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01 août 2004

Nouvelles sur le tabagisme - Août 2004
Préparées par Jean-François Etter pour stop-tabac.ch


Les méthodes secrètes de l'industrie du tabac pour influencer la politique en Suisse

L'industrie du tabac et son influence sur la politique du tabac en Suisse couronnée de succès.
Par Chung-Yol Lee et Stanton A. Glantz, Université de Californie, janvier 2001.
http://www.stop-tabac.ch/fr/Industrie.html


Pubs télé anti-tabac

Pour visionner les pubs télé canadiennes sur les ingrédients des cigarettes:
http://www.hc-sc.gc.ca/hecs-sesc/tabac/faits/douce/pubstele.html


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TV Romande (TSR1): émission sur la fumée passive le mardi 10.8.04 à 20h

Un tiers de la population enfume la majorité. ABE fait le point sur la fumée passive.

L'industrie du tabac ment, achète des scientifiques, infiltre des organisations comme l'OMS, désinforme le public, nie la dépendance que crée la nicotine et le danger mortel de la fumée. Aujourd'hui, ce qu'elle craint plus que tout, ce sont les initiatives qui visent à protéger les non-fumeurs, dont la santé est, elle aussi, menacée par la fumée des cigarettes. ABE vous repropose le grand test doctobre 2003, fait le point sur ce qui a ou na pas changé depuis et sur la nouvelle loi censée entrer en vigueur le 1er juillet de cette année et repoussée à lautomne.
L'émission comprend un entretien avec Jean-François Etter, responsable du site www.stop-tabac.ch
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=5047147&page=7#title


En panne de compétitivité le système universitaire suisse? Pas sûr

Compte tenu de sa prospérité, la Suisse est le pays au monde où la recherche est la plus performante! C'est en tous cas ce qui ressort d'une étude publiée dans l'édition du 15 juillet 2004 de la prestigieuse revue scientifique Nature. L'auteur, David A. King, obtient ce résultat en comparant la richesse économique des pays avec l'impact de leurs publications scientifiques. Par rapport à d'autres études, qui fournissent des critères de mesure en termes quantitatifs uniquement, l'indice développé par David A. King donne une indication plus qualitative, tout en restant fondé sur des critères objectifs. Le fait que la Suisse se trouve assez nettement (voir tableau) en tête semble indiquer que "son système universitaire, loin d'être en crise de compétitivité, se porte plutôt bien", estime Peter Suter, vice-recteur de l'Université de Genève et président de l'Académie suisse des sciences médicales.

David A. King a comparé les performances des 31 pays qui sont à l'origine de 98% des publications scientifiques à l'échelle mondiale. Pour cela, il se base, d'une part, sur le produit national brut par habitant (PNB), l'indicateur économique généralement utilisé pour mesurer la richesse d'un pays, et, d'autre part, sur le nombre de citations engendrées par les publications. Une manière de mesurer la vitalité de la recherche à l'aune de la richesse économique. A ce jeu, les Etats-Unis, qui possèdent un PIB plus élevé que la Suisse, arrivent assez loin derrière celle-ci.

L'utilisation du nombre de citations comme critère de qualité des recherches est certes sujet à caution. Comme le rappelle David A. King, il se peut qu'un article soit beaucoup cité parce qu'il a été discrédité. Selon lui, toutefois, le nombre important d'articles utilisés pour cette étude permet de relativiser ces distorsions. L'auteur a également eu recours à un coefficient de "longévité" des citations: plus celles-ci apparaissent longtemps après la publication de l'article, plus le coefficient est élevé. Par ailleurs, le fait que cette étude soit publiée dans Nature, l'une des revues scientifiques les plus réputées au monde, donne un crédit certain à la fiabilité de la méthode utilisée.

Préjugés à revoir?
Alors que les hautes écoles subissent de nombreuses pressions pour réformer leur mode de fonctionnement, il y a fort à parier que l'article de David A. King verra son indice de citations augmenter dans les semaines et les mois à venir... Il apporte un démenti aux arguments avancés par les partisans d'un changement de cap radical du système universitaire suisse. "Sans une profonde mutation de l'ensemble du système d'éducation supérieure, les hautes écoles risquent de se voir marginalisées", note par exemple un récent rapport du groupe de réflexion Avenir Suisse(1).

