Témoignages

Les derniers témoignages
Anonyme (47 ans) - Nationalité française - le 04 Mars 2019
"Bonjour, cela fait maintenant plus de trois ans et demie que j'ai arrêté l' alcool. Suivi psychologiquement mais sans aide de médicament, le "sevrage" s'est fait assez facilement. Les 3 premiers mois ont quand même étaient un peu tendu mais pas trop. J'ai été assez étonné, sur le moment, de la relative facilité à arrêter la boisson. J'avais surtout tendance à boire tout seul, chez moi, dans la cuisine quand je faisais les repas (ce qui me permettait de me cacher pour consommer sans que mes enfants & ma femme me voient...). La difficulté que j'ai, c'est lors des festivités. Qu'il s'agisse d’anniversaire, de barbecue, de soirées (fin d' année,etc...) je me retrouve à regarder les autres s'amuser. Quand j 'exprime ce mal-être autour de moi, les réponses apportées (par des personnes qui consomment...) est qu'il suffit de faire du sport, de la méditation,etc... ...c'est plus facile à dire qu'à faire. je fais du sport, de la méditation mais quand je vais à une fête & que je vois "les autres" boire & s'amuser alors que je n'arrive pas à m'amuser aussi...je rentre démoralisé. Vivre sans consommer est relativement facile pour moi mais trouver du plaisir sans être désinhiber...ça reste compliqué. Le plus dur, c'est quand je me dis que je ne boirais plus du tout dans la vie... ...et que pour l'instant je n'arrive pas à "m’enivrer" d' autre chose... ...cela fait plus de 3 ans que je suis sur un océan sans vagues avec comme paysage qu'une ligne d'horizon... Tout seul sur mon radeau j 'espère trouver un jour une île qui me permettra de me dire que j'ai fait le bon choix... ...mais pour l'instant, c'est pas gagné. "
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Jea (49 ans) - Nationalité Français - le 11 Février 2019
"Bjr j'ai pris la décision d arrêter de boire.cela fait une bonne dizaine d'années que je bois pas régulièrement mais quand je bois j y vais fort.ca n à pas été facile car je me trouvais des excuses. C est que depuis 2ans ça va pas fort.jai été mis en invalidité 2016 j'ai quitté mon logement pour vivre chez ma mère,2017en janvier manque de chance elle a été hospitalisé puis mis en maison de retraite en avril j'ai fait un dossier de surendettement pour elle et la banque de France à décidé de mettre la maison en vente je vais donc être expulsé et en janvier 2019 ai appris que ma mère avait une tumeur au poumon et compte tenu de santé il n'y a rien à faire c est dur mais je m accroché la vie est pleine d épreuve"
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Renaissance (35 ans) - Nationalité suisse - le 14 Janvier 2019
"Bonjour à tous, 1 an aujourd'hui que j'ai arrêté de boire et la certitude que je ne boirai plus jamais. Ce témoignage j'aurai pu l'écrire il y a un an mais je ne sais si on m'aurait pris au sérieux...Je le laisse pour peut-être donner de l'espoir à quelqu'un qui n'en a plus. Lorsqu'on a envie d'arrêter de boire, on croit tellement peu en nous, on lit tellement de témoignages de rechutes que parfois des messages de réussite et de foi font du bien. J'ai commencé à boire ado, avec mes amies pour m'amuser. La consommation augmentant au fil des soirées. Puis j'ai pris une année sabbatique à mes 19 ans et je pense que ça été LE mauvais tournant de ma vie. J'ai commencé à boire tous les jours, à tenir l'alcool de mieux en mieux, à devenir de plus en plus agressive. Puis ensuite j'ai commencé à boire seule. Au final, je me suis retrouvée à 34 ans à boire tous les jours pour tout et pour rien. Je buvais si j'étais triste, si j'étais nerveuse, si j'étais contente, si j'étais stressée, pour me détendre, pour m'amuser...pour tout et en toutes occasions. Je savais depuis des années que j'avais un problème avec l'alcool et chaque matin je me disais qu’aujourd’hui je n'irai pas acheter de bouteilles et chaque soir je me retrouvais à descendre ma bouteille de rosé et mon litre de bière!!! Le week-end je ne comptais même plus les litres d'alcool ingéré...j'oubliais des parties de soirée (vive les dégâts neurologique que fait cette merde), je disais n'importe