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22 janvier 2008

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Nouvelles sur le tabagisme de Stop-tabac.ch
Préparées par Jean-François Etter
Le 22 Janvier 2008

 


- Marlboro Classics se prend une veste
- Plus de fumée dans les lieux publics, c'est le moment d'arrêter !
- Traitements en lice pour arrêter de fumer


Marlboro Classics se prend une veste

Le cow-boy fait grise mine. Le Comité national contre le tabagisme a remporté mardi une victoire contre la marque de vêtements Marlboro Classics, en la faisant condamner à verser 50.000 euros de dommages et intérêts pour publicité indirecte en faveur du tabac.
Pour les anti-tabac, le mot Marlboro figure de manière trop visible sur l'enseigne des magasins et sur les vêtements eux-mêmes, permettant au cigarettier de rester dans l'espace public malgré l'interdiction en France de toute publicité pour le tabac. Une manière de ne pas être oubliée des consommateurs potentiels, a estimé la cour d'appel de Paris.
Autre sujet de consommation porté devant la justice, le quotidien Le Parisien a été condamné ce mercredi pour promotion de l'alcool, à propos d'une série de reportages ! consacrés au champagne en 2005.
Source: 20minutes.fr
http://www.20minutes.fr/article/205226/France-Marlboro-Classics-se-prend-une-veste.php


Plus de fumée dans les lieux publics, c'est le moment d'arrêter !

DOCTISSIMO-
Avec l'impossibilité de fumer dans tous les lieux publics, les accros ont de plus en plus de mal à en griller une petite Plutôt que de jongler entre convivialité et interdiction, pourquoi ne pas profiter de ce coup de pouce pour en finir définitivement avec la cigarette ? Doctissimo vous aide à passer le cap !

Interdiction tabac lieux publicsFini le café-cigarette au comptoir, la clope avant l'addition du restaurant Désormais l'interdiction de fumer touche tous les lieux publics. Plutôt que de braver le froid, de quitter vos amis pour aller fumer dehors, pourquoi n'en profiteriez-vous pas pour arrêter de fumer ? Doctissimo vous aide à réussir ce pari. Une interdiction pour plus de liberté

Depuis le 1er janvier 2008, il est interdit de fumer dans les débits de! boissons, hôtels, restaurants, bureaux de tabac, casinos, cercle de jeux et discothèques. Cette interdiction renforce celle datant du 1er février 2007 qui interdisait de fumer dans tous les lieux publics fermés et couverts : les lieux de travail, les établissements de santé, l'ensemble des transports en commun, l'enceinte des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que les établissements destinés à l'accueil, à la formation ou à l'hébergement des mineurs.

Ces mesures auront le mérite de protéger les poumons des non-fumeurs, et en particulier des personnes travaillants dans ces établissements accueillant du public. Mais elles devraient également inciter les fumeurs à se libérer de la cigarette. En Irlande où une telle interdiction a été adoptée dès le 24 mars 2004, ell! e a permis de faire chuter la vente de cigarettes de plus de 1! 7 %. Ent re mars et novembre 2004, 7 000 Irlandais auraient ainsi arrêté de fumer.

Une incitation à se libérer de la cigarette

Un sondage effectué en 2006 par Niquitin/Ifop1 a voulu évaluer l'impact d'une telle interdiction sur les fumeurs. Selon les résultats, près d'un fumeur sur deux (49 %) déclare que cela l'incitera à arrêter ou réduire sa consommation ! Les bénéfices d'une telle mesure peuvent être quantifiés de manière étonnante. Les admissions hospitalières pour arrêt cardiaque chez les personnes de moins de 60 ans ont chuté de 11 % dans la région du Piedmont dans les cinq mois suivant cette même interdiction par rapport à la même période l'année précédente2.

