ic launcheric launcheric launcheric launcher

Aides et conseils pour les consommateurs d'alcool et leur entourage

ic launcheric launcheric launcher

logo alcool

Aides et conseils pour les consommateurs d'alcool et leur entourage

Témoignages

Questionnaire d'évaluation du site Stop-alcool.ch

Merci de prendre 3 minutes pour répondre à quelques questions au sujet de ce site

Je bois trop
Anonyme (35 ans) - Nationalité française - 25 septembre 2018 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Souviens toi, Ma belle, du bonheur de te réveiller reposée et apaisée. La veille après le travail, ton temps aurait habituellement été consacré à acheter de l’alcool, parfois tu aurais repoussé jusqu’au dernier moment et tu aurais été complètement désorganisée, ensuite il aurait fallu le cacher, le boire en douce toute la soirée, t’enivrer, culpabiliser, dire des conneries, parfois blessantes, prendre des décisions stupides, délaisser ta maison et feindre de t’amuser avec tes enfants, pour finalement tomber d’épuisement 1h avant les autres, et faillir à tous tes devoirs de mère, faire un dodo raté car tu es plus pressé d’aller te coucher que de leur faire des câlins, tu n’aurais plus la force, à 20h30 l’alcool aurait déjà pris toute ton énergie, ta joie, il ne resterait plus rien pour ta famille, de toute façon tu ne remarquerais plus rien car trop défoncée, tu te coucherais sans embrasser ton mari et il te ferait la gueule le lendemain à cause de ton comportement de la soirée… Que s’est il passé ce soir ? Tu as résisté, tu n’as rien acheté, tu es allé chercher ton fils à l’heure et tu es rentrée t’occuper des enfants et de la maison. Tu as eu le temps de t’occuper du linge qui sèche depuis 3 jours déjà, tu as eu le temps de cuisiner des légumes frais, et de passer un coup d’éponge sur la table. Incroyable, ça n’a pas pris tant de temps que ça ! Ton mari est rentré, il t’a couverte de baisers, lui aussi avait un petit moral, mais c’est dans tes bras qu’il est venu trouver du réconfort et pas ailleurs. Lui, il a cette force, il faut lui en prendre un peu, il sera content de partager. La soirée, tu as été attentive à tes enfants et leurs besoins, tu as eu de vraies discussions avec ton mari, tu n’as pas dû te lever toutes les 10 mn pour aller te ravitailler dans ta cachette secrète. Tu n’as pas eu honte ni peur, le ton n’est pas monté car tu étais en pleine possession de tes moyens et consciente, tu as passé une soirée calme et agréable. Le soleil s’est couché, puis levé, et nouveau miracle : Tu n’as pas fait plein de cauchemars toute la nuit qui t’ont retourné la cervelle. Tu n’as pas rêvé de bouteilles cachées, d’alcool dissimulé, de verres pris en douce, de te faire prendre, démasquer, juger, de disputes, de honte, de peur, de dangers ou de mort, Tu n’as pas dû te