Nous n'avons pas l'habitude, en Suisse, d'entonner le chant du coq, tempère Peter Suter. "Et c'est tant mieux, car le système universitaire mérite d'être sans cesse adapté; cette étude montre cependant que nous devons nous garder de tout changer de fond en comble." D'autres études comparatives, notamment sur le nombre de doctorats délivrés en rapport avec la population, confirment la santé du système universitaire suisse.

Après la Suisse, l'étude de David A. King place en tête de liste des pays comme la Suède, Israël, la Finlande ou le Danemark. "Un résultat particulièrement intéressant", relève Peter Suter, "parce qu'il s'agit de petits pays, où le système universitaire est décentralisé et qui possèdent par tradition une culture d'ouverture et d'échanges transfrontaliers". Des caractéristiques qui pourraient expliquer leurs bonnes performances en matière de recherche scientifique. A titre de comparaison, la France, un pays réputé pour son système éducatif centralisé, obtient un classement en milieu de peloton.

Comment alors expliquer le décalage entre les performances des hautes écoles et la perception qu'en ont une partie des élites? Défaut de communication de la part des chercheurs? C'est possible. Pour Peter Suter, "il s'agit en tous cas de sortir des vues étriquées et des interprétations hâtives, en dégageant une vision plus panoramique pour l'avenir du système d'éducation supérieur."

(1) Hautes écoles suisses : évoluer pour survivre, avril 2004

Pour en savoir plus:
David A. King, "The Scientific Impact of Nations", Nature, vol. 430, 15 juillet 2004
http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/pdf/nature_king.pdf
Source: Service de presse de l'Université de Genève.
http://www.unige.ch/


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Livre: La dépendance au tabac, par Suzy Soumaille

Dans une remarquable synthèse de la littérature scientifique, Suzy Soumaille, journaliste médicale, présente de façon claire, simple et très accessible au non-spécialiste l'état actuel des connaissances sur la dépendance au tabac. Ce livre permet de comprendre que, plus qu'une mauvaise habitude dont on se débarrasse avec un peu de volonté, la dépendance au tabac est une affection à prendre au sérieux. Les dessins de Simon donnent une touche d'humour bienvenue, et les nombreux témoignages de fumeurs et d'ex-fumeurs permettent de comprendre combien il est difficile d'arrêter de fumer, mais aussi comment des ex-fumeurs y sont tout de même parvenus.
-Couverture et sommaire du livre: http://www.stop-tabac.ch/fr/Book/
-Pour commander le livre, écrivez à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
-Le livre est aussi disponible en librairie.


Un cigarettier a testé des additifs sur des animaux

(AT) La compagnie British American Tobacco a testé sur des rats l'influence d'additifs des cigarettes sur la composition et la nocivité de la fumée du tabac. 482 substances du tabac ont été analysées: chocolat, vin, Sherry, cacao, sirop de grain, jus de cerises, sirop d'érable et vanille.
Selon les chercheurs travaillant pour la firme de cigarettes, les expériences n'ont pas montré de différences fondamentales entre la charge représentée par la fumée du tabac et ses additifs et celle de cigarettes de contrôle.

Pourquoi des additifs dans les cigarettes?
En Suisse, les additifs peuvent constituer un quart du contenu des cigarettes, cigares et autres produits du tabac. Les additifs sont principalement destinés à atténuer le goût âpre du tabac naturel, explique la firme.

Sur le plan de la prévention du tabagisme, les additifs sont contestables. Plus la fumée du tabac est douce, plus elle est inhalée simplement et profondément dans les poumons et plus rapide est la pénétration de la nicotine dans le cerveau. C'est là que la nicotine exerce son effet de dépendance. Ainsi, les jeunes franchissent plus facilement le pas de l'expérimentation du tabac vers le tabagisme si la fumée plus la fumée des cigarettes semble douce.

Pour les jeunes, l'âpreté du goût est un frein naturel à fumer régulièrement. Les cigarettiers savent contrer cette inhibition à l'aide des divers additifs.