quoi, je pouvais me montrer agressive, violente et je me réveillais honteuse...alors pour oublier tout ça...je buvais! Puis, j'ai rencontré quelqu'un, quelqu'un qui buvait très peu, quelqu'un de bien, de gentil, de stable. Et j'ai tout foiré, je m'en prenais à lui sans raison, allant même jusqu'à le gifler. Il a décidé de déménager alors j'ai promis d'arrêter...mais j'ai continué en cachette et il m'a quitté. Et là, le déclic. J'avais choisi l'alcool plutôt que ma famille! Mais qui fait ça? C'est quoi mon problème? J'ai juré de tout arrêter, il ne me croyait plus vraiment...forcément. Alors j'ai cru pour deux. J'ai commencé à regarder des vidéos de développement personnel, je ne me suis laissé à aucun moment le droit de douter, ou d'avoir peur. Peur. Oui car j'avais peur. Pas peur d'échouer mais peur de réussir...car réussir ça voulait dire fini mon petit verre le soir après une journée de travail (ah non c'est pas un petit verre avec moi c'est minimum la bouteille!), fini le petit spritz en terrasse (ah ouais non je m’en descends trois moi! et je continue à la maison), fini les soirées sympas en boîte (sympas? quand tu racontes que des conneries, que tu tombes par terre, que le lendemain ton corps est malade tellement tu le détruits). J'ai compris que l'alcool n'était que de la merde! J'ai compris que quand je buvais ben j'étais que de la merde. Alors j'ai arrêté d'avoir peur de l'inconnu et j'ai pris ça comme une renaissance. Si je n'étais plus la bourrée de service cela voulait dire que je pouvais être exactement qui je veux. Et voilà un an que je m'efforce de devenir celle que j'ai toujours voulu être et je me débrouille pas mal hihi! Le chemin jusqu'au déclic fût long et semé d'échecs. Mais quand enfin mon cœur et mon esprit furent prêts, tout a été facile, Je n'ai jamais voulu reprendre un verre, je préfère la mort à ça. Les gens qui boivent ne me dérangent même pas, je les trouve drôles quand ils sont un peu pompettes (état que je n'ai jamais connu, moi je finissais toujours piteusement ivre), puis quand certains boient trop je m'en vais car je me revois en eux et ça me fait de la peine de les voir ainsi. Les premiers jours sans alcool sont durs physiquement parlant mais j'ai accueilli ce sevrage les bras ouverts car c'était le poison qui sortait de mon corps. Quelques mois plus tard j'ai d’ailleurs aussi arrêté la cigarette. Je mange mieux. J'ai plus d'énergie. Je suis devenue meilleure, je consacre plus de temps aux gens que j'aime et à mon travail, je suis beaucoup moins nerveuse. Les premiers mois je suis allée voir un médecin et ça m'a fait beaucoup de bien mais je n'en ressens plus le besoin aujourd’hui. Il a toujours été étonné de "la facilité" avec laquelle je vivais cette abstinence mais c'est car ce n’est pas une abstinence car je ne prive de rien de bon, je me libère d'un poison. Je suis enfin heureuse. Ah! et mon compagnon a fini par revenir ;-) ! Ma foi en moi a déteint sur lui hihihi! Bien sur qu'il y a des moments difficiles dans la vie, je viens tout juste de faire une grossesse extra-utérine durant les fêtes. En temps "normal" j'aurai plongé dans l'alcool pour soit- disant m'en remettre mais là non. Je pleure. Je pleure car c'est ce qu'on fait quand on a mal, on accepte cette souffrance au lieu de vouloir l'étouffer. On accepte de ne pas être bien tous les jours, on accepte nos émotions et on les vit. Je crois enfin en moi et en la vie, le bonheur est un état d'esprit, peut-être aurais-je l'immense joie d'avoir un deuxième enfant, peut-être pas, ce n'est pas entre mes mains. Mais rien au monde ne me fera replonger dans l’alcool...ça c'est dans mes propres mains! Je finirai avec ce poème de Nelson Mandela: Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : « qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux, merveilleux ? » En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.” Je vous souhaite d'étouffer toutes vos peurs, de vous libérer de ce poison, d’accueillir la vie! Le bonheur est juste là, pas loin, croyez-moi sur parole, vous pouvez tous le faire, votre vie sera différente et c’est pour cela qu’elle sera meilleure!"