lever toutes les 2h pour boire ½ litre d’eau et aller pisser pour ne pas exploser, tu n’as pas étouffé de chaud dans tes draps, transpiré, puis grelotté de froid au petit matin. Tu ne t’es pas réveillée 50 fois dans la nuit pour te couvrir, puis te découvrir, et te jurer, encore, encore et encore, que c’était la dernière fois. Tu n’as pas senti tes organes internes te pincer de douleur, fatigués et abîmés par ta consommation, te suppliant d’arrêter. Tu ne t’es pas relevé pour vérifier si tu avais bien fermé le frigo, fermé la porte à clé, caché ou jeté le dernier cadavre, de peur qu’il soit trouvé par quelqu’un d’autre. Tu te réveilles, et tu n’as pas cette bouche pâteuse et dégoûtante avec cet arrière goût qui t’écœure de toi-même. Tu glisses vers ton mari, et tu n’as pas honte, tu n’es pas gênée, tu es apaisée. Tu ne t’inquiète pas de savoir si tu as dit ou fait des conneries qui l’auront blessé la veille, car, ô merveille, tu te souviens de ta soirée (enfin), tu te souviens de ton menu, tu te souviens d’avoir joué avec les enfants, tu te souviens des bisous et des chatouilles. Tu te lèves et tu n’as pas mal au crâne, pas besoin d’un énième doliprane, tu es juste bien. Dans le miroir, tu as retrouvé le blanc de tes yeux et un teins quasi frais. Tu n’as pas le nez couvert de boutons, la veille tu as pris soin de te démaquiller car tu n’avais pas la grosse flemme de la personne qui a trop bu et s’endort debout. Bonus : tu n’as pas la peau sèche car tu as eu le temps et la volonté de mettre de la crème (ça prend 1 mn, mais même ça, tu ne le faisais plus). Tu te maquilleras en 2 fois moins de temps et avec 2 fois moins de produits car tu n’as plus toutes ces traces à camoufler. Tu es belle et reposée, ça se voit, ça te donne confiance en toi. Aux toilettes, tu iras pour faire pipi et non pas pour rester penchée sur la cuvette, avec des relans qui finalement ne sortiront jamais et que tu aurais gardé en silence sur le cœur jusqu’à midi. Dans la cuisine, tu n’as pas la nausée, tu ne cherches pas désespérément le jus de citron sensé te réparer le foie et te déculpabiliser. Tu as faim, une sensation agréable et oubliée, tu es en forme pour préparer un bon petit déjeuner que tu partageras avec ta famille. Surtout ma jolie, n’oublie jamais ce sentiment de fierté, de dignité qui te comble tellement aujourd’hui, ce matin. Ecris le, met le sur ton frigo, dans ton sac à main, ou dans ta table de nuit, pour relire ton propre message à toi-même et te souvenir. Tu regardes les autres dans les yeux, tu marche la tête haute, tu ne te caches pas, tu ne caches rien, tu es heureuse, qu’est ce que ça fait du bien ! S’il te plaît, je t’en prie, offre-moi encore tous les prochains matins comme celui là, les meilleurs des matins, pour vivre longtemps et heureuse auprès des miens. "

