Témoignages

Je fume occasionnelement:

ajax (33 ans) - Nationalité française - le 07 Février 2015
"J'ai commencé à fumer au lycée, des joints. Je m'étais pourtant toujours moqué des gens qui fumaient. Un jour, j'ai simplement eu envie de faire une connerie. J'en ai eu marre d'être un fils à sa maman et je me suis dit que j'allai tenter la prise d'un produit psychotrope, n'importe lequel. J'ai de la chance dans mon malheur, si l'on peut dire, puisque c'est tombé sur le cannabis. J'aurais pu essayer n'importe quoi d'autre puisque je sous-estimais complètement ce que pouvaient être des effets psycho-actifs et que j'étais persuadé que l'on ne pouvait pas devenir accro à un produit en une seule prise. J'ai donc fumé du shit, après m'être fait arnaquer et avoir roulé le joint le plus merdique qui soit, et je dois avouer que le pote avec qui j'étais et moi on a kiffé. Avec le temps je ne saurais dire si on n'a pas à l'époque nié l'effet dévastateur que cela avait pu avoir sur nous et transformé ça en un truc "grave cool" pour avoir l'air malin, toujours est-il que j'ai personnellement engrainé pas mal de gens que je connais dans le shit. D'une certaine façon, je ne m'en veux pas, car ceux qui ont vite flairé le piège qu'était le cannabis ont vite arrêté: je me dis simplement que les autres étaient aussi cons que moi. Mais quelques uns d'entre eux ont testé des trucs plus forts qui leur ont donné le goût de la teuf et des expériences "hardcore", des choses qui ne m'ont plus jamais tenté depuis que j'ai goûté les champis dans la foulée du shit il y a une grosse douzaine d'années. Ces cas-là me posent effectivement problème. En tout cas ils me poussent à me poser des questions sur ma responsabilité dans ce qu'ils ont fait de leur vie. Ils sont devenus des gens que je ne souhaite même plus fréquenter. Ils sont tombés dans la coke, la ké, les taz. Leurs dents pourrissent. On dirait des clochards. Aujourd'hui quand je pense au bordel que les champignons hallucinogènes ont mis dans ma tête pendant des années à cause d'une trop grosse prise ( toujours dans le but de faire le malin...), je n'ose même pas me demander à quoi peut bien ressembler le bordel qu'il doit y avoir dans la leur après des années de toxi- tourisme intensif !! Aujourd'hui je ne consomme plus du cannabis que le plus rarement possible. En général trois ou quatre fois par an, depuis environ 2010, j'essaie via de nombreux intermédiaires de me procurer un pochon et je fume deux trois jours peinards, comme au bon vieux temps, si l'on peut dire. Le fait de restreindre ainsi ma consommation me permet de fumer de façon "intensive" sans pour autant culpabiliser, puisque je sais que la durée dans le temps du pochon est des plus limitée. C'est aussi un moyen de me "permettre de craquer" plutôt que de craquer vraiment qui m'aide à contrôler cette dépendance dont je ne suis jamais vraiment sorti. J'ai connu les grosses phases de down communes à tous les témoignages que j'ai lus sur ce forum, l'inactivité désespérante quand on fume quinze bédos par jours, les gros coups de paranos, auxquels s'additionnent les voix depuis les champis, et les théories du complot de fou que j'étais capable d'entrevoir à une époque dans une simple phrase, le simple regard ou l'éclat de rire d'un inconnu dans la rue. Les problèmes respiratoires ont énormément compté dans ce que j'appelle "ma rédemption". Mon médecin de famille m'a dit un jour que si je ne réduisais pas ma conso et que je ne me mettais pas à la pratique d'une activité sportive, il me donnais cinq ans avant de finir sous assistance respiratoire. C'était il y a une dizaine d'années... Depuis que j'ai drôlement réduit ma conso, et même ma conso de cigarettes, je me lève plus facilement le matin et je suis à nouveau constamment de bonne humeur, comme avant de commencer à fumer. C'est de l'ordre du nouveau départ : les relations que j'ai continué d'entretenir avec les gens que j'ai toujours connus ne seront plus jamais les mêmes qu'avant mais il faut s'y faire. C'est idiot mais il me semble qu'on ne peut le faire que pour soi, on ne peut vouloir s'en sortir que par amour propre. Mon seul regret serait malgré tout d'avoir gâché un nombre incalculable de relations amicales, familiales et professionnelles à cause du shit."
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