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Anonyme (23 ans) - Nationalité Canada - le 12 Décembre 2018
"Bonjour à tous , Je suis venu aujourd'hui chercher des réponses a mes questionnement ... Depuis jeune j'ai commencé a boire , j'ai eu de nombreux coma éthillique , perte de conscience , j'ai été méchante envers ma famille/amis , gens que j'aimais lorsque j'avais trop consommé , lors de la fête d'une amie vendredi dernier nous sommes sortient dans les bars , cela fesait bien longtemps que je n'avais pas eu de remords après avoir consommé , étant confiante je me croyais capable de boire resonnablement , mais vite j'ai perdue le controle et bu tout ce que j'ai été capable de boire , mes amies mon raconté que j'embrassais presque tout le monde dans le bar cette soirée la ... le problème c'est que j'ai un copain depuis 2 ans déja et je lui en ai fait voir de toute les couleurs en étant en état d'ébriété ( coups au visage , insultes , infidélité ( sans coucher ailleurs mais tout de meme .. ca aurait pu arriver ) Du coup , après lui avoir raconté ce qui était arrivé il est dévasté ... brisé , et n'a plus confiance en moi , c'est ce que je retoudais qui arrive un jour , j'appréhendais ce moment et ce n'est pas la premiere fois que j'essaie d'arreter de boire mais j'ai 23 ans et l'alcool est partout autour de moi , mes amies me disent que si je le fais pour mon copain ca ne fonctionnera pas , mais j'ai bien peur de n'avoir le choix car je l'aime de tout coeur et c'est une personne très importante dans ma vie , j'ai l'impression de ne pas avoir le choix , je ne veux pas attendre d'avoir tout perdu , et d'etre au fond du baril pour réaliser ce qui m'arrive ...... Je n'arrive pas a m'éclairer ? suis-je alcoolique ? Est-il possible d'arreter de boire sans etre certain que c'est ce que l'on veut vraiment ? Je veux eviter le pire avant qu'il soit trop tard ...c'est la raison pour laquelle j'aimerais arreter , mon copain est merveilleux et a décidé de me laisser une chance , jai peur de l'echec comme j'ai fais a chaques fois ... peur d'abuser de sa gentillesse et que dautres situation se reproduisent ..... j'ai peur de moi même finalement ...... es ce que quelqu'un peut m'aider? je me sens seule et je n'arrive pas a mettre le doight sur la solution et a etre éclairé ... merci d'avance "
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Anonyme (31 ans) - Nationalité Suisse - le 14 Novembre 2018
"Bonsoir tous! Je voulais graver un peu de mon vécu pour le partager et ne pas oublier... Mon histoire avec l'alcool a commencé à l'adolescence. Grosse fêtarde, j'étais toujours partante. Je ne m'entendais pas beaucoup avec les filles, j'étais surtout avec des garçons donc, j'ai pas fait de chichi et comme eux, j'éclusé! J'ai tout de même toujours su ne pas boire, celà dépendait d'avec qui j'étais. Puis, faisant de la musique, j'ai rencontré beaucoup de monde pour qui l'alcool faisait partie intégrante de la vie et... j'ai suivi! Puis j'ai rencontré mon mari avec qui je n'ai jamais été agréable en étant ivre. J'ai eu mon premier fils à 21ans. Je pensais que ça me calmerait, erreur... je ne buvais que le week-end et jamais seule mais avec des amis gros buveurs comme les miens, pas besoin d'ennemis! Puis 3 ans plus tard, j'ai eu mon 2ème fils. Accouchement par césarienne traumatisant... j'ai passé 2 ans dans le noir, pleurant des heures et dormant peu tout en faisant mon maximum pour tenir la barre. Là, l'alcool a repointé le bout de son nez. Je buvais pour extérioriser mon malaise, mes peurs, ma colère et ces débordements émotionnels me permettaient d'être tranquille jusqu'à la semaine suivante. C'était le seul moment que j'accordais à mes émotions négatives. C'était un mode de survie. Puis le traumatisme a commencé à passer, l'alcool non. Il prenait de plus en plus de place. Je me suis rendue compte très vite du problème, je le savais même déjà avant la naissance de mon 2ème fils pour être honnête. Pendant 4 ans, j'ai suivi diverses thérapies, hypnose et kinésiologie mais en continuant à consommer avec des périodes d'abstinence de quelques semaines maximum. Tout celà m'a permis de comprendre les bases de mon comportement alcoolique (peur de l'abandon et de la solitude, manque de confiance dans les hommes, liens avec ma mère alcoolique, etc). Depuis quelques temps, libérée de tous ces sacs, ma consommation a diminué. Et depuis quelques semaines, je n'en ai plus envie du tout, je ne ressens aucune frustration, que du dégoût, malgré les bières qui trainent dans le frigo depuis la dernière fois où nous avons eu des invités à la maison il y a 3 semaines. Les gens peuvent boire autour de moi sans que j'aie l'envie de faire de même. En les voyant, ça me rappelle juste à quelle point on peut être pitoyable, larmoyant ou grotesque avec un verre, même petit, dans le nez... J'ai soigné les causes de l'alcool et ai pu m'en débarrasser. Je tiens à remercier mon mari qui a toujours fait son maximum pour me comprendre, qui m'a laissé me planter sans jugement et qui m'a toujours aidé à me relever et mes enfants qui m'ont donné le courage d'affronter mes démons et de les battre. Courage, la vie n'est pas un long fleuve tranquille mais elle vaut la peine de se battre et de s'aimer"
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