Fred (50 ans) - Nationalité France - 30 mai 2019 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Jour 0 – Vendredi 19h00. Comme d’habitude, et bien que particulièrement fatigué, je me prépare à prendre ma dose quotidienne depuis 3 ans : une demi-bouteille de whisky. Ce soir-là exceptionnellement je force un peu. J’engloutis les ¾. Minuit : dernier verre. Jour 1 – Samedi. Vers 6 :00 je me réveille comme d’habitude : nausées, vertiges, besoin immédiat d’aller aux toilettes. Je tremble plus que d’habitude au point de devoir saisir mon verre d’eau à deux mains pour ne pas le renverser. J’ai l’impression que l’on m’appuie sur les tempes, que ma tête va éclater. Je n’en peux plus de cet état qui dure depuis des mois chaque matin. Il faut que ça s’arrête. Je jette ce qui reste de la bouteille d’hier. L’odeur me fait vomir. Je me dis que je ne boirai pas de la journée. Je la passe allongé à regarder des films et à boire de l’eau. Mon état ne s’améliore pas de la journée. Nausées permanentes. Remontées acides. Tête qui tourne. Impossible de manger quoi que ce soit jusqu’à 18 :00. Je suis tellement fatigué que je me couche vers 20 :00. Impossible de dormir. Je me tourne et me retourne dans mon lit. J’ai tantôt trop chaud, tantôt trop froid. Je somnole. M’endors de temps en temps mais me réveille à cause d’horribles cauchemars. Mais la nuit passe. Journée horrible, mais la première sans une goutte d’alcool. Jour 2 - Dimanche Je me réveille à peine mieux que la veille. Mais toujours avec nausées, remontées acides, toilettes en urgence, tremblements à peine moins marqués. Je sais que pour calmer tout ça presque instantanément, il me suffirait de prendre 2 doses de whisky mais la veille je n’ai même pas pu sortir en acheter. D’habitude le Dimanche, je prends 2 doses dès 8 :00 du matin. Coup dur du jour : j’ai un déjeuner avec des amis. Je ne veux pas boire, mais ils ne vont pas en croire leurs yeux. Ils m’ont toujours vu boire et croient que je suis un « bon vivant ». Alors que je suis alcoolique Avant ce genre de déjeuner ou dîner j’ai l’habitude de prendre 4 ou 5 bières pour avoir « ma dose » sans trop devoir boire ensuite devant tout le monde. Le déjeuner se passe bien. Je mange très peu car j’ai toujours un peu la nausée. Je tremble toujours et je redoute même de prendre un verre d’eau. J’explique que je suis un peu « barbouillé ». Ca passe. Puis je rentre. Je ne suis pas bien. Je suis tenté d’aller acheter une bouteille de whisky. Mais je suis encore trop mal et je me dis qu’en plus si j’arrivais à ne pas boire du tout 2 jours de suite, même pas une bière, ce serait un record depuis au moins 20 ans. Je regarde 2 films. J’ai toujours mal à la tête et toujours des nausées. Je vais me coucher tôt. Deuxième jour sans alcool. Jour 3 - Lundi Je suis en congés pour la semaine. J’ai encore affreusement mal dormi. Même réveil que d’habitude. Je tremble un peu moins. J’ai un peu moins mal à la tête. Encore des nausées. Je commence à m’inquiéter pour les nausées. C’est peut-être autre chose que l’alcool. Je prends RV chez le médecin pour le lendemain. Je vais marcher un peu dehors. Puis je vais acheter des jus de légumes dont je me gave toute la journée en regardant des documentaires. La journée passe. Troisième jour sans alcool. Là c’est vraiment un record absolu. Jour 4 – Mardi. Réveil beaucoup mieux. Pas de vertiges. Pas de toilettes en catastrophe. Presque pas de nausées. Je raconte tout au médecin. Tout ce qui se passe avec l’alcool depuis des années et en particulier les 6 derniers mois. Il m’ausculte. Prends mas tension. M’explique que si je suis au quatrième jour sans alcool j’ai déjà passé le pic du manque. Ma tension est correcte. Il m’ausculte, palpe mon foie, me fait faire un test d’équilibre, regarde le tremblement de mes mains. Il me prescrit des médicaments pour calmer le manque, et un anxiolytique. En sortant je vais acheter les médicaments puis me réapprovisionner en jus de légumes. J’en suis au jour 6 sans alcool. Là je me sens normal. Pas particulièrement bien. Juste normal. Aucun vertige. Aucunes nausées. Pas de toilettes en urgence. L’alcool me manque le soir. Mais ce n’est pas un manque insurmontable. Je ne veux plus me retrouver dans l’état de Samedi. Ou dans l’état de chacun de mes matins depuis des années. Je prends mes médicaments. Mes jus de légumes. Ca tient. Depuis Mardi j’ai pris la décision de tout faire pour continuer à ne plus boire du tout. J’ai convenu avec le médecin de le revoir en Juillet avec les résultats de la prise de sang qu’il m’a prescrite (notamment Gamma GT). Je lui ai dit que les deux premiers jours avaient été vraiment horribles. Il m’a dit qu’ils l’auraient été beaucoup moins si j’étais allé le voir tout de suite. 6 jours sans alcool, sans la moindre goutte, même pas une bière, ça ne m’était pas arrivé depuis 30 ans (j’en ai 50), depuis mon service militaire en fait. Depuis Lundi (jour 3) je me sens chaque jour un peu mieux. Je continue ! "
Catégories associées:

Anonyme (22 ans) - Nationalité Belge - 02 mai 2017 - Partager sur: Facebook - Twitter
"  Quand j'étais plus jeune c'était la drogue, je fumais le joint, au début un peu, puis beaucoup, je fumais tous les jours, tout mon argent y passait,  et mes kilos aussi, j'ai pesé 43kg pour 1m56. Je fumais dès que je me levais, avant de partir à l'école,  avant le train, avant les cours, à la récré, bref chaque fois que j'en avais l'occasion. Puis j'ai "découvert" l'alcool... Au début c'était gentil, pour passer une bonne soirée entre amis, lors des bals ou lorsqu'on allait boire un verre. Il m'en fallait beaucoup pour être saoule. Et puis peu peu l'alcool a prit le dessus sur le joint et je n'y allais pas doucement! Je ne buvais pas tout le temps, mais dès je sortais, je me mettais minable, et j'aimais ça... j'ai vite découvert, moi qui était quelqu'un de très timide et très réservée, un moyen de m'ouvrir aux autres, d'oser aller parler en premier, j'osais aller danser avec les autres, rien de bien méchant jusque là mais j'avais besoin de ça pour oser. J'aimais sortir car je savais qu'on allait se saouler et j'aimais l'état dans lequel je me retrouvais quand j'avais bu. Malgré que je me retrouvais la plupart du temps à devoir rentrer à 4 pattes, moi j'aimais ça ! Sans m'en rendre compte l'alcool a commencé à prendre une place de plus en plus importante dans ma vie. Moi qui détestait le vin par exemple, qui ne buvait jamais à table, j'ai commencé à boire aux repas, en famille ou au resto. Mais pas pour accompagner mes plats, pas parce que j'aimais le goût du vin (Berk d'ailleurs ça m'est tjs immonde). Non moi je buvais pour l'ivresse, pour être saoule, pour me lâcher,  pour oser participer à la conversation, pour oser raconter des blagues, pour oser quoi.. Je me suis déjà retrouvée complètement saoule, dans la rue, sans aucun souvenir, inconsciente après une soirée entre amis.. je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé..  ça n'est  "heureusement" arrivé qu'une seule fois, car j'étais seule, dans les autres cas j'ai la chance d'avoir un ami qui est toujours là avec moi et qui m'empêche de faire des conneries, mais pas de boire... A 19 ans, j'ai eu ma première voiture, offerte par mon père,  elle n'a pas fait long feu... deux mois plus tard, je l écrasais contre des arbres après une soirée, cette fois là j'étais seule et je ne me rappelle de rien. Voiture déclassée. Et puis ma Deuxième voiture, n'ayant toujours pas compris la leçon,  je l'écrase un mois plus tard en revenant du bar où ont lieu toutes mes saouleries habituelles... Et si tout c'était arrêté là, je vous passe les détails mais depuis j'ai enchaîné les beuveries, et tout ce qui va avec, conduite en état d'ivresse, disputes, rapports sexuels non protégés et parfois non désirés... bref rien de très joli joli... Pour ce qui est des "conneries" liées à l'alcool, maintenant c'est différent,  je ne fais plus tout ça,  mais cela n'empêche que chaque soirée où je bois je ne me rappelle de rien du tout, je finis chaque soirée par un gros trou noir, et cela même si mon but premier n'étais pas de finir dans un état pareil. Alors le lendemain je suis honteuse, je culpabilise... je me sens terriblement mal d'autant plus que c'est les autres qui doivent me raconter mes soirées,  et souvent j'ai honte d'avoir dit des choses que je ne pensais pas où d'avoir agit d'une telle manière. Malgré tout ça,  malgré ces sentiments de honte les lendemain de soirée,  malgré la fatigue que je ressens (car oui je me sens épuisée de boire ainsi) chaque soirée, chaque weekend, parfois même en semaine, et bien dès que j'en ai l'occasion je recommence. Je bois, je bois doucement, puis vite, puis encore plus vite et je ne me rappelle plus... j'aime cet état dans un premier temps,  je recherche l'ivresse car je m'y sens bien, j'aime avoir confiance en moi après quelques verres... Je dis ça mais je ne suis plus sûre de rien. Je ne sais plus quoi faire. J'aimerais tellement me retrouver comme j'étais avant, quelqu'un de souriante, joyeuse, qui profitais de la vie et ça sans alcool ! Maintenant j'ai l'impression que c'est écrit sur mon visage que je bois, que je suis condamnée  à avoir "besoin" de l'alcool pour aller bien. L'alcool me réconforte, je bois parfois seule, après le boulot, un jour de congé quand ça ne va pas... Avec le nombres de soirées que j'ai gâché, le nombre de trous noirs, mon apparence et mon mental qui ont changés, toutes ces choses que l'alcool m'a fait changées ou perdre... mais  surtout avec le sentiment de honte et de furie que j'ai contre mois en y pensant, en pensant à la place de l'alcool dans ma vie...  avec tout ça je me rend bien compte que j'ai un problème avec ça... mais je n'arrive pas à arrêter, j'ai envie au plus profond de moi de dire stop, mais j'y arrive pas. J’ai l'impression d'en avoir besoin, que sans ça je suis nulle, je sais que c'est peut être l'alcool qui parle à ma place en soirée,  mais au moins j'ai l'impression d'être intéressante. Je sais que je me fais du mal, à moi mais aussi à mon entourage qui me dit de faire attention  (et encore ils ne savent pas tout), je ne sais plus quoi faire, même si j'essaie de limiter ma consommation ou de ne pas boire je n'y arrive pas et ça finit toujours de la même manière, et le lendemain j'en ai honte, et la fois d'après on recommence... Maintenant que j'ai écris tout ça je me rend compte que si je le lisais, venant d'une autre personne, je trouverais ça inquiétant.. mais venant de moi, ça me touche moins, comme si moi c'était pas grave si je souffre, comme si moi ça faisait partie de moi tout ça et que c'est comme ça un point c'est tout. Pardon pour cet énorme pavé mais j'ai pourtant essayé de faire court... Merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout.."
Catégories associées:

