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Melissa (27 ans) - Nationalité suisse - le 04 Septembre 2017

"Il y a moins d'une année, j'ai trouvé mon appartement, à moi l'indépendance, moi qui vivait avec mes parents. J'étais très contente au début, je vivais seule, je faisais ce que je voulais. Mais c'est à ce moment là que j'ai voulu tuer cette solitude dont je n'avais pas l'habitude. Au début c'était très soft, je voyais des amis le weekend, et petit à petit, je les voyais la semaine, et ensuite, comme certains de mes amis me reprochaient ma consommation, j'ai commencé à voir des hommes. Un homme différent presque tous les soirs, je buvais avec et..généralement je ne m'en souvenais pas le lendemain. Un an presque est passé avec ces excès en tous genres, je croyais en avoir terminé, mais malheureusement je me suis faite licenciée il y a quelques semaines, et...l'abus d'alcool est revenu. Je n'ai jamais vraiment arrêté de boire, mais j'avais fait un peu plus attention, à boire que le weekend, pas la semaine. Finalement je me demande si ce n'est pas pire...Je bois que le weekend, mais je fais n'importe quoi. Si j'ai réussi à arrêter de coucher avec des inconnus, je n'ai pas arrêter de boire. Je suis violente envers mes amis. J'ai étranglé ma meilleure amie l'autre soir...Le pire c'est qu'elle ne m'en veut même pas. Je ne sais pas comment m'en sortir, j'ai peur de mal finir et de ne plus pouvoir m'en sortir. En lisant vos témoignages j'ai vite réalisé que je n'étais pas seule dans ma situation. J'espère avoir la force de certains et m'en sortir le plus vite possible. Merci pour votre lecture :)"


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Anonyme (35 ans) - Nationalité Francaise - le 27 Août 2017

"Bonsoir, Je m'appelle Sylvain, j'ai 35ans et je vis depuis maintenant presque 8ans avec une femme alcoolique. J'ai découvert qu'elle avait un problème avec l'alcool au début de notre relation mais étant moi même fêtard je ne voyais la gravité de la situation. Puis nous avons emménagé ensemble et les insultes et le mauvais sont arrivés.J'ai réussi à l'emmener voir un médecin et l'espoir est revenu. Mais très vite, il s'est envolé, rien n'y fessait elle buvait toujours autant et quotidiennement. Nous en sommes déjà venu aux mains, pourtant je vous assure j'aime ma femme plus que tout mais quand vous avez une personne qui vous insulte pendant plusieurs heures, les files se touchent et le petage de câble arrive. Je vous rassure rien de grave mais étant quelqu'un de principe je ne pensais jamais en arriver là. Le temps est passé et son alcoolisme est resté et j'ai appris à vivre avec tout en réussissant à lui faire ouvrir les yeux pendant ses moments de sobriété, les médecins, traitement ce sont succédés avec plus ou moins de succès, mais l'alcool revient et gagne à chaque fois. Aujourd'hui nous avons une petite fille, la prunelle de mes yeux et je pensais que cette merveille ferait changer les choses.Ma femme ce sait alcoolique, veux guérir mais n'y arrive pas et rien n'y fait les services hospitalier, les psychiatres,psychothérapeute ect... Je vous écris ce soir à 23h05 car depuis 5 jours c'est l'enfer elle boit plus d'une bouteille tout les soirs et c'est insulte à répétition et ce soir encore pire. Je l'aime vraiment énormément, je n'ai pas envi de la laisser dans sa galère mais je pense à ma fille aussi et un peu à moi même si n'ai pas la priorité à mes yeux. Je ne demande pas forcément de conseil mais je me sent seul face à cette situation et sa commence à peser sur mes épaules. "


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Anonyme (42 ans) - Nationalité française - le 27 Août 2017

