec l'aide de l'Union régionale des médecins libéraux de Haute-Normandie, rendue publique il y a quelques jours, révèle les secrets médicaux de nos praticiens. Ceux à qui nous confions notre corps, et parfois notre esprit, ne sont pas des surhommes, n'en déplaise à l'auteur de Candide. Ils se surmènent, fument, boivent, presque autant que les autres Un rapport récent de l'Ordre national avait montré que les médecins, plus que les autres, face à la maladie, jouent la carte du déni et tardent à être pris en charge. La possibilité d'autoprescription laisse le médecin seul face à lui-même et à son problème, soulignait ce document.

L'enquête réalisée par l'ordre de la Seine-Maritime et de l'Eure brise un certain tabou. Plus de 550 médecins libéraux (65 % de généralistes, 44 % des femmes, âge moyen 51,5 ans) ont accepté de répondre à un questionnaire analysé par le département d'épidémiologie et de santé publique du centre hospitalier universitaire de Rouen. Un constat s'impose, peut-on lire dans les conclusions, trop de médecins négligent leur santé. Beaucoup diffèrent la sollicitation d'une aide pour leur santé physique ou psychique. Plus qu'un malade habituel, le médecin refuse la réalité de ses symptômes ou les minimise. Ce travail a été réalisé en Haute-Normandie où la densité médicale est plus faible que la moyenne nationale et l'activité plus conséquente.

Pour ce qui est de la durée de travail, on est loin des 35 heures : la durée hebdomadaire de labeur est de 51 heures chez les généralistes (46 pour les spécialistes). Un généraliste sur 4 travaille plus de 60 heures par semaine. Près de 7 médecins sur dix participent aux tours de garde la nuit et le week-end. La grande majorité sont régulièrement confrontés à des patients présentant des pathologies lourdes (cancer, sida), ou des problèmes sociaux. Six médecins sur dix sont satisfaits de leur travail, mis à part la surcharge administrative et les exigences des patients. Si 80 % ont le sentiment d'être reconnus par leurs patients, 58 % par leurs pairs, ils sont seulement 16 % à considérer être aussi reconnus par les pouvoirs publics.

Épuisement professionnel

L'enquête nous apprend que 7 médecins sur 10 s'estime en bonne santé. Mais un sur deux avoue avoir des périodes d'épuisement professionnel (burn out). Tout particulièrement ceux exerçant dans les zones de faible densité médicale. Il apparaît, par ailleurs, que seulement 20 % des médecins ont désigné un confrère comme médecin traitant (les autres sont leur propre référent). Alors qu'il existe des recommandations pour un dépistage national du cancer du côlon, moins d'un tiers des médecins y participent. Pour les hommes, 58 % ont déjà fait un dosage du PSA (pour dépister le cancer de la prostate) et 60 % des médecins surveillent régulièrement leur tension. Si le questionnaire n'abordait pas la question du tabac, des enquêtes antérieures ont montré que le tabagisme des médecins était à peine moindre que celui de la population générale, avec 26 % de fumeurs, 30 % d'ex-fumeurs et 44 % qui n'ont jamais fumé (en France, il y a 30 % de fumeurs réguliers ou occasionnels).

Preuve, s'il en est, que la connaissance du risque n'est pas forcément un moteur pour l'action. Par ailleurs, les enquêtes sur la dépendance à l'alcool n'ont jamais été réalisées en milieu médical, sujet tabou par excellence. Même si les cas ne manquent pas

Le rapport intitulé Médecin malade publié en juin 2008 par la commission permanente du Conseil national de l'ordre des médecins insiste aussi sur la négligence des médecins face à la santé : Le médecin récuse tout examen de prévention. Y compris lorsqu'il est salarié Il est très rare que les médecins se vaccinent, même contre des pathologies aussi importantes que le tétanos, l'hépatite virale, ou la grippe À Barcelone (Espagne), face aux difficultés de prise en charge des médecins, une unité spécifique a été créée, parce que, selon son directeur, les médecins sont de très mauvais malades, qu'ils sont exigeants, très difficiles à traiter. Et ils ont absolument besoin de confidentialité

Source: Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/sante/2009/02/04/01004-20090204ARTFIG00043-les-medecins-ont-tendance-a-negliger-leur-sante-.php

Brochures gratuites, cliquez sur:
http://www.stoptabac.ch/fr/order_suisse_poste.html



 

A Randomized, Controlled Trial of Financial Incentives for Smoking Cessation

NEJM
Background Smoking is the leading preventable cause of premature death in the United States. Previous studies of financial incentives for smoking cessation in work settings have not shown that such incentives have significant effects on cessation rates, but these studies have had limited power, and the incentives used may have been insufficient.

Methods We randomly assigned 878 employees of a multinational company based in the United States to receive information about smoking-cessation programs (442 employees) or to receive information about programs plus financial incentives (436 employees). The financial incentives were $100 for completion of a smoking-cessation program, $250 for cessation of smoking within 6 months after study enrollment, as confirmed by a biochemical test, and $400 for abstinence for an additional 6 months after the initial cessation, as confirmed by a biochemical test. Individual participants were stratified according to work site, heavy or nonheavy smoking, and income. The primary end point was smoking cessation 9 or 12 months after enrollment, depending on whether initial cessation was reported at 3 or 6 months. Secondary end points were smoking cessation within the first 6 months after enrollment and rates of participation in and completion of smoking-cessation programs.

Results The incentive group had significantly higher rates of smoking cessation than did the information-only group 9 or 12 months after enrollment (14.7% vs. 5.0%, P<0.001) and 15 or 18 months after enrollment (9.4% vs. 3.6%, P<0.001). Incentive-group participants also had significantly higher rates of enrollment in a smoking-cessation program (15.4% vs. 5.4%, P<0.001), completion of a smoking-cessation program (10.8% vs. 2.5%, P<0.001), and smoking cessation within the first 6 months after enrollment (20.9% vs. 11.8%, P<0.001).

Conclusions In this study of employees of one large company, financial incentives for smoking cessation significantly increased the rates of smoking cessation. (ClinicalTrials.gov number, NCT00128375 [ClinicalTrials.gov] .)

Source: NEJM Volume 360:699-709 February 12, 2009 Number 7
http://content.nejm.org/cgi/content/abstract/360/7/699

Judith Mackay nominated for BMJ Lifetime Achievement Award

Dr. Judith Mackay has been nominated for the BMJ Lifetime Achievement Award. This recognition not only speaks well for Judith, but also for the field of tobacco prevention. Judith previously was recognized by Time magazine as one of the 100 most influential people in the world for her seminal work in tobacco control. Unlike most awards including others sponsored by BMJ, the Lifetime Achievement Award is determined by votes from colleagues and friends. Anyone is entitled to vote simply by going to the following website:

http://group.bmj.com/products/group-awards/lifetime-achievement-award-vote-for-the-winner

The deadline for voting is February 27.



Retour à la liste des newsletters