greg (37 ans) - Nationalité française - 15 janvier 2013 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Je suis alcoolique depuis 5 ans, ma consommation d'alcool a pris le dessus sur ma vie ces deux dernières années: le produit avant tout. Je suis dans une situation critique socialement car je suis retombé dedans, le produit est plus fort que moi. Je bois le soir en cachette, pour ne pas me faire remarquer, parfois je suis agressif dans mes propos, du coup je m'isole pour ne pas entendre les conneries que j'ai pu dire ou faire. L'alcool est un produit violent qui influe sur le comportement du consommateur. Son mécanisme est pervers, il change votre personnalité, le meilleur des hommes peut devenir le plus mauvais sous l'emprise de ce produit, c'est ce que je suis devenu: Une larve, et j'ai tout perdu"
Catégories associées:

lernotte (24 ans) - Nationalité France - 05 juillet 2019 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Bonjour, j'ai commencé l'alcool comme tout le monde, de manière modérée aux alentour de mes 17 ans, à l'époque c'était seulement pour les occasion et ça à durée comme ça jusqu'en 2017, ayant marre de chercher du travail dans le civil sans succès, je décide de m'engager dans l'armée française, je m’entraîne dur pour y arrivé, je me renseigne et je fais beaucoup de sport (8/9h semaine) au bout de 3 mois je me sens prêt et prend rendez-vous dans un cirfa pour poser ma candidature, 3 semaines après je me présente au DEA pour 2 jours d'évaluation, dès lors je commence à stresser, à psychoter au point d’être à la limite de la crise d'angoisse et de ne presque pas dormir, puis finalement les 2 jours ce terminent et les concernés m'informe que je serai contacté prochainement pour une réponse favorable ou non. En attente de la réponse je me remet à psychoter, à douter, à angoisser et je commence donc à piquer en cachette des doses modérées (10cl) de temps en temps dans la bouteille de whisky de mon père (que je remplace par de l'eau pour ne pas qu'il remarque), c'est dégueulasse mais ça marche, ça me calme les nerf. Viens le jour de la réponse... FAVORABLE ! pris comme Sous-officier un grand moment d'euphorie et de bonheur, on m'annonce que je pars mi-octobre à l'autre bout de la France pour faire mes classes. Tout ce passe bien, je ne bois plus d'alcool jusqu'aux quelques jours précédent mon départ ou je commence à angoisser soudainement par peur de l'éloignement et de l'inconnu. L' angoisse et pas qu'un peu, des crises d'angoisses et malgré le réconfort et les encouragements de ma copine rien n'y fait et la veille du départ pour me détendre et arrivé à être serein je pique en cachette un reste de tequila dans l'appartement de ma copine après qu'elle ce soit couché, la bouteille étant à moitié pleine je prend un verre puis 2 puis 3 puis je perd le contrôle, je termine le reste et fini ivre. Je me réveille le matin avec la gueule de bois, un sentiment de culpabilité, de honte et de panique car c'est le jour J, je dois prendre mon train et je suis triste, déprimé et pas en état à tel point que je fond en larme dans les bras de ma copine sur le quai de la gare (ça ne m'arrive jamais) pour finalement entré dans le train et passé les 8h de trajet à décuver dans un état mêlant angoisse et panique. Viens l'arrivée au terminus j'ai décuvé, je me sens un peu mieux puis je croise un mec rencontré au DEA