"J'ai du mal à savoir quand a commencé ma dépendance à l'alcool. Ma première cuite je l'ai connu à 14 ans, de quoi me dégoûter pendant quelques années. Puis, vers 17 ans, les soirées entre potes, tout le monde consommait, alors moi aussi. Ça me décoinçait, ça me libérait d'un poids, les contacts étaient plus simples, j'avais plus d'assurance. L'alcool s'est installé insidieusement. J'attendais le weekend end avec impatience car le weekend end, il y avait des occasions de boire. C'est le premier truc que je faisais, deux ou trois verres le vendredi soir, pour décompresser. Chaque fête, chaque réunion de famille, chaque sortie devenait l'occasion de boire un verre, souvent plus, des fois jusqu'à l'excès. Ce fut quelque part une chance, mon estomac et mon foie supportaient mal l'alcool. J'étais malade et cela marquait la fin de la beuverie. J'ai eu cette consommation "mondaine" jusque vers l’âge de 27 ans sans que cela ne me pose plus de problème que ça. Certes, j'avais souvent des gueules de bois mais aucune culpabilité quant à ma consommation. A 27 ans, je me suis mis en couple avec celle qui est aujourd'hui mon épouse. C'est elle qui fut la première à me faire remarquer ma consommation excessive. Elle me reprochait d'avoir bu à en être malade, cela arrivait deux ou trois fois par an, ou simplement d'avoir trop bu pour conduire. Pour la première fois, je ressentais (un peu) de la culpabilité à boire et m'interrogeais sur mon rapport à l'alcool. Ma compagne a eu une mutation durant cette période-là, mutation qui l'obligeait à partir durant la semaine et ne rentrer que le weekend end. Cette situation a duré deux ans. Malheureusement je n'y ai vu que l'opportunité de boire à volonté sans que l'on m'en fasse le reproche. En semaine, j'avais moins d'occasion de boire avec des amis, qu'importe, j'ai commencé à boire seul. J'aimais, et j'aime toujours cette sensation d'ivresse, de légèreté, d'insouciance que procure l'alcool. C'était presque mieux seul car je profitais pleinement des effets de la boisson. J'ai commencé à avoir une double vie, j'achetais des bouteilles la semaine que je jetais avant le retour de mon épouse et je consommais les fins de semaine comme je le faisais avant. Mais ces mensonges n'ont fait qu’accroître ma culpabilité vis à vis de l'alcool, culpabilité que je soignais avec plus d'alcool. Je pensais que je maîtrisais ma consommation, j'étais maître de mon plaisir. Mon épouse est revenu travailler dans la même région que moi mais ça n'a rien changé, je devais simplement être plus prudent et mieux cacher mes dérapages (c'est ainsi que je considérais les choses à l'époque) A la naissance de notre premier enfant (j'avais 30 ans) je me suis dit, maintenant c'est fini. J'ai des responsabilités, je ne peux plus me permettre. Mais j'ai continué. Peu à peu je me suis mis à boire tous les jours, au moins un verre. Je me suis "inventé" une passion pour le vin, la bière, le whisky. Lorsque je rentrais du boulot le soir, la grande question était "qu'est-ce que je pourrais boire?" Et parfois j'achetais une bouteille de vin que je partageais avec mon épouse (en fait, elle buvait un verre et je m'occupais du reste de la bouteille), parfois je prenais un apéritif seul (officiellement, je dégustais un nouveau whisky ou une nouvelle bière artisanale). De temps à autre, je commençais la journée en buvant un verre. La naissance de notre second fils n'a rien changé, j'avais une bonne descente, tout le monde le savait. Quant à mes extra, j'étais passé expert dans l'art de la dissimulation. Je me suis même mis à boire du pastis sans eau, pendant que ma femme était dans le salon, je filais à la cuisine et hop, une gorgée à même le goulot, puis une seconde pour faire bonne mesure. En 2013, j'avais 38 ans, j'ai fait une dépression et là, je me suis littéralement noyé dans la bouteille. Tous les jours, c'était au moins un flasque de rhum qui venait s'ajouter à ma consommation quotidienne. Les weekends j'étais en permanence alcoolisé. Ajoutez à cela les médicaments et vous imaginerez alors mon état. Intellectuellement, psychologiquement, j'étais une ruine. Je cherchais mes mots sans pouvoir les trouver, j'avais un comportement ridicule voire grossier en société, je devenais agressif avec mes proches. J'achetais de l'alcool que je consommais dans la rue, je trouvais un coin discret et hop. Pendant quelques mois, j'ai complètement perdu pied, enfin j'ai fini de perdre pied parce que ça avait commencé bien avant. Je me suis dégoûté, je n'arrivais plus à me supporter....et donc je buvais toujours plus pour "m'aider". En 2015, plusieurs événements m'ont amené, non plus simplement culpabilisé, mais à me remettre profondément en cause. J’ai fait une chute parce que j'étais alcoolisé, je me suis fracturé une côte, j'ai pris des colères contre mes enfants en dépassant largement la mesure, ma femme m'a parlé de divorce car j'étais devenu invivable. Alors, avec une évidence que je n'avais jamais connu jusque-là je me suis dit que ça ne pouvait pas continuer comme ça, je ne pouvais pas continuer comme ça, j'allais tout perdre: femme, enfant,.... Pour la première fois depuis l’âge de mes 17 ans, ma consommation d'alcool est allée en diminuant. Au début l'amélioration fut timide mais elle était réelle. Ma vie de couple s'est améliorée, j'étais plus patient et plus attentif avec mes enfants. Il y avait encore des incidents, trop nombreux, mais je sentais que je commençais à reprendre le contrôle. Cette année-là, j'ai commencé à faire du sport moi qui n'avais jamais été sportif! Je me suis fixé des objectifs, modestes, et j'ai vu que j'étais capable de les atteindre. Le sport m'a aussi permis de perdre du poids, j'étais moins bouffi et je m'affinais. La perception que j'avais de moi changeait. Désormais je faisais attention à ma consommation, non pas pour épargner les autres ou par culpabilité vis à vis d'eux, mais parce que l'alcool était devenu un obstacle à mes projets. Reste que je consommais encore trop et sans toujours me maîtriser. Il y a 18 mois de ça, j'ai affirmé haut et fort que j'arrêtais pour un temps afin de me concentrer sur le sport et pour faire un régime. Ce n'était pas toute la vérité, je venais de comprendre, enfin d'admettre, que les effets négatifs de l'alcool l’emportaient sur le plaisir qu'il procurait. En fait d'arrêt, j'ai réduit drastiquement ma consommation, une bière le vendredi soir, un peu plus lorsque j'étais en vacances. Mais ma consommation devenait raisonnable faute d'être pleinement maîtrisée. Au bout de quelques mois, j'ai relâché la discipline, je m'étais prouvé que je pouvais vivre sans beaucoup d'alcool si je le voulais. J'ai recommencé à boire pendant les repas de famille, sans excès mais quand même. Puis j'ai recommencé à boire en semaine, une bière de temps en temps mais quand même. Puis j'ai recommencé à m'acheter des bouteilles d'alcool en cachette et j'ai repris ma consommation solitaire. Certes, je n'en suis pas revenu au point de départ mais je voyais bien que je n'en avais pas fini avec l'alcool. L'envie était là, le premier verre servait à me désinhiber et le reste suivait. De nouveau, je me suis montré agressif et désagréable. Toutefois, il n'y a pas de retour en arrière possible. Je sais désormais que le problème, c'est l'alcool et mon incapacité à gérer une consommation raisonnable et je sais que je peux m'en passer. Il y a un mois et demi de ça, j'ai décidé d'arrêter de boire. Depuis, je n'ai pas bu une goutte. Je me sens mieux physiquement et psychologiquement. Bien sûr, l'envie est toujours là, surtout quand je suis seul ou sans occupation mais je garde le contrôle. Je sais bien que l'histoire n'est pas fini (le sera-t-elle un jour?) mais je veux être autre chose que ce que j'ai été pendant des années. Ce qui est le plus difficile, c'est de ne pouvoir en parler à personne. Jamais je n'ai reconnu ma dépendance à l'alcool devant quelqu'un. Si j'en parlais à mon épouse, je doute qu'elle se montre compréhensive. C'est parfois pesant, surtout lorsque l'envie vous tenaille. Avoir quelqu'un qui vous comprend dans votre rapport avec l'alcool, qui vous rappelle les efforts fournis et vos victoires, qui vous aide à prendre du recul. "