Pour aider les fumeurs, l'Etat a augmenté le nombre de consultations en tabacologie. Depuis ! le 1er février 2007, l'Assurance Maladie rembourse, pour un montant maximum de 50 par an et par bénéficiaire, les traitements par substituts nicotiniques (patch, gomme, pastille, inhalateur...). La liste des substituts remboursés est disponible sur le site de l'assurance maladie3. Mais avant toute chose, évaluez vos chances de succès ! Mettez toutes les chances de votre côté

La première étape est d'évaluer votre motivation réelle à arrêter de fumer. Le test de Demaria vous aidera à choisir le bon moment. L'évaluation de votre dépendance physique (test de Fagerström) et de votre dépendance psychique (test de Horn) vous aidera ensuite à mieux identifier l'emprise que la nicotine a sur vous et les facteurs qui vous poussent à fumer. Fort de ces informations, vous pourrez aller consulter votre médecin qui pourra vous fai! re bénéficier du forfait sur une ordonnance cons! acr&eacu te;e exclusivement aux substituts nicotiniques. Certaines mutuelles ou assurances complémentaires prennent également en charge le sevrage tabagique. N'hésitez pas à vous renseigner auprès d'elles.

Patch, gommes, pastilles, inhaleur L'utilisation de chaque substitut dépend du fumeur et de son type de dépendance. Pour choisir la meilleure solution, il ne faut pas hésiter à demander conseil à son pharmacien ou à consulter un médecin.

A ce sujet, les pharmacies du réseau Giropharm développent durant le mois de janvier 2008 un programme spécial, attribuant une zone de consultation totalement dédiée au sevrage prévoyant notamment un entretien individuel et un calendrier de suivi pour les 35 premiers jours de sevrage tabagique.

Et pour ne pas flancher et éviter les rechutes, découvrez les bonnes stratégies, b&e! acute;néficiez également du soutien des Doctinautes sur nos forums ou sur le blog Zéro Clope. Vous voilà maintenant bien armé pour faire de 2008 une année sans tabac !

Luc Blanchot

1 - Etude Niquitin/Ifop réalisée du 18 au 22 septembre - Echantillon de 453 personnes déclarant fumer, extrait du cumul de deux échantillons représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.
2 - European Heart Journal Advance Access published
3 - Arrêt du tabac : prise en charge des substituts nicotiniques - Ameli.fr
4 - Communiqué du réseau Giropharm - Décembre 2007

Source: Doctissimo -
http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/tabac/articles/11612-interdiction-tabac-moment-pour-arreter.htm


Traitements en lice pour arrêter de fumer

LE MONDE
L'interdiction de la cigarette dans tous les lieux accueillant du public devrait relancer chez certains l'envie d'arrêter de fumer. Faut-il ou non dans ce cas prendre des médicaments ? "Les traitements sont destinés aux fumeurs qui montrent les signes d'une dépendance physique à la nicotine", rappelle Anne Borgne, tabacologue à l'hôpital Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis).

Pour ceux qui ne veulent pas consulter un médecin, le pharmacien constitue un premier recours. "Nous pouvons évaluer le degré de dépendance du fumeur grâce à des tests, comme celui de Fagerström, et lui conseiller un traitement approprié", explique Philippe Besset, de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France. Des symptômes de manque, comme une humeur dépressive, l'insomnie, l'ir! ritabilité, l'anxiété, plaident également en faveur d'une aide pharmacologique.

Les traitements les plus accessibles sont les substituts nicotiniques en vente libre. Ils consistent à obtenir des concentrations sanguines de nicotine proches de celles observées chez le fumeur, soit en continu (avec les timbres cutanés ou patchs), soit au coup par coup (avec les comprimés, gommes et inhaleurs) et de les diminuer progressivement. "Leur avantage majeur est leur innocuité totale associée au fait qu'ils multiplient par deux les chances d'arrêter de fumer", considère le docteur Borgne.

Au bout d'un an, 18 % des patients qui ont pris un traitement de substitution nicotinique durant trois mois sont encore abstinents contre 10 % de ceux qui ont pris un traitement placebo (dénué de tout effet).

En dehors d'une allergie au patch, rien à craindre donc si ce n! 'est un risque d'accoutumance aux gommes. "De 5 à 10 % ! des gens qui ont arrêté de fumer ainsi vont devenir des utilisateurs chroniques", souligne le docteur Borgne, sans effet nocif sur leur santé.

Avec les substituts nicotiniques, il faut plutôt craindre le sous-dosage que le surdosage. Chez les fumeurs très dépendants, deux timbres, dans un premier temps, sont parfois nécessaires. Patchs et formes orales de substitut nicotinique peuvent également être associés, les secondes présentant l'avantage de gérer, dans l'instant, des situations qui appellent la cigarette (repas avec des fumeurs par exemple).