quelques mois plus tôt, je me sent alors moins seul, je discute avec lui et le stress se mêle d'excitation jusqu'à disparaître complètement. Il s'en suit 4 mois de formation intensive, éprouvante mais très enrichissante sur le plan culturel, social et disciplinaire (je pense encore aujourd'hui que c'était les 4 meilleurs mois de ma vie) 4 mois durant lesquels je n'ai pas consommé une goutte d'alcool. Puis viens la fin des classes... remises des certificat etc... et j'apprend que le stage de spécialité ne commence que dans 4 mois, me voilà placé en attente de spé à passé mes journées à glandé et faire 1 ou 2 missions de temps en temps, une période d'ennui qu'y m’amène un soir à me procurer une flasque de vodka (20cl) que je descend tranquillement en regardant une série sur le téléphone (car même l'ennuie parait plus sympa quand on bois) et en étant bloqué sur caserne difficile de ne pas s'emmerder les soirs, puis c'est devenu mon petit rituel du Samedi soir, puis du Mercredi soir aussi (Quartier libre) et j'en suis vite venu à augmenter les doses suite à la rupture avec ma copine passant à 50 cl le weekend. Le stage arrive, je change de caserne pour arrivé en plein centre de la france, le stage commence, je vois tout de suite que la formation est difficile avec beaucoup de choses à assimilées en peu de temps et donc le stress reviens petit à petit à causes de la pression du travail, je ne boit plus que le week-end mais la dose augmente à 70cl ça deviens le graal, la libération de la semaine. La formation se termine me voilà affecté en unité opérationnel logé en chambre de 1, c'est là que ça a encore plus dérapé, seul dans la chambre... plus besoin de me cacher, c'était no limit, j'ai augmenté les les doses à 2 bouteilles par semaines et encore je me retenais pour être en état le lendemain. Car récemment j'ai pris 3 semaines de congés, je reprend le travail Lundi et j'ai consommé une quantité affolante d'alcool, rien que dans le tiroir de mon bureau je constate 5 bouteilles vides, sans compter les apéros et les autres bouteilles que j'ai bu en soirées, l'alcool m'a rendu dépendant et me pourri la vie, je suis passé de 75kg il y a 1 an et demi au Début des classes (belle allure, sportif, taillé,vif et fier) à 87kg (Gras, presque plus de pratique sportive, mou et presque plus de confiance en moi) de plus ma consommation excessive entraîne des complications sur ma santé (Palpitation, augmentation de la pression artérielle, sueur, nausées, migraines etc...) mais aussi dans ma vie sociale (Détachement, perte de contact avec mes vieux amis, je n'en fréquente plus que 3 ou 4 à l'heure qu'il est, je me renferme sur moi même, j'évite de sortir car j'ai honte de moi) et tout ça entraîne en final des conséquences sur ma santé mentale (phase de dépression, plus de motivation pour rien etc...). Seul l'alcool me permet de ne plus penser à ma vie de merde alors qu'elle en est la principal source... ironique! Je suis pris dans un cercle vicieux et il faut que j'en sorte rapidement avant qu'il me bouffe complètement. Je n'ai rien consommé depuis 24H et je me suis renseigné pour me sevrer. Avoir lus tout ses témoignages m'as donné beaucoup de motivation (ça m'avait manqué), je suis prêt à arrêter je suis gonflé à bloque et je pense que cette fois est la bonne. Courage à vous si vous êtes dans la même situation que moi."
Catégories associées:

Manu (32 ans) - Nationalité France - 16 octobre 2015 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Bonjour à tous je suis alcoolique depuis que j ai eu la majorité comme certain j ai toujours eu cette envie de plaire au fille être le clown de soirée tout le temps . Ç été cool pendant ma vingtaine mais passe trente je me retrouve seul dans ma maison qui est constamment en bordel je n ose même plus chercher du travail par peur d avoir une crise d angoisse pendant mes horaires ce besoin qui me ronge chaque jour cette sensation d avoir l impression de mourrir tout les 5 minutes qui me pousse à reboire tôt le matin afin d oublier je me dis souvent qu il est trop tard le corps a trop subi j ai voulu allé faire une cure dans ma cuite mais le soir ils ne reçoivent personne et le lendemain je n ai plus cette motivation que faire comment vais je réagir je suis un vrai bisounours que ce soit agen ou cuit mais avec le manque je ne sait pas comment mon corps se manifestera . J ai également perdu des femmes qui auraient tout fait pour que ce soit mieux mais j ai toujours tout gâché ç est horrible à cet âge la l alcool n est maintenant plus un plaisir mais un besoin au quotidien qui me ruine le compte et la santé "
Catégories associées:

Anonyme (49 ans) - Nationalité francaise - 26 janvier 2009 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Bonjour à toutes/tous, J'ai déjà bu, je veux dire de manière excessive. En 1997 j'ai totalement arrêté. du jour au lendemain, sans aide. En 2001 je fais pareil avec le tabac, ca à été beaucoup plus dur avec le tabac mais, "j'ai respecté mon engagement". la conséquence, c'est la perte du sommeil, une hyperactivité compensatoire et en fin de compte une fatigue chronique, un épuisement en quelque sorte. Il y a un an, cette fatigue, des évènements familiaux ont provoqué un désintéret pour tout. Je n'ai pas tout de suite mis le mot dépression sur ce que je vivais. Je me suis mis à fuir les miens (éviter la moindre contrariété), faire des choses seul, de plus en plus, et j'ai re-bu (après plus de 10 ans d'abstinence pratiquement totale: il m'est arrivé une à deux fois par an de boire une biere dans une soirée). C'est comme cela que j'ai repris, une légère ivresse pour une biere, puis une semaine après et de plus en plus souvent, puis deux bières, puis tous les jours et j'en suis à beaucoup plus après un an de dégringolade régulière. Aujourd'hui, je vois un psychiatre, un alcoologue depuis trois semaines et je vais voir un psychothérapeute dès que je réussirais à avoir mon rendez-vous. Evidemment, je ne vais pas bien dutout, j'ai une femme et deux enfants, ma femme! Je ne sais plus si le rejet que j'ai d'elle aujourd'hui tient à l'alcool ou/et dans quelle mesure elle n'est pas pour quelque chose dans ma fuite en avant. Mes enfants sont à 18 (M) et 16 (F) ans l'age de toutes les provocations et de la crise d'adolescence, Mon fils en particulier m'a malmené (il ne m'a pas parlé de tout l'été, ce n'est pas immédiatement lié à l'alcool, demande d'autonomie etc... Je m'illusionne pas, un lien à mon alcoolisation n'est pas à exclure). Il faut que je me débarasse de l'alcool pour savoir ou j'en suis, si je vis mal ma cinquantaine (ce qui est sur c'est que de manière surprenante j'ai été très perturbé par la ménopause de mon épouse, comme la fin d'une époque). Pourquoi je témoigne, 1- Pour donner le message de ne jamais retoucher à l'alcool même après dix années. La dégringolade et très rapide et moi qui pensait pouvoir contrôler (stop au tabac et à l'alcool sans aide thérapeutique) je me trouve bien ridicule, et si ce n'était que cela. 2- J'ai réussi à compliquer une étape de ma vie, je n'ai gagné que cela, avec la condamnation sociale qui découlera du moindre dérapage. Je n'ose même pas penser au mal que je fais ou peux faire. Oui, j'ai peur, chaque jour tout peut arriver, je ne peux pas voir, cela ne me correspond pas, cela ne peut donc être moi. Et pourtant. Cette façon de présenter c'est la manière qui me permet de ne pas me reconnaitre en celui qui prend le risque de causer un accident. 3- je témoigne enfin pour une troisième raison, j'ai besoin de parler, je n'ai pas pu m'inscrire sur le site de tchat qui est apparament saturé. Il me fallait écrire, dire un petit peu de ce qui est moi, mes justifications peut etre mais aussi mes torts et réaliser l'impasse ou je suis. pour finir, mon programme est d'arréter totalement vendredi (accord avec mon alcoologue, car j'ai des journées complexes à gérer entre temps, avec des tentations) inutile donc de prendre des risques d'echecs dès les premiers jours. Ce programme n'est pas le premier; trois echecs avec alcoologue et cinq ou six tout seul sur les quatre à cinq derniers mois. Merci pour votre écoute. "