Sources: Nouvelles de l'AT (www.at-suisse.ch) et Richard R. Baker et al., An overview of the effects of tobacco ingredients on smoke chemistry and toxicity, in: Food and Chemical Toxicology 2004; 42: p. 53 à 83, supplément 1. www.sciencedirect.com/science/journal/02786915


Women, Tobacco, and Cancer

The final report of the Women, Tobacco, and Cancer Working Group, Women, Tobacco, and Cancer: An Agenda for the 21st Century, is now available in PDF format online at
http://planning.cancer.gov/whealth/reports/wtobacco.pdf.


Arrêt de la diminution du cancer pulmonaire chez les hommes

(AT) Entre les années 1999 et 2000, le taux de mortalité en Suisse a continué de diminuer dans son ensemble. Une exception de taille réside dans les maladies pulmonaires et le cancer, comme l'indique l'Office fédéral de la statistique. La cause principale de cette tendance contradictoire est le tabagisme.

Concernant les maladies pulmonaires et le cancer, on peut faire les constatations suivantes:

* Chez les hommes, le recul du cancer des poumons relevé pendant de longues années s'est nettement arrêté. Ce recul datait du milieu des années 80 et reflétait une diminution du nombre de fumeurs depuis les années 70. En 2000 cependant, on relève à nouveau une recrudescence des cancers pulmonaires par rapport aux années précédentes (2042 cas mortels). Depuis le début des années 90, le nombre de fumeurs n'a pas poursuivi sa tendance à la baisse. Plus de 80% des cancers du poumon sont causés par la fumée active.
* Chez les femmes, le cancer pulmonaire a nettement augmenté. Ce développement est inévitable, vu le nombre de fumeuses en augmentation. En 2000, 780 femmes sont décédées d'un cancer des poumons.
* Pour la même raison, on relève une augmentation de la mortalité des femmes due aux autres maladies de l'appareil respiratoire, principalement les pneumonies et la bronchite chronique. La fumée engendre un risque nettement plus élevé de pneumopathies.

Sources: nouvelles de l'AT (www.at-suisse.ch) et Office fédéral de la statistique, Causes de la mortalité en Suisse en 1999 et 2000. Les taux de mortalité toujours en baisse, Neuchâtel, 21 juin 2004 www.statistik.admin.ch .


A Dose of Reality Works in Anti-Smoking Campaigns: Study

Anti-tobacco television ads targeting young people are much more effective if they show the serious consequences of smoking as opposed to funny or entertaining ads that say smoking isn't "cool."

The study, conducted by a researcher at the University of Massachusetts, found that kids became frightened, sad or disturbed by images of real people with smoking-related diseases.

"If tobacco companies are looking for the most effective way to reach youth with the 'don't smoke' message, they should rely on the findings of this study and develop advertising campaigns that portray real people with cancer, emphysema or heart disease," said the author of the study Lois Biener, Ph.D, in a statement. "Federal and state health agencies, as well as public health groups, who have limited resources for advertising, should also adopt the same strategy for their anti-smoking message to be effective."

The study contradicts previous finding that indicate that tobacco ads are more effective in reaching young people when the ads identify smoking as being socially unacceptable, she said.

A panel of 104 youth judges rated the ads on the amount of emotion they aroused in the viewer.

http://promomagazine.com/news/anti-smoking_campaign/


 

Industrie du tabac et fumée passive: inutilité des systèmes d'aération

(AT) Lors de chaque campagne contre la fumée passive, l'industrie du tabac avance l'argument des systèmes d'aération qui seraient à même, selon elle, de pallier les nuisances de la fumée passive. En y regardant de plus près, on s'aperçoit que même les cigarettiers ne croient plus dans les vertus des systèmes d'aération en tant que solution pour les conséquences néfastes de la fumée passive. C'est ce que l'on découvre au travers d'un argumentaire de l'Association américaine des droits des non-fumeurs.

"Même les dispositifs anti-fumée très performants laissent échapper dans l'atmosphère des matières et des gaz dangereux émanant de la fumée du tabac. Ces dispositifs ne font que diminuer les éléments de fumée visibles à l'oeil nu."

Par ailleurs, les scientifiques ne sont pas parvenus à fixer des valeurs-limites au-dessous desquelles la fumée passive ne causait aucun préjudice pour la santé.

Sources: Nouvelles de l'AT (www.at-suisse.ch) et Americans for Nonsmokers' Rights, Ventilation Fact Sheet, mai 2004.
www.no-smoke.org/ventilation.html


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