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zoulou25 (58 ans) - Nationalité francaise - le 16 Août 2017

"Bonjour, c'est aujourd'hui mon 4 eme jour de sevrage... Avec 5 bouteilles de whisky par semaine, le corps dit stop.Je n'ai pas consulté car je pense que ce problème est personnel et qu'il appartient à chacun de réagir j'ai fréquenté les AA pendant un an et puis j'ai arrêté, pensant être guéri !!! grave erreur,je sais que ,seule,l'abstinence permet de s'en sortir. je bois depuis l,adolescence et je trouvais ca normal. Apres m’être fait arrêter plusieurs fois sur la route j'ai perdu mon permis et mon travail ensuite ma femme a demande le divorce ... Ma santé en a pris un coup aussi Joli bilan !!! je suis sorti du déni il y a 3 ans seulement mais pas facile de s'en sortir les statistiques sont pas favorables ... tant qu'il y a de la vie ..."


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chris (43 ans) - Nationalité Belge - le 04 Août 2017

"Bonjour à tous. je suis touché par vos témoignages. J'ai commencé à boire a 20 ans. Le sport a été le départ. Je buvais après tous les entraînements et le week-end. Maintenant toutes les occasions sont bonnes pour boire un verre et quand il n'y a pas d'occasions je bois en cachette. Ce qui me fait le plus mal avec l'alcool c'est l'idée de perdre la femme que j'aime et de passer pour un alcoolo aux yeux des enfants. Le plus regrettable est que les 3 périodes de 6 mois ou j'ai arrêté de boire ont été les meilleures périodes de ma vie. J'ai l'impression que si je ne bois pas que je ne vais pas être bien, alors que c'est tout l'inverse. Je travaille jusque 17 heures et la première chose à laquelle je pense c'est de boire un verre tout de suite après. j'arrive plus ou moins à modérer la semaine mais une fois par semaine je suis explosé. Pourtant, ma femme me prévient que si je continue de la sorte je finirais par me retrouver seul. Le lendemain d'une bonne cuite je culpabilise. J'ai très peur de perdre ma femme et les enfants mais par moment c'est plus fort que moi, il faut je boive une bière ou 2 ou 3 avant quelle ne rentre du boulot. Il n'y a qu'une solution, ARRETER! mais c'est pas facile du tout. merci encore pour vos témoignages."


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