alice (28 ans) - Nationalité France - 29 juillet 2020 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Bonjour, j'ai 28 ans, et j'ai commencé à boire quand j'avais 18 ans. toute ma vie j'été dans les excès tout ce que je fais je le fait avec amour et passion et malheureusement je bois avec passion. J'ai toujours voulu être libre... mais je viens de comprendre que je ne le suis plus depuis plus de 10 ans maintenant, mon premier mariage est parti en vrille à cause de l'alcool je ne l'aimais pas donc je me soûlais tout les soirs, il ne voulais plus de mon alcoolisme et moi je ne voulais plus de son amour. je me suis très vite remariée , cette fois par amour mais j'ai l'impression d'aimer toujours l'alcool plus car lui au moins m'aime et est toujours la. présent simple des fois pas très cher, en terrasse ou à la maison dans des bistrot ou dans un parc. Mais voila, s'en ai trop et à 28 ans, je suis toujours belle et attirante , mais ma santé se détériore, et les lendemain matins je suis au bord de l'agonie (vraiment). mon Mari ne supporte plus mon alcoolisme même si lui aussi boit souvent mais il sait s’arrêter. PAS MOI si je commence il faut que j'atteigne le K O. sinon je deviens folle et très en colère, je peux me mettre en danger pour aller en rechercher, s'ajoute à cela mon travail, que je ne veux absolument pas perdre et qui m'ai vital. je suis perdu entre la vie parfaite que je m'imagine et que j'ai : un mari fou amoureux de moi, des parents extraordinaires qui comprenne mon pb même si notre religion je l'accepte pas et un travail au dela de mes attentes, mais voila, je me trouve intelligente capable de touts surmonter alors que c'est faux et j'en suis consciente. j'ai besoin de boire, soit la vodka dans le sac, soit la pinte en sortant qui se transforme en 5 ou 6 (voir plus les week end) et ca finit toujours mal. je veux être la femme parfaite et je le suis quand je ne bois pas. Et une fois je commence à boire je me dit que c'est ce que j'aime et que personne ne m’enlèvera ou m'interdira cette état. et pourtant le lendemain je vomis je ne peux pas bouger, je ne sors pas et passe mon week end au lit incapable de m'alimenter. je prend la décision d’arrêter mais 2 jours après dès que je me sens mieux rebelote. je suis fatigué c'est une drogue dur, car elle est partout... accessible et destructrice (à 28 ans je commence à avoir une très mauvaise mémoire) j'ai trop écrit je sais mais j'ai très mal aussi... je ne sais pas comment m'en sortir mais je sais que je trouverai en moi la force. Pour tout ceux qui me lirons, courage ! pensez à ce message et dite vous su'une jeune filles de 28 ans mariée et stable avec une très bonne situation va finir par se détruire a cause de cette addiction. je m'en rend compte mais je n'arrive pas à décrocher j'irais voir un medecin et j'esper qu'il m'aidera. ne vous detruisez pas ... pensez au lendemain je le ferais... "

thonydu34 (35 ans) - Nationalité France - 11 mai 2016 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Bonjour, je suis alcoolique depuis maintenant 15 années. Au début et puis pendant pas mal de temps, je ne buvais que le soir, et une bouteille de rouge ou de rosé me suffisait. Puis, à cause d'un mal être du à mon travail, les doses ont changées, j'ai commencé à boire la journée, sur mon lieu de travail, avant meme d'aller au taf, je buvais une voir deux bières 8.6. Ce qui m'a d'ailleurs valu de perdre mon emploi (c'est un mal pour un bien..), et aussi de prendre conscience de mon alcoolisme et de la trop grande place que la boisson à dans ma vie. ((quatre à six bières fortes par jour et parfois plus) J'ai donc vu une addictologue, j'ai pu parler de ça, ainsi que de mes autres addictions. Nous avons mis en place un traitement, mais qui n'a pas marché (crises d'angoisse et d'anxiété insupportables), mais par contre le dialogue avec les infirmiers m'a beaucoup aidé quant à la façon de me voir et aussi sur le cheminement psychologique à avoir. Aujourd'hui, après plusieurs échecs, mais une réelle volonté, j'ai donc décidé de voir mon médecin pour qu'il me prescrive un anxiolytique et pour etre suivi de plus prêt. Car pour moi le manque se traduit par des grosses périodes d'anxiété. Je croise les doigt pour que cela marche, c'est mon premier jour d'abstinence. "
Catégories associées:

Anonyme (43 ans) - Nationalité suisse - 11 août 2021 - Partager sur: Facebook - Twitter
"Bonsoir, j'ai 43 ans. Ma vie a été jusqu'il y a 3 ans un désastre familiale et relationnel à tout points de vu. Depuis j'ai rencontrer l'homme de ma vie, eu un enfant merveilleux et pourtant je ne peux pas me résonner lorsque je rentre chaque soir je pense qu'a une seule chose "l'apéro". Je fais à manger à mon fils, les enfants de mon mari et de façon compulsive je bois, je bois...Je ne suis jamais totalement ivre mais toujours fatiguée, irritée et jamais à 100% dans mes tâches quotidienne et mon boulot. Je réalise aujourd'hui que si cela dure comme ça je vais tout foutre en l'air et ça me rend profondément triste. J'ai décidé de me prendre en main, rencontrer une spécialiste et arrêter de boire puisque je ne suis pas capable de boire modérément. J'ai très peur de l'échec, voilà pourquoi ce soir j'écris. Je suis tétaniser à l'idée de vivre sans boire, de sortir sans boire et de n'avoir plus de refuge."
Catégories associées:

Voir les témoignages suivants