Dans tous les cas, le traitement sera d'autant plus efficace que le fumeur sera motivé et soutenu. "Le tabagisme est une toxicomanie à part entière qui a un retentissement sur l'équilibre mental et nécessite un accompagnement", explique le docteur Anne Castot, chef du département de la gestion des ris! ques des médicaments à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSPS).

Ainsi, ceux qui arrêtent seuls présentent des risques de prise de poids, de dépression ou de manque qui sont autant de motifs de rechute. Le soutien peut se limiter aux proches ou passer par le médecin traitant, voire, pour les cas les plus difficiles, par un tabacologue. Parfois peut être associé aux médicaments d'aide au sevrage un traitement par antidépresseurs.

RISQUE DE CONVULSION
A côté des substituts nicotiniques, deux médicaments font partie des traitements prescrits dans le sevrage tabagique. Le Zyban (bupropion) de GlaxoSmithKline est un psychotrope utilisé comme antidépresseur aux Etats-Unis. Commercialisé en 2001, il a été très vite assez peu prescrit en raison de ses contre-indications (ri! sque notamment de convulsions chez les patients ayant des ant&! eacute;c édents). Il est un peu plus efficace que les timbres (49 % d'efficacité à l'arrêt d'un traitement de neuf semaines contre 36 % pour le timbre et 23 % pour un placebo).

L'arrivée du Champix (varénicline), de Pfizer, en février 2007, a laminé ses parts de marché, tombé à 1,3 % en novembre 2007 (en mois de traitement) contre plus d'un quart pour le Champix et pas loin des trois quarts pour les substituts nicotiniques.

Au bout d'un an, l'efficacité du Champix (après trois mois de traitement) demeure de 21,1 % contre 16,4 % pour le Zyban et 8,4 % pour un placebo. Des essais cliniques sont en cours pour mesurer son efficacité, comparée aux substituts nicotiniques. Il peut être prescrit de trois à six mois.

"Ses avantages résident dans son efficacité et son utilisation pratique, explique le docteur Borgne. Ses inconvéni! ents portent sur les effets indésirables." Près de 30 % des patients souffrent de nausées pouvant, dans des cas rares, imposer l'arrêt du traitement, moins de 10 % d'insomnies, céphalées, rêves anormaux. Le Champix est cependant sous haute surveillance. L'AFFSAPS a signalé des tentatives de suicide et des idées noires chez des patients, sans pouvoir, néanmoins, établir de liens avec le traitement. "Ce médicament n'est pas forcément prescrit dans de bonnes conditions, considère le docteur Borgne. Les médecins doivent le réserver exclusivement aux gens qui ont une dépendance physique et les surveiller régulièrement."

Reste un des obstacles majeurs des traitements contre la cigarette : ils ne sont pas remboursés, et leurs prix sont libres. En revanche, ils donnent droit, sous prescription médicale, à un remboursement f! orfaitaire de 50 euros par an.

Les prix des substitut! s nicoti niques varient du simple au double d'une pharmacie à l'autre. Patchs, gommes, comprimés ou inhaleur : chaque officine va privilégier une marque sur laquelle elle proposera des prix plus intéressants. Pour indication, le prix moyen constaté en France du Nicopatch, des laboratoires Fabre (28 dispositifs transdermiques dosés à 21 mg de nicotine), est de 51 euros, celui d'une boîte de Niquitin de GlaxoSmithKline (72 comprimés, à 2 ou 4mg) est de 17,65 euros, soit 45 euros par mois à raison de 6 comprimés par jour.

Le prix moyen du Champix est de l'ordre de 60 euros pour un mois de traitement, mais là encore avec des écarts importants. Celui du Zyban est de 93 euros pour une boîte de 60 comprimés (soit un mois de traitement).

En dehors des médicaments, il existe des méthodes alternatives. L'acupuncture et l'homéopathie ont ét&! eacute; évaluées, mais les résultats contradictoires ne permettent pas d'en tirer des conclusions fiables. Quant à la mésothérapie et à l'hypnose, les effets restent aussi sujets à caution.
Martine Laronche
Article paru dans l'édition du 